Vacances à Gaua

Pour les vacances d’octobre (deux semaines) nous avions décidé de nous rendre à Gaua voir le superbe volcan. Marité et Eddie ont eu à peu près la même idée en même temps et nous voilà donc partis ensemble pour une semaine. Eddie, Marité et leurs deux plus jeunes filles Hyuna, 13 ans et Amaya 6 ans. Leurs deux autres filles, Aminata, 17 ans et Agnieszka, 15 ans, ont préféré rester à la maison. Pour atteindre Gaua, il faut passer par Santo. Nous y passerons une nuit à l’aller et 3 nuits au retour.

Voici une carte pour mieux comprendre notre périple. Les lieux en question sont entourés en rouge. Nous sommes partis de Port-Vila, pour Luganville. Le lendemain, nous décollions pour Gaua et son célèbre Mont-Garet.

Les photos prises à Luganville (ville principale de Santo) :

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La fanfare en action :

Ce fut une coïncidence incroyable mais quelques uns de nos amis avaient aussi décidé de venir à Gaua et/ou Santo en même temps que nous :

– Sylvia, une collègue d’histoire-géo

– Sandra et Fabien un couple tout neuf. Sandra travaille à l’AUF (l’agence universitaire française, où j’enseigne aussi) et Fabien était de passage et s’est fait attraper par la jolie Sandra

– Alex et Dorothée et leur fils Nathan(Alex est mon collègue de Physique-Chimie et Dorothée a ouvert un cabinet de kiné à Vila)

– Marc et Laurence en mode randonnée une semaine dans la gigantesque brousse de Santo

– Gaël en mission pour France Volontaire à Santo

Sur ce vol Luganville – Gaua nous avons donc voyagé dans la très bonne humeur avec Sylvia, Sandra et Fabien.

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La belle ambiance au décollage… Lors du couplet il manquait quelques voix mais lors du refrain nous étions à fond !

Nous voici arrivés au village proche de l’aéroport :

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Le lendemain de notre arrivée, nous avions prévu de tous monter au volcan, avec les enfants. Le guide nous le déconseille. Alors les 5 enfants resteront au village pendant que nous entamons la montée vers le volcan. Un petit périple de 2 jours. Pour mieux comprendre Gaua, voici une carte de l’île et de notre parcourt :

Carte de Gaua

Photos prises lors de la montée. Une anecdote assez drôle : Sylvia assez citadine, nous a fait une remarque cocasse. Nous nous sommes arrêtés dans un champ de cacahuètes et en avons tirées quelques unes de terre. Au moment de repartir, lorsque nous n’étions pas surs d’en avoir assez, Sylvia nous dit : « Bah c’est pas grave, j’en ai dans mon sac, en boite, des vrais » Et là forcément des vrais cacahuètes de boite et des fausses cacahuètes qui sortent de terre … C’est assez drôle.

Après un déjeuner qui nous a bien remis sur pied, nous avons embarqué sur la pirogue pour accéder au volcan. Sur la route du retour, en voulant sauter par dessus un ruisseau, Sylvia glisse et tombe sur le côté. Elle souffre de la côte. Elle est probablement fêlée. Mais cela n’arrêtera pas Sylvia qui a une verve incroyable et nous a servi de radio pendant toute la randonnée. Elle a travaillé dans différents pays, soit en tant qu’enseignante, soit dans une ONG, et nous relate sans se lasser, ses différentes aventures.

Voici le camp pour la nuit :

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Le lendemain, nous descendons par la magnifique chute d’eau.

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Nous retrouvons les garçons au village. Tout semble s’être bien passé.

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Quelques photos de plus de notre vie au village :

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Une baignade avant de reprendre l’avion :

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Puis nous décollons de Gaua. Dans l’avion, nous retrouvons Alex, Dorothée et leur petit Nathan. Ils étaient sur l’île de Mota Lava et ont beaucoup profité aussi.

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Atterrissage à Santo pour 2-3 jours de farniente. Nous logerons à Lonnoc Bay à 45 minutes au nord de Luganville (entouré en rouge sur la carte).

Carte de Santo

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Le deuxième jour, nous commençons la journée par une baignade et l’après-midi, nous allons visiter un des nombreux et incroyables trous bleus de l’île. Malheureusement, il se met à pleuvoir à verse. Cela ne décourage pas les deux papas qui jouent à tarzan !

