Les enfants découvrent l’île d’Ambrym

De nouvelles vacances viennent de commencer pour notre école. L’occasion de faire une petite escapade sur l’île d’Ambrym, dans le village qu’affectionne Sylvain : Meltungan. Depuis 2003, Sylvain y séjourne très régulièrement lors de ses différentes missions. Les gens de ce village sont donc très attachés à Sylvain qui, de son côté, essaie de rendre leur vie moins difficile. L’électricité fait doucement son apparition grâce à l’installation de quelques panneaux solaires et de batteries. Cela permet de recharger plus facilement les téléphones portables et d’allumer le soir quelques lumières, dans certaines maisons. L’accès à l’eau est la prochaine amélioration qu’il faut apporter. A la saison sèche, comme c’est le cas actuellement, les réserves d’eau de pluie sont vides et il faut parcourir de nombreux kilomètres à pied pour rapporter des bidons d’eau puisée dans des ruisseaux. Et c’est rarement les hommes qui se collent à cette tache.

Mon papa y avait séjourné en janvier dernier et avait eu un accueil incroyable, ce fut la même chose pour nous. Pour vous situer, voici une carte de l’île :

Nous voilà donc partis pour passer tous les 5, quatre jours dans ce village perdu au milieu du bush (brousse), accessible par des routes escarpées et sinueuses relativement praticables en saison sèche mais certainement un enfer à la saison des pluies.

Les enfants sont ravis de se rendre à l’aéroport pour prendre l’avion, en plus il s’agit d’un petit avion, encore mieux ! L’attente est comme d’habitude trop longue pour les enfants, alors on passe le temps en prenant des photos !

Le vol ne s’est pas trop mal passé. Nous sommes partis de Port-Vila puis avons atterri à Ulei, l’aéroport situé au sud-est de l’île d’Ambrym. Après avoir débarqués et embarqués des voyageurs nous voilà repartis pour survoler la caldeira d’Ambrym et atterrir à Craig Cove, l’aéroport situé sur la pointe sud-ouest de l’île. C’était un petit avion chinois avec une aération quasi inexistante, il y faisait plutôt chaud … Juste avent l’atterrissage final, Elven a été malade … Mais on est habitué à gérer la situation avec lui.

Nous étions très attendus en descendant de l’avion. Dans les villages reculés comme celui-ci, la vie est assez monotone … Les évènements tels mariages, passages à l’âge adulte, … permettent de pimenter un peu le quotidien. Et on a bien senti que notre visite était aussi vécu comme un évènement. Sandy, le frère du chef du village, est venu nous chercher avec son pick-up rouge. Pour une fois que les enfants avaient le droit de monter dans la benne, ils en étaient ravis ! La route de l’aéroport jusqu’au village dure une bonne vingtaine de minutes et n’importe quelle voiture ne peut pas la parcourir. C’est de la route pour véhicules costauds !

Puis nous sommes arrivés au village et puisque c’était dimanche, ils étaient tous à l’église. Nous n’avons pas attendu longtemps pour les voir sortir de l’église et venir à notre rencontre. Une poignée de main pour chacun. Nos garçons sont vite embarqués dans un tourbillon d’enfants impatients de jouer avec eux et curieux de les toucher.

Ravis de découvrir une sorte de sable noir très rigolo pour jouer, nos garçons s’y sont rouler avec grand plaisir. Ce sable noir est en fait un tapis de cendres provenant du volcan. C’est, à tout endroit, la couleur du sol à Ambrym, même le sable en bord de mer est de cette couleur, noire … Seulement pour des petits blancs … Ils sont vite devenus noirs eux-mêmes ! Vêtements et peau étaient recouverts d’une couche noire qu’on sentait déjà difficile à décrasser. Alors il a été décidé qu’ils iraient se doucher aux sources d’eau chaude du village voisin : Baïap (prononcez Bayap). Comme je l’ai dit, l’eau à Meltungan est rare et précieuse. Nous voilà tous repartis en voiture pour un arrêt 5 minutes plus tard, pour une première étape : l’école de Bulemap qui accueille les enfants de Meltungan et de Baïap. Depuis le village de Meltungan, les enfants font le chemin chaque jour à pied. La distance est de 3-4 km. Nous avions dans l’idée d’envoyer Elven et Soren à l’école avec les autres enfants … Mais nous étions sceptiques sur leur capacité à parcourir une telle distance. On verra bien demain matin …

