Nouvelle Zélande – Rotorua

Nous voilà donc partis pour Rotorua sur des routes assez sinueuses. Les autoroutes n’existent quasiment pas en Nouvelle Zélande. Ce sont des routes deux fois une voie limitée à 100 km/h dans tout le pays. Parfois une vitesse supplémentaire est indiquée sur un passage dangereux, mais cela semble plus être une vitesse conseillée qu’obligatoire.

Dans la péninsule de Coromandel il y avait beaucoup de ruches disposées dans les champs. La Nouvelle-Zélande est un gros producteur et consommateur de miel, à la grande joie de Sylvain qui en raffole !

On y trouve aussi des kauris, des arbres géants, très anciens appelés seigneurs des forêts. Ils peuvent atteindre 60 m de haut et des âges canoniques, ils ne poussent qu’au nord de Rotorua. Il ne resterait aujourd’hui que 2% des forêts de kauris, très largement exploitées par les colons européens. Dans une forêt du Nord de l’île, on trouve le kauri le plus vieux du monde. Avec 51m de hauteur et 13,77m de circonférence il aurait environ 1200 ans et daterait donc de l’époque de Charlemagne. Ces arbres sont aujourd’hui très protégés.

Dans ces forêts on aperçoit beaucoup de fougères. Il en existe 189 espèces, rampantes ou arborescentes. La fougère argentée (silvern fern) avec le dessous des feuilles blanc est devenu l’emblème des All Blacks.

Sur la route, nous rencontrerons bien sur aussi beaucoup de moutons et de vaches par troupeaux énormes. Je n’avais jamais vu autant de vaches en une journée de toute ma vie !

En sortant de la péninsule nous avons croisé le sommet des pinnacles (759 m), chaine de moyennes montagnes.

Juste avant d’entrer dans Rotorua, nous nous sommes arrêtés à la ferme de l’Agrodome. Un complexe cumulant un spectacle de moutons et une visite de la ferme. J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à quelque chose d’aussi touristique mais la visite fût bien agréable malgré tout.

En voulant nourrir un mouton Soren, qui n’avait pas ouvert suffisamment sa main, s’est fait chiquer un doigt. Le pauvre mouton s’est bien fait gronder par notre jeune garçon 🙂

Dès la sortie de ce parc … Nous nous retrouvions de nouveau sous une pluie incessante … Nous aurait-elle suivie depuis Withianga ?

Ensuite nous avons repris la voiture pour nous rendre dans notre ‘holiday park’ pour découvrir notre 3e hébergement. Désolée, Sonia, nous avons omis de faire la visite filmée du lieu. Malgré tout, j’ai pris une photo des thermes que nous avions à disposition. Sylvain, Mamicha et moi en avons bien profité. Il était même parfois difficile de rentrer dans une eau si chaude !

Rotorua est une ville assise dans une zone extrêmement volcanique et active. Elle est bordée d’un lac de 10 km de diamètre, relativement peu profond, et né de l’explosion, 240 000 ans plus tôt, d’une chambre magmatique souterraine. Il règne dans la ville, de façon presque permanente, une singulière odeur de soufre (cad oeuf pourri !) Elle s’échappe des nombreux évents d’où des jets de boue brûlante peuvent jaillir à tout instant. Les manifestations géothermiques sont si fréquentes qu’on la surnomme Sulfur City (la ville du soufre)

La pluie ne semble pas vouloir nous préserver … Le jour suivant, nous avons fait quelques courses de ravitaillement en espérant que la pluie cesse quelque peu … En vain …

L’après-midi nous avons tout de même décidé de visiter le parc géothermal Te Puia, pluie ou pas pluie !

Sylvain fiévreux (bonne crève et vilaine otite) se reposait avec Celyan qui lui aussi faisait sa sieste.