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Le lendemain matin sous un soleil magnifique, nous faisons une visite au marché de Luganville pour sustenter la troupe (pour Sylvain et moi), une baignade (pour les autres) et un tour dans Luganville dans l’après-midi (tous ensemble) sous la pluie de nouveau, pour récupérer les potes qui vont venir passer la dernière soirée à Lonnoch au coin du feu avec des guitares. Il y aura : Laurence et Marc qui rentrent de leur semaine baroud, Gaël qui a fini sa semaine de boulot, Albane qui travaille à l’Alliance Française de Luganville, Hunter son copain peace-corps américain. Une belle troupe entassée dans notre pick-up… On était bien serrés ! On a passé une très belle soirée sur la belle plage avec guitares, kava, bières, barbecue,etc. Et un retour matinal vers Luganville le lendemain. Nous prenions tous le même avion pour rentrer sur Vila. On a donc retrouvé Sylvia toujours mal-en-point et tous ceux que nous avions croisés pendant cette belle semaine de vacances.

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Et l’avion qui nous ramène à Port-Vila :

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Le samedi de la deuxième semaine de vacances, nous emmenons les enfants faire la zipline avec Laurence et ses deux garçons. Zipline est un ensemble de tyroliennes qui s’enchaînent les unes après les autres. Les premières sont faciles. Les deux dernières sont superbes et impressionnantes. Elven a préféré les faire avec moi, les autres enfants les ont descendues seuls et bravo. En France il existe l’accrobranche mais pour les australiens, ce serait trop physique. Alors ils n’ont gardé que la partie cool et tranquille, qui ne nécessite presqu’aucun effort 😉

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Le lendemain, nous avons fait une séance de jetski au beach bar de Mélé. Nous souhaitions tester la formule de l’anniversaire d’Elven qui aura lieu avec les copains, le samedi suivant.

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Tout s’est très bien passé et nous étions prêts pour organiser son anniversaire le WE suivant. Sylvain me dit qu’il part en premier pour laver le jetski et le ranger et ensuite quand j’arriverai, il pourra m’aider avec les enfants. C’était un très beau plan, merci chéri de me faciliter autant la vie. Malheureusement, il a malencontreusement laissé tomber la remorque du jetski sur ses doigts. Comme nous sommes arrivés, nous l’avons trouvé allongé par terre dans le salon presque inconscient. Heureusement Julie devait arriver quelques minutes plus tard (nous devions boire un petit kava ensemble). Les enfants ont été envoyés dans la salle de jeux et pendant ce temps, on s’occupait de Sylvain. J’avais notre docteur en ligne, le Dr King, qui est urgentiste de formation et qui me disait quoi faire. Il m’a dit de l’amener au cabinet et d’appeler une ambulance si besoin pour le transporter. Il a fallu 30 bonnes minutes pour qu’il ne s’oppose pas totalement à l’idée d’appeler une ambulance (société appelée Promedical ici), il a fallu 30 bonnes minutes pour que Promedical arrive. Pendant ces 30 minutes Sylvain vomit beaucoup, perd connaissance, fait des convulsions. Gros stress. Il a fallu 1h pour que l’équipe de promédical stabilise Sylvain pour qu’il soit transportable (après un coup de fil au Dr King pour savoir quel traitement administrer) et une fois arrivé au cabinet, Sylvain se sentait un peu mieux. Au moins il se mettait debout et marchait. Merci l’ampoule d’atropine administrée par l’équipe de Promédical surs les conseils du Dr King. Son malaise vagal a ainsi pris fin. Car c’était un malaise vagal du à la très forte douleur. Une radio montrera que les os de la dernière phalange de deux de ses doigts sont cassés en plusieurs morceaux mais heureusement les articulations sont intactes. Un malaise vagal débouche rarement sur un décès. Maintenant que je sais tout ça, je serai plus armée pour une autre fois qui n’arrivera pas bien sûr ! Sylvain encore très faible (après être resté si longtemps en état de malaise) n’est pas allé bosser le lendemain et a passé une semaine avec peu de forces … Se reposer n’est pas vraiment de son vocabulaire habituel mais il a parfois été obligé de ralentir le rythme.

Et pour finir sur une note plus joyeuse, nous avons eu la chance d’assister à une représentation d’un groupe de Tziganes, Verdine. Cela était organisée par l’Alliance française qui nuos organise régulièrement des petits événements culturels. Verdine est un groupe de violons tziganes, créé en 2009 par Nivane, professeur de violon à Nouméa. Revisitant les musiques intemporelles des tziganes, ce groupe invite au voyage sur les routes des Balkans à travers la musique, la danse et le chant. Un véritable spectacle aux couleurs chatoyantes… « Verdine », est le nom donné aux roulottes manouches.

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Nivane, pleine d’énergie :

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