Konichiwa !
Un petit rappel de l’article précédent :

Je poursuis la narration de mon séjour au Japon. Mes problèmes de PC sont tous résolus et quelques articles vont enfin pouvoir voir le jour.
En ce 4e jour, transit entre Kyoto et Tokyo avec le Shinkansen (train grande vitesse) et de belles rencontres :
Arrivée à la gare de Tokyo, je me rends à la Tokyo Ramen street, au sous-sol de la gare, huit des plus célèbres ramen-ya (stands de ramen – nouilles aux oeufs) du Japon gèrent des enseignes dans un coin de la gare. Tous les grands types de ramen sont représentés des shoyu (à la sauce de soja) aux tsukemen (nouilles servies à côté du bouillon). Le choix est cornélien !
Je me dirige ensuite vers mon logement. J’ai réservé 2 nuits dans un ryokan (une auberge japonaise traditionnelle) car ensuite je serai logée dans un hôtel de bien meilleur standing, lorsque ma formation commencera. Voici les photos prises dans le quartier de mon logement :
Ayant visité plusieurs temples à Kyoto, je me concentre sur les différents quartiers de Tokyo. Après avoir déposé mes valises à l’auberge, je prends le train pour visiter le quartier Harajuku. Laboratoire de mode grandeur nature, Harajuku est aussi l’un des rares endroits qui récompense l’anticonformisme. A Harajuku, ce ne sont pas les revues de mode qui donnent le ton mais les « vraies gens » : des photographes sillonnent en permanence le quartier pour repérer les prochains looks qui feront fureur dans la presse et sur Internet. Je commence par la rue Takeshita (Takeshita-dori). Fameux bazar à ciel ouvert, où s’approvisionnent goth-lolis (« lolitas gothiques ») en devenir et autres tribus de la mode urbaine, cette étroite ruelle est une véritable Mecque pour les adolescents. J’avoue, quand je suis arrivée, j’ai vu plus de touristes que de filles habillées de façon originale. En regardant bien, on voit effectivement des tenues spéciales mais je pense que c’était un dimanche calme.
Je me suis ensuite dirigée vers Omote-sando, une grande avenue arborée, connue pour ses boutiques de luxe conçues par le gratin des architectes contemporains (japonais pour la plupart). C’est la version Tokyoïte des Champs-Elysées.Cet alignement de biens immobiliers d’exception, qui constitue une sorte de vitrine du design, est un régal pour les yeux. Pas facile de prendre des photos des bâtiments…
Promenade dans le quartier Karajuku, retour vers la station de train.
Je me suis ensuite rendue en train au très proche quartier Shibuya. Marée humaine permanente, écrans vidéo scintillants et pure exubérance : Shibuya est étourdissant. C’est ici que bat le coeur de la jeunesse tokyoïte. La mode y est tapageuse, la culture de rue est saisissante et les discothèques sont ouvertes toutes la nuit. A l’intersection Shibuya crossing, qui serait la plus fréquentée du monde, les passants venant de toutes parts sous une forêt d’écrans géants et de néons offrent un véritable spectacle.
La ruelle Nonbei-yokocho le long des voies de JR (Japan Railways) où se concentrent des lieux de sortie nocturne, est bordée de bâtiments en bois, plus vieux que presque tout le reste à Shibuya. Elle mérite le détour.
La rue piétonne Center Gai est la principale artère de Shibuya. Elle rassemble toutes les enseignes dont raffolent les jeunes du quartier, notamment celles de restauration rapide et de mode. Une foule colorée y déambule jour et nuit.
Dans ce quartier, j’avais repéré une salle de concert. Le guide indiquait qu’elle passait surtout des groupes rock ou musique du monde… Au bout de Center Gai, se trouvait cette fameuse salle au 6e étage d’un building. J’ai acheté une place pour le concert du soir. On me dit que le groupe s’appelle « Good4nothing ». Ça sonne bien. La salle est sympa, on y sert de la bière, la première partie est sympa, un groupe japonais qui joue des reprises rock et leurs propres compos en japonais. Puis le groupe « Good4nothing » arrive et là, pur moment de rock ! Exactement le genre de groupe que j’adore. Ces japonais avaient un sacré talent, de superbes chansons et le public était on fire (pogo et slam à gogo) ! Un moment mémorable qui fait vraiment du bien.
Je suis rentrée, ravie de ma soirée. J’ai découvert ma petite chambre qui me convenait très bien. Les parties communes étaient super jolies et très propres et tout le confort possible à disposition : sèche-cheveux, shampoing, crèmes…
Le matin, je repars pour des aventures touristiques. Je me dirige vers la station de métro et je prends des photos :
J’arrive sur le site de la Tokyo Sky Tree. Inaugurée en mai 2012 et culminant à 614 m, elle est la plus haute tour de radiodiffusion autoportante du monde. Elle comporte deux observatoires, l’un à 350 m, l’autre à 450 m. Tous deux dévoilent un panorama saisissant de la ville. Les ascenseurs ultrarapides transportent les visiteurs du 4e niveau à la première plateforme en 50 secondes. Arrivée en haut je me retrouve nez à nez avec le superbe mont Fuji. 2e apparition de ce monstre sacré en 2 jours de présence à Tokyo, je me sens bénie.
En sortant, de la Tokyo Sky Tree, je me promène dans le quartier avant d’atteindre mon prochain lieu de visite.
Je grimpe par l’ascenseur au 8e étage du Tourist Information Center pour une vue du quartier :
Ensuite j’emprunte la rue piétonne Nakamise-dori. Les boutiques de cette rue proposent pour la plupart des babioles pour touristes et des friandises diverses. Quelques boutiques proposent d’authentiques objets artisanaux.
Au bout de cette rue, se trouve le temple Senso-ji. Ce sera le seul temple que je visiterai à Tokyo. C’est très étonnant de voir ce temple campé au milieu des buildings ultra-modernes. Fondé plus de 1000 ans avant la naissance de Tokyo, le Senso-ji est le plus vieux temple de la capitale et la demeure spirituelle des ancêtres tokyoïtes. Selon la légende, en 628, deux frères pêcheurs auraient remonté de la Sumida une statue en or de Kannon (déesse bouddhiste de la Compassion). Ce temple fut alors érigé afin de la protéger. Aujourd’hui, l’endroit se distingue par son atmosphère surannée offrant un aperçu du Japon d’autrefois, que l’on ne retrouve plus facilement dans le Tokyo contemporain. L’enceinte du temple commence à la majestueuse porte Kaminarimon, qui abrite deux divinités protectrices ; Fujin, le dieu du vent, sur la droite; et Raijin, le dieu du Tonnerre, sur la gauche. De l’encens brûle en permanence devant le majestueux pavillon principal. Sa fumée aurait des vertus pour la santé : des gens s’en imprègnent en frottant leurs vêtements.
Juste à droite du temple, le Sanctuaire Asakusa-jinja est un rare sanctuaire shinto datant du XVIIe siècle.
Une longue balade dans le quartier me permet de faire de belles rencontres. Je passerai notamment dans la rue Dembo-in-dori qui est une rue bordée de magasins avec panneaux en bois et portes coulissantes qui lui donnent un air ancien. Je découvre aussi de jolis passages couverts à l’atmosphère rétro et aux boutiques intéressantes et variées.
Puis je me dirige vers l’extrémité sud-est de la ville pour découvrir Odaiba. Développée dans les années 1990 sur un podler, l’île artificielle d’Odaiba se distingue par ses rues larges et un front de mer qui constitue son principal attrait. J’ai emprunté le monorail sans conducteur qui serpente parmi les gratte-ciel avant de franchir le Rainbow Bridge (pont en arce-en-ciel)
Rien ne semble manquer à Tokyo : la capitale nippone possède même des sources chaudes naturelles, qui jaillissent à 1140 mètres de profondeur dans sa baie. Outre les délices des bains chauds, l’Oedo Onsen Monogatori offre un véritable « parc à thème thermal » (concept japonais s’il en est) , avec la construction d’un village de la période d’Edo, attractions foraines et stands de restaurations compris. Pour mon premier bain thermal à la japonaise, l’endroit est magique.
Première chose à faire en arrivant : s’envelopper dans un yukata, léger kimono d’été. Il y a le choix parmi toute une palette de motifs. L’Oedo Onsen Moogatari possède des bassins extérieurs et intérieurs, tous non mixtes. Il vaut mieux car les bains à la japonaise se font obligatoirement nu avec une mini serviette enroulée sur la tête (pour la conserver sèche à tout moment). Tout le plaisir consiste à passer de bassin en bassin pour tester la gamme des styles et de températures (toutes très chaudes). Il y a des bains bouillonnants, des bassins en roche naturelle et même des bacs individuels en cèdre. L’eau riche en chlorure de sodium est réputée pour ses vertus antidouleurs. Et il est vrai qu’après 5 jours de balade touristique, mon corps avait grandement besoin de ce soin si relaxant et si envoûtant.
Quelques photos sur le chemin du retour pour un repos bien mérité.
Misaki en vidéo 🙂
Le lendemain matin, je change d’hôtel. A quelques rues de l’auberge traditionnelle dans laquelle je logeais, se trouve le Metropolitan Hotel. C’est l’hôtel dans lequel tous les enseignants participants à la formation logeront. Les choses sérieuses commenceront le lendemain matin. En attendant, il me reste une journée de visite et je compte bien en profiter. Quelques photos pendant mon transfert d’hôtels.
Direction Akihabara ou Akiba en raccourci. C’est l’épicentre de l’univers des mangas et animes. C’est un quartier insolite avec des magasins proposant des superbes articles mangas et des maid cafés où les serveuses en soubrettes traitent les clients comme des maîtres (go-shujinsama) avec une déférence joyeuse.
Je me suis ensuite rendue dans le quartier Shinjuku. C’est un condensé de tout ce qui fait l’identité de Tokyo : des grands magasins chics, des immeubles qui en jettent, une foule toujours dense, des écrans géants, des parcs verdoyants, une vie nocturne qui ne manque pas de piquant. Je me suis baladée dans le quartier puis je suis allée au 45e niveau du siège du gouvernement métropolitain de Tokyo pour admirer le panorama de la ville, au coucher de soleil, c’était magique. Le bâtiment qui abrite le centre du pouvoir tokyoïte a été construit par Kenzo Tange et s’est fortement inspiré des tours jumelles de Notre Dame de Paris.
Je suis rentrée exténuée à l’hôtel. Bilan de mes journées balade, le podomètre de mon téléphone portable s’est affolé :
Puis le mercredi matin, ma formation a commencé. J’ai appris énormément de choses et rencontré beaucoup de collègues de différents pays. Ce fût une vraie chance de participer à ce stage. Le soir, nous avons mangé dans des restos très sympas. Et nous avons même expérimenté le karaoké. De bons moments, à tout point de vue.
Et une visite au Japon ne serait pas complète sans une visite des… toilettes. Il y en a de toute sorte avec différentes options : siège chauffant (ce n’est pas un luxe), les jets nettoyants, le faiseur de bruit pour camoufler ceux qu’on ne veut pas entendre et bien d’autres options si agréables qu’on voudrait juste les ramener chez nous !
Pendant ce temps à Port-Vila… Il y a eu des barbecues, l’anniversaire de Papy, et mêmes des points de suture pour Elven (la faute à un vilain ventilateur).
A bientôt pour les news de Port-Vila, j’ai un peu de retard… Le temps de corriger quelques copies et j’arrive avec un nouvel article 🙂
