Pékin, la Chine redécouverte et l’hiver terrible

Je suis arrivée à Beijing (Pékin) le 06 janvier 2013 vers midi. J’avais décollé de Port-Vila à 15h la veille. Après 3h30 de vol, j’arrivais à Sydney où l’escale dura 3h. Puis 7h de vol m’amenèrent à Hong-Kong. Après 3h d’attente, un dernier avion mit 3h30 pour, enfin,  me déposer à Pékin. 3 avions … Presque un retour en France 😉

A chaque étape, les températures diminuaient pour finalement constater qu’à Pékin les températures tournaient autour de 0. A Port-Vila, quelqu’un m’avait dit qu’il y ferait -15°C, finalement c’était pas si pire 😉

L’aéroport de Pékin est grand. On doit d’abord prendre un train avant de récupérer ses bagages. Broussarde que je suis, je n’avais jamais vu ça. Et ma valise aussi, elle va prendre le train !!?? D’ailleurs ma valise est-t-elle bien à Pékin ? Il y a eu un souci à l’enregistrement de mes bagages à Port-Vila, rattrapé  à Sydney. Mais quand même, le doute persiste. Vaudrait mieux qu’elle soit là. Elle contient les uniques affaires d’hiver que je possède, plus d’autres affaires qu’une très gentille amie m’a prêtée (manteau, gants, et pulls) … Je ne voudrais pas me racheter des vêtements d’hiver qui ne me serviront presque pas. Je passe les douanes sans problème après une longue attente et me voilà de retour en Chine après 5 ans. En avril 2007, j’étais venue passé 13 jours pour le travail et j’avais détesté. Détesté le travail ? ça non, le travail je l’aimais bien. La ville n’avait pas de charme. Mais peut-on être exigeant au point de demander à une nouvelle ville industrielle de seulement 7 millions d’habitants d’être charmante ? … C’est un peu exagéré … Non ce que j’ai détesté, malheureusement c’est … le comportement des Chinois. Voilà c’est dit et je vais passer pour une xénophobe-raciste-intolérante. Les Chinois que j’ai vus à Ningbo parlaient très très fort, partout. Crachaient partout, même au bureau. Heureusement ils avaient appris à viser les nombreuses poubelles disposées dans les allées dans ce but. Poussaient tout le monde, tout le temps et ne respectaient pas les simples files d’attente. Voici une anecdote qui peut illustrer mes dires : Dans l’avion qui m’emmenait de Ningbo à Shangaï, j’étais assise près de l’allée, ceinture attachée, en attente du décollage. Un Chinois monte dans l’avion, et constate que sa place se trouve 2 sièges plus loin sur la même rangée, à côté du hublot. Que fait-il ? Sans réfléchir, il grimpe sur mes genoux pour atteindre son siège. J’étais évidemment choquée et le pauvre steward bien désolé. A la fin de mon séjour, j’avais envie de crier « J’existe » Tellement j’avais l’impression d’être ignorée, bousculée, malmenée dans tous les sens. Je me suis sentie moins seule dans cette analyse lorsque j’ai rencontré une amie qui m’a dit avoir étudié en France pendant des années la Chine et le chinois. Son diplôme en poche, elle s’envole vers la Chine pour y travailler plusieurs années. Et là, choc total face au comportement rude des chinois. Aujourd’hui il ne faut plus lui parler de la Chine. C’est sûrement un peu extrême comme analyse. Il y a bien sûr beaucoup de personnes qui aiment vivre en Chine, une fois habitué probablement … Bref ce retour en Chine ne m’enthousiasmait guère, surtout avec le froid ! Alors la question à laquelle cet article tentera de répondre est la suivante  : Ce voyage à Pékin fût-il aussi fourni en mauvais ressentis que le premier ?

Pour débuter, voici quelques clichés de mon voyage. Et là je suis culottée : La première photo que vous voyez, c’est des toilettes ! Mais cette photo est prise à Sydney et je me dois de respecter l’ordre chronologique 😉

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Ce qui me surprend au prime abord en atterrissant, c’est que la campagne de Pékin ne contient rien de vert. J’avais oublié comment un hiver rigoureux pouvait à ce point anéantir cette couleur du paysage. Je ne voyais plus que du gris et du marron, bien différent de mon île tropicale.