En attendant les enfants découvrent cette école et surtout la partie kindergarden autrement dit kindy, ce qui correspond à la maternelle chez nous. Une aire de jeux y a été construite. C’est fou de voir qu’on peut faire un toboggan avec des tuyaux en PVC sciés en deux et retournés.

Ensuite nous avons poursuivi la route jusque Baïap. Nous avons traversé le village puis nous sommes descendus vers la mer. Les enfants s’y sont baignés un peu. A cette saison l’eau est un peu fraîche ! Et à quelques mètres de la plage, il y a une pompe qui va chercher dans les profondeurs une eau chauffée par les volcans voisins. Les garçons ont pu se décrasser sans geler, ils ont adoré !

Nous avons de nouveau traversé le village pour regagner la voiture et Celyan a voulu voir un cochon d’un peu plus près … Mais il a marché dans du caca de poule bien collant, noir et visqueux. Un truc ignoble à décrotter alors qu’il venait juste de se laver et sans savoir quand aurait lieu la prochaine douche ! Mais pourquoi ne portait-il pas de chaussures ? Ca m’a permis de comprendre pourquoi les gens ici marchent rarement pieds nus et préfèrent toujours chausser même la plus pourrie des paires de tongs ! Devant un des 2 seuls magasins du sud-ouest d’Ambrym, nous remontons dans le pick-up pour un retour au village de Meltungan.

Je fais la remarque à Sylvain : « Franchement tu aurais pu choisir Baïap comme village, les conditions de vie y sont quand même plus facile ! Il y a un accès à la mer, des sources chaudes et un magasin !!! Incroyable 🙂 » Mais le village est beaucoup moins charmant, je l’ai trouvé moins entretenu, moins propre et les habitants y sont beaucoup moins gentils je suis sûre 😉

Nous nous arrêtons de nouveau à l’école qui comporte un puits mieux approvisionné que ceux de Meltungan et qui a permis de remplir quelques bidons qui seront rapportés au village. L’eau … Vraiment une denrée rare à cette saison …

Nous avons pris notre repas dans la cuisine commune puis nous nous sommes quasiment couchés aussitôt. C’est ce que j’aime bien dans les îles : On se couche tôt. Pas de tentation pour veiller tard, ni TV, ni internet, ni même électricité pour lire confortablement un livre … Rien juste dormir. Que c’est reposant !

Le lendemain matin, je commate au lit alors qu’il est déjà 7h. Je suis prise d’un peu de fièvre et mal de gorge et surtout une énorme envie de dormir … Au loin j’entends Sylvain qui dit aux garçons : « Vous allez à l’école ? » Et Soren de répondre « Oui ! » et il court suivre les enfants qui entament la longue route. Et Elven crie à la suite « Attendez-moi ! » Et les voilà partis … Bon … J’espère que ça va bien se passer … Si je n’étais pas clouée au lit j’aurais fait le trajet avec eux pour m’assurer qu’ils y arrivent … mais là ce n’était pas possible et finalement c’était peut-être mieux. Mes petits garçons sont bien souvent moins courageux quand maman est là … Maman va bien nous porter, nous aider …  Et finalement ils sont allés jusqu’au bout et ont beaucoup aimé leur matinée à l’école. Peu avant la pause déjeuner, nous partions sur la route, Sylvain, Celyan et moi lorsqu’une voiture part aussi justement en direction de l’école. On monte alors dedans. Nous n’avons pas vu dans quelle classe Elven et Soren étaient. Nous avons été accueillis par Marie, une des enseignante du kindy. Celyan était très populaire, il avait une nuée d’enfants autour de lui qui voulaient le caresser sans arrêt. L’école terminée, nous sommes rentrés avec la même voiture. Et d’ailleurs cette voiture venait faire une fois de plus le plein de bidons d’eau.