Ce parc géothermal nous propose d’approcher au plus près de la culture maorie tout en apercevant quelques phénomènes géothermiques impressionnants. Nous verrons comment étaient organisés les villages maoris, comment ils tissaient leurs vêtements, sculptaient dans le bois, et même nous assisterons à un spectacle de danses et chants maoris. Puis nous nous sommes baladés … enfin non, que dis-je … Nous avons couru sous la pluie pendant 15 minutes pour apercevoir les merveilles géothermales (bassin de boue bouillonnante, geysers, bassins d’eau bleue turquoise, fumerolles, etc …) avant de rentrer nous sécher bien au chaud !

Les bassins de boue :

Les danses et chants Maoris :

Le geyser (Pohutu) … pas facile de distinguer le flot du monstre (il peut atteindre 33m de haut) de la brume, de la pluie et du ciel gris !!

Le lendemain matin, la pluie s’est un peu calmée et nous sommes allés voir le parc géothermal de Wai-o-Tapu (il y a énormément de parcs géothermaux dans la région). La visite débute par le geyser Lady knox, provoqué tous les jours à la même heure par une solution savonneuse sans impact sur l’environnement. L’histoire de ce site est amusante : Sur le parking où nous avions garé nos voitures, il y avait autrefois un camp de prisonniers. Ces prisonniers étaient chargés de planter des arbres. Tous les arbres du parc et une bonne partie de ceux plantés entre Rotorua et Taupo (à 40 km au sud)  le furent par ces prisonniers. Ils n’avaient pas accès à beaucoup de confort et ils avaient repéré les sources chaudes non loin de là. Un jour une poignée d’entre eux décida de venir laver leur vêtements dans ces sources d’eau chaude. Ils trempèrent leurs vêtements dans l’eau chaude, les retirèrent, frottèrent avec du savon et plongèrent de nouveau leurs habits dans ces sources. Quelle ne fut pas leur surprise de voir un geyser jaillir peu de temps après !!

La visite se poursuit par une balade fléchée de 75 minutes environ qui offre une belle variété de lacs, cavités, bains bouillonnants, terrasses de silice, le tout aux couleurs étonnantes …

 

Le geyser Lady Knox :

L’après-midi la pluie a repris de plus belle. Nous sommes montés par une télécabine (gondola) au sommet d’une colline jouxtant Rotorua et nous avons admiré le panorama sur la ville et le lac. Il est possible de descendre la colline par de petites luges lancées sur des pistes goudronnées. Nous avons tenté l’expérience en profitant de la seule petite accalmie de l’après-midi ! C’est assez rigolo mais pour ma part j’ai trouvé le système de freinage trop difficile pour mes petits bras alors je n’ai pas vraiment pu prendre de la vitesse. Elven qui était monté avec moi était déçu car son papa et Soren allaient plus vite ! A Queenstown où le même dispositif existe, Elven est monté avec Sylvain et Soren avec Papy. Tout le monde a adoré !! La remontée se fait par un télésiège.

Le panorama sur Rotorua et son lac :

Ce que nous avons particulièrement apprécié à Rotorua c’est le grand choix de fruits de toute sorte, autant de découvertes pour les petits : fraises, cerises, prunes, abricots, nectarines, etc …

Nous avons déjà aussi la jolie habitude de déguster une bouteille de vin néo-zélandais chaque jour. Et oui, il faut s’intéresser aux spécialités locales et ces bons petits vins se laissent bien boire ma foi 🙂

 

 

Une réponse sur “Nouvelle Zélande – Rotorua”

  1. Avant je regardais la chaine planète et j’étais à peu près sure d’être dépaysée. Maintenant je regarde la chaine « cailloutos » et là j’hallucine !!! des gens que je connais personnellement s’adonnent à des loisirs inhabituels. Non seulement ceux-ci parcourent des kilomètres en mode « tribu » mais n’ont peur de rien ! Le soufre ? l’arsenic ? les geysers ? et j’en passe … Bon c’est vrai les moutons, les vaches, les chiens, les lamas, les descentes en luge, ça compense ….. je me demande Solveig si tu n’as pas pris un tube de gouache pour nous faire un lac couleur « waouuuhh ». Bon je retourne sur ma chaine j’ai des trucs à voir !!!! bizzzzzzzzzzz

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