Je récupère ma valise 🙂 soulagée. J’en extrais deux manteaux que m’avait passés une amie et je les enfile tous les 2. Oui, je préfère prévoir trop que pas assez ! Après avoir retiré des Yuans non sans peine (le premier distributeur que j’ai essayé n’affichait que du chinois. Heureusement un gentil monsieur m’a sorti de ce mauvais pas et permis de récupérer ma carte – un premier bon point ;), je monte dans l’Airport Express Train pour rejoindre le centre-ville où se situe mon hôtel, un des 3 Novotel de la ville. ça c’est quand même une bonne nouvelle : l’école a choisi un très bon hôtel. Il est très bien situé : à deux stations de métro de l’endroit où aura lieu la formation et il est facile de rejoindre le centre de Pékin après un peu de métro.  Voici quelques photos du lieu :

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Dès l’après-midi, je ressors pour me rendre dans le centre commercial situé à 50 mètres de l’hôtel. Un vrai centre commercial comme on en trouve en France, avec beaucoup moins de monde (presque désert) et ouvert un dimanche. A Port-Vila toutes les boutiques ferment le samedi midi pour ne rouvrir que le lundi matin alors je suis étonnée de cette ouverture dominicale. C’était oublié qu’avant tout le Chinois est travailleur, ça, on ne peut pas en douter.

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J’en profite pour acheter des collants (pour les mettre sous mon jean), un bonnet et des gants chauds. Je rapporte aussi mon dîner afin de le partager en tête à tête avec mon gentil panda 😉 Dès le lendemain, je prends le métro pour la place Tian’anmen. Il me faudra 1 changement de ligne et 30 minutes de trajet pour y arriver. Ce métro pékinois est vraiment sympa : Neuf, moderne, bien expliqué, des annonces en anglais et en chinois … Un point surprenant : Tout sac est passé au scan à l’entrée, comme dans les aéroports.

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Pour accéder à la place Tian’anmen, il n’est pas possible de traverser une route et hop d’y entrer. Non, non, on se ferait repérer par les gardes de l’armée et refouler aussitôt. Il faut accéder à la place par un passage souterrain. Il en existe quelques uns à plusieurs endroits de la place. Dans ce passage souterrain, tous les sacs sont aussi scannés et vérifiés. À propos de la place Tian’anmen, notre ami Wiki nous dit : C’est une immense place rectangulaire, d’environ 880 m du nord au sud, et 500 m de l’est à l’ouest, couvrant une superficie de plus de 40 hectares, ce qui en fait la troisième plus grande place au monde. Pour le reste des explications je vous laisse aller voir Wiki  vous-mêmes. Voici les photos que j’y ai prises :

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A ce stade, je me suis dit que je n’allais pas tenir longtemps dehors : J’avais déjà perdu toute sensation dans mes orteils. Mais bravement, j’ai franchi « La porte de la Paix Céleste » et ai entamé le chemin menant vers la Cité Interdite en parcourant de longues cours. Après avoir acheté mon billet, je suis accostée par une chinoise qui me propose ses services de guide pour un prix très raisonnable. Je regarde autour de moi et je vois de jolis bâtiments mais si je souhaite que tout cela prenne vie, je vais avoir besoin d’aide. Dina, cette guide parlant un très bon anglais semble être prête à relever ce défi. Parfait, j’accepte. Cette visite s’annonce bien plus intéressante, soudainement. La Cité interdite s’étend sur 1000 mètres du nord au sud et sur 800 mètres d’ouest en est. Cela donne 72 hectares répartis en jardins et aussi 800 bâtiments et 9000 pièces. Il aurait fallu 14 ans de construction (de 1406 à 1420) avec 1 million d’ouvriers réduits à l’esclavage. La Cité interdite est restée interdite au peuple (sous peine de mort) pendant 500 ans et ce jusqu’au dernier empereur Puyi,  dont le film « Le dernier Empereur » raconte l’histoire. En 1912, l’armée pousse le jeune empereur à abdiquer, mettant fin à la dynastie Qing. La Cité interdite devient ensuite très vite un musée qui se visite.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet excellent site et ici.
A la suite de cette visite complète et passionnante de 2 heures, je traverse la route au nord pour entrer dans le parc Jingshan pour profiter du panorama qu’offre la haute colline artificielle de ce parc. La vue sur la cité interdite est superbe. Le Yin et le Yang sont très importants en Chine et afin de les respecter le Palais impérial (la Cité interdite) devait se trouver avec au sud l’eau (une rivière coule toute autour de la cité) et au nord une montagne, cette fameuse colline artificielle construite par des hommes, sans machines, à l’aide de la terre excavée de la cité interdite. A priori ce parc est une extension du palais impérial. On y retrouve de jolis pavillons mais ma guide n’est plus là pour m’éclaircir sur leur histoire. Dina a fait un travail excellent dans la cité interdite et je recommande vivement ses services si un jour vous deviez vous rendre à Pékin. Elle fait plusieurs visites : zhang.gui@263.net