Je vous avais déjà présenté un peu le village, l’année dernière quand j’y avais passé une nuit avec Sylvain avant de monter au volcan. Cette année il n’est bien sûr pas question de volcan, l’ascension étant impossible avec les enfants si jeunes. Nous avons dormi dans la maison proche du nakamal (coin animé le soir;) ) Nous avons dormi sur des matelas plus ou moins épais posés à même le sol et nous étions protégés par des moustiquaires. Je suis rentrée avec des bleus sur les hanches car je sentais le sol. Heureusement que nous avions apporté des duvets, il n’y avait pas de couverture disponible pour nous. En fait il n’y avait vraiment que 4 places, alors on était un peu serrés et nous subissions les coups de pied des garçons qui bougent beaucoup la nuit et surtout qui se tournent ! Mais on sentait bien qu’ils nous avaient donné tout ce qu’ils avaient pu trouver pour que nous soyons bien. Ah ces blancs, trop habitués au confort ! Je suis persuadée que tous les gens du village ne dorment pas forcément sur un matelas …

Voici d’autres photos du village pour parfaire votre connaissance du lieu.

Profitant de notre venue, le village a organisé une cérémonie en l’honneur de Sylvain pour célébrer son adoption. L’adoption par un village est quelque chose de fort au Vanuatu. Le symbole est important. Cela veut dire que l’on rejoint leur famille et qu’on s’y intègre complètement. Sylvain va donc pouvoir appeler le chef du village Tati (Daddy). Nos enfants pourront appeler la femme du chef, Rina, Toutou (nom affectueux donné aux grand-mères) Rina est une femme incroyablement forte et gentille à la fois. Elle a été adorablement géniale avec les garçons qui lui ont tout de suite marqué beaucoup d’affection. Elle parle avec une voix très douce, un français très correct et les enfants l’ont tout de suite adorée et une vraie complicité s’est développée avec elle. Pour dire merci dans la langue du village, on dit ‘sipa’ Elven et Soren débordaient de ‘Sipa Toutou’ 🙂

Le lundi en fin d’après-midi aura donc lieu la cérémonie marquant l’adoption de notre famille Todman par le village et surtout par la famille du chef Talevu.

Pour agrémenter le repas de la fête, des garçons sont allés chercher deux tortues qu’ils ont dépecées puis fait cuire. Les prochaines photos montre ce processus, âmes sensibles s’abstenir … Vous l’aviez sans doute remarqué, au Vanuatu, on ne fait pas grand cas des éventuelles souffrances des animaux …

La cérémonie va avoir lieu. Pour l’occasion, les Todman se sont fait beaux … La cérémonie débute en retard (1h) mais le programme était pourtant bien organisé. Tout d’abord, nous la famille Todman, s’avançons vers la place du village. Nous rencontrons Jeffrey, le chef de la police locale, avec qui nous échangeons quelques mots. Il nous conduit auprès du chef Philippe qui nous questionne sur nos intentions. On explique notre souhait d’être adoptés et la famille du chef nous remet des couronnes de feuilles. Puis Sylvain fait un discours à l’assemblée. Il doit aussi tuer un cochon qu’il offre au village ainsi que d’autres cadeaux, notamment un panneau solaire et une lampe solaire. Les familles réunies coupent le gâteau (symbole très fort ici) mais je ne sais vraiment pas comment ils arrivent à faire des gâteaux dans ce village, sans four, sans farine … Ils ont utilisé le sucre et les oeufs que nous avions apportés. Puis c’est l’heure de la prière. Avant chaque repas nous avons toujours effectué une prière, c’est une tradition très marquée ici, la religion étant très importante. Puis Philippe et Sylvain ont bu un kava ensemble et le kava n’a cessé de couler dans les shells. Une musique entraînante a rapidement animé l’ambiance. Le laplap a été découvert, les gens ont commencé à manger … Jusqu’à la tombée de la nuit (18h environ) où les gens ont commencé à rentrer chez eux.

En vidéo … Oui oui j’étais malade … J