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A la sortie de ce parc je traîne dans quelques rues, m’arrête dans un restaurant pour déjeuner et continue mon chemin :

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Puis je rentre dans le parc que je souhaitais voir : Le parc Behaï. Il contient un immense lac gelé et je découvre très rapidement que de multiples activités sont proposées sur ce lac. J’opte pour la première qui s’offre à moi : La chaise à patins (Voir photos !) Plus loin je verrai aussi qu’il est possible de faire du patin à glace mais je n’ai jamais réussi à comprendre ce que me disait en chinois la responsable du stand. Après 10 minutes, j’ai abandonné 🙁  Je constate que mes orteils sont complètement congelé. Je poursuis la visite de ce très joli parc pour découvrir la suite du lac Behai qui est encore plus grande et où les mêmes activités sont proposées.

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Je sors de ce parc, longe un autre grand lac sur lequel la glisse est de nouveau de rigueur (Il y a en tout 4 grands lacs qui se succèdent ainsi) et me dirige vers un hutong. Voici quelques photos sur le chemin

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Le Hutong, c’est un quartier qui a préservé ses anciennes allées traditionnelles. Le gouvernement chinois avait entrepris de tous les raser mais a finalement compris l’intérêt d’en conserver quelques uns. Celui-ci est vraiment très joli :

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Je décide de poursuivre à pied jusqu’au temple Lama à une station et demi de là. Il me faudra 30 minutes pour y arriver pour constater que le parc ferme à 16h en hiver. Il est 16h03. Ce sera pour une autre fois.

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Je regagne à pied la plus proche station de métro :

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Bilan de cette première journée. Je n’ai retrouvé aucun de mes anciens démons. Les Pékinois ne parlent pas fort, crachent très peu, ne se bousculent pas (juste un peu dans le métro, comme partout, j’imagine) semblent être bien plus respectueux que les habitants de Shangaï ou de Ningbo. Quelle bonne surprise. Je regrette vivement d’avoir été si dure et me sens un peu bête. En discutant plus tard avec une famille française qui a pas mal voyagé dans la Chine pendant les 3 dernières semaines, il semblerait que Pékin soit l’exception. Dans les autres villes ou campagnes, les Chinois se comportent comme décrit plus haut. A nous de nous adapter.
Le lendemain matin, un bus passe me prendre à 7h à l’hôtel, direction la grande muraille !
Voici quelques photos prises alors que le bus file dans Pékin et que le soleil se lève doucement.

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Me réveiller alors que dehors c’est nuit noire, cela faisait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Sous les tropiques le soleil se lève entre 4h et 5h30.
Pékin est une ville très grande, peuplée de près de 20 millions d’habitants. Pékin est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shangai dominent au niveau économique.
Après avoir récupéré d’autres touristes dans Pékin nous filons vers le nord. Dans ce bus, nous sommes une quinzaine de touristes venant de partout : Une famille française, des Tchèques, un Canadien, des Malais, des Chinois … La première étape de ce périple touristique est les tombeaux Ming.

La dynastie des Ming a régné sur la Chine entre 1368 et 1644. Sur les seize empereurs de la dynastie, treize sont enterrés dans une nécropole. Cela représente le plus grand nombre d’empereurs dans une nécropole impériale chinoise. C’est le troisième empereur Ming, Yongle, qui est l’initiateur du projet et qui repose au milieu de la nécropole.

Le culte des ancêtres faisant partie intégrantes des traditions, les tombeaux sont donc très importants dans la culture chinoise. D’après les rites des Ming, on traite les morts comme les vivants. Les morts ont toujours leurs âmes qui existent et ont encore des besoins comme les vivants. Ainsi, les bâtiments des tombeaux sont des palais impériaux en plus petits avec le mur rouge (symbolisant la terre) et les tuiles jaunes (symbolisant le ciel) signifiant la place supérieure de l’empereur et son pouvoir.

En 2003, la nécropole des Ming est inscrite sur la liste du patrimoine culturel mondial par l’UNESCO. Les immenses bâtiments de la nécropole sont complets et bien préservés, et abritent les dépouilles de 13 empereurs, 23 impératrices, 1 concubine supérieure et des concubines accompagnées (donc tuées pour l’occasion).

La nécropole est située à 50 km au nord-ouest de Pékin, le site est organisé selon la géomancie traditionnelle chinoise (Feng Shui) avec la montagne au nord (le vent) et la rivière au sud (l’eau).

Actuellement, seuls les tombeaux Changling, Zhaoling et Dingling se visitent. J’ai, pour ma part, visité le tombeau Changling de l’empereur Yongle (1402-1424)

Comme mentionné plus haut, ce tombeau a été construit à partir de 1409 par l’Empereur Yongle et de l’impératrice Renxiao décédée en 1407. En effet, au lieu de faire construire une sépulture à Nankin, comme ses prédécesseurs, Yongle envoya son ministre des Rites et un géomancien chercher un terrain propice pour accueillir une nouvelle nécropole près de Pékin, ville où il veut faire construire la Cité interdite pour en faire sa nouvelle capitale. Ces derniers jetèrent dès 1409 leur dévolu sur la zone où se trouve l’actuelle nécropole. La construction du tombeau dura dix-huit ans et s’acheva en 1427.

En 1957, les archéologues chinois ont mené des fouilles importantes dans ce tombeau, et mirent au jour le palais souterrain avec quelque 3 000 objets très précieux dont la couronne de phénix de l’impératrice, les tuniques à motifs de dragons de l’empereur et un grand nombre d’objets d’or et d’argent. Quelques uns de ces objets sont présentés ici.

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Puis le guide du bus, nous a parlé des deux fabrications les plus importantes de la Chine : Le jade et la soie.
Il nous explique ce qu’est le ‘fishou’, un porte-bonheur mais surtout qui permet de faire bonne fortune. C’est un petit animal sculpté dans le jade. Puis il est gros et plus la fortune sera importante. Il nous parle aussi d’un bracelet de jade qui permet d’activer des points d’acupuncture et permet de rester en bonne santé. Et bien sûr, le bus s’arrête devant ce qui est appelé le musée du jade avec une partie exposition et une grosse partie vente.

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Nous arrivons ensuite à la Grande Muraille. Un télécabine nous monte en haut de la montagne où nous pouvons rejoindre une partie du mur. La muraille de chine n’est pas, comme on l’imagine, un long et unique mur. Il y a en réalité plusieurs tronçons répandus dans les montagnes, parfois cela permettait d’avoir plusieurs rangées de mur pour ralentir encore plus les adversaires (les envahisseurs Mongols). La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le xvIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C’est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse.
Quand on souhaite visiter la Grande Muraille, il faut donc choisir son tronçon. J’avais choisi un site réputé très joli, le plus proche de Pékin (70 km) mais très touristique : Badaling. Mais cela ne me gênait guère car en janvier les touristes sont plutôt rares. J’ai pu photographier la muraille sans trop de touristes dessus. En haute saison touristique, on ne voit même plus le mur, tellement c’est noir de monde. Nous sommes restés presque 2 heures à nous balader sur la muraille. Cette construction est vraiment impressionnante, et tout le passé historique nous accompagne lors de la visite. Par contre, il y avait du vent et il faisait encore plus froid qu’à Pékin (-15 paraît-il). Une visite que je suis contente de ne pas avoir ratée.

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Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans un musée-fabrique-magasin de soie.

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Nous avons aussi approché les installations des Jeux Olympiques de 2008.

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Pour finir sur ces belles images de la Chine, voici quelques photographies prises au hasard des rues :

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Il s’est avéré qu’un pic de pollution a été atteint lors de mon séjour à Pékin. Lorsque j’ai demandé à ma guide, Dina, si la pollution était plus importante en été, elle m’a répondu qu’il n’y avait pas de pollution à Pékin. Jolie réponse bien sage 🙂
Le mercredi matin ma formation commençait au Lycée Français de Pékin. Tous les Lycée Français du monde sont regroupés et dirigés par une instance l’AEFE. Le Vanuatu fait partie de la zone Asie-Pacifique de l’AEFE. Et le Vanuatu est le seul à avoir un calendrier inversé :  Grandes vacances en décembre-janvier. Des collègues venant de toute la zone (Kuala Lumpur, Vientiane, Bangkok, Hanoï, Shanghai, Pékin, Tokyo, Phnom Penh, Jakarta, Singapour) assistaient à cette formation, mais j’étais la seule à être en ‘grandes vacances’. Ils m’ont prise pour une folle 😉 C’était une formation très intéressante. J’étais quand même bien contente de retrouver ma petite famille après 8 jours d’absence. Retrouver le grand froid aura été une confirmation dans mon choix de vie 🙂 J’aime mon île tropicale 😉 Sortir du lit alors qu’il gèle, de la douche chaude à l’air frais, l’air sec qui assèche le nez, les mains et toute la peau et électrise les cheveux … Des désagréments classiques mais que j’évite en vivant ici. Ok, nous on a les moustiques, les plaies qui s’infectent en un rien de temps, les affaires qui moisissent ou rouillent très vite … Mais je préfère 😉
A peine rentrée et un gros rhume-angine se déclarait … Sûrement un virus rapporté de quelque part 🙁
En tout cas, c’était un séjour très agréable dans l’ensemble (sans vouloir faire ma prof 😉 et qui m’a réconcilié avec ce pays. Pékin est une très belle ville et je repars frustrée de ne pas en avoir vu plus. Je recommande carrément de passer 4-5 jours ou plus, lors d’un séjour touristique dans la zone Asie. Par contre il faut bien choisir sa saison : L’hiver il fait froid mais les touristes sont moins nombreux. En été, il fait très chaud … Il y a 4 semaines de printemps vers le mois d’avril-mai … Attention cependant à ne pas venir pendant les fêtes chinoises !
Le retour jusqu’à Port-Vila s’est passé encore plus longuement que l’aller car j’avais 8 heures d’escale à Sydney. J’en ai profité pour sortir de l’aéroport et acheter du matériel Hi-Tech dans un centre commercial où un gentil taxi m’a conduit. J’aime de plus en plus Sydney et je commence à y avoir mes repères.
J’espère que vous ne vous êtes pas endormis sur ce long article, et bravo à ceux qui m’ont lue jusqu’au bout ! Cet article contient 338 des 577 photos que j’ai prises ! N’hésitez pas à me signaler toute coquille, erreur, incorrection ou autre … Il y en a certainement !

5 réponses sur “Pékin, la Chine redécouverte et l’hiver terrible”

  1. Commentaires 1ère partie.
    Merci Solveig pour ce très long voyage, je suis arrivée à la Cité Interdite pour le moment. Tout y est impressionnant. Comment ne pas se souvenir de Tien’anmen? Gros décalage évidemment avec ce centre commercial luxueux qui ne dépareillerait pas chez nous. Voir les produits l’Oréal nous fait prendre conscience de la mondialisation et de l’étendue des marchés possibles au bout du monde. Je comprends tout à fait tes remarques sur les chinois. Autrefois en mission dans 2 sociétés, Sofregaz et Bic, tout le monde était très surpris par un comportement qui ne faisait pas partie de nos habitudes et du coup des formations ont été organisées pour nous expliquer les us et coutumes des chinois, c’est dire le décalage qu’il pouvait y avoir! Donc il ne s’agit en rien de xénophobie ou de racisme mais de comportements qui nous choquent car aux antipodes des nôtres.

  2. 2ème partie
    Très impressionnée par la Cité Interdite !! quelle chance d’avoir vu cette merveille chargée d’histoire. J’ai vu le site grâce ton lien : passionnant. Je me dis que tu as du faire des kilomètres. Quant aux étendues de glace c’est inouï, amusant ces sièges pour « patinage ». Le Starbuck Coffee m’a fait tomber à la renverse !! quel contraste entre le Hutong et les bâtiments modernes. Me voici arrivée aux portes du temple du Lama.

  3. J’ai tout lu!!
    Merci d’avoir pris le temps de nous raconter ton voyage aussi précisément!
    Ce fut une sacré parenthèse à la vie tropicale! En tout cas, c’est chouette que ce séjour t’aie été agréable!
    Pour le moment, pas de voyage en Asie de prévu, mais c’est vrai que ça donnerait envie de découvrir Pékin!
    Gros bisous!

  4. Merci Solveig,encore un super voyage raconté dans les moindres détails avec et comme toujours,de très belles photos.Je crois que le stage te laissera un bon souvenir « FROID » mais beau.Nous aussi,cette année nous avons notre neige Sur Choisy samedi/dimanche +10cm de neige. Et demain -10°.Le VANUATU et son soleil hum!! Pour les toilettes à Sydney, trop top!! Pour ton champoing, j’ai la solution:
    DU SCOTCH! dessus et autour de la bouteille du champoing. Cela marche super bien.
    Gros bisous à vous 5 Mamie loulou

  5. 3ème partie
    J’ai fini d’apprécier ton voyage. La dynastie Ming est passionnante, je me dis que 40km²ça fait un beau parcours ! La muraille de Chine : difficile d’imaginer ce qu’il aura fallu comme peine pour réaliser sa construction. Le navire sculpté dans le jade est fabuleux. Je dois dire que je n’imaginais pas Pékin ainsi. Tu as fait un superbe voyage et nous avons partagé de belles images avec toi.
    Encore merci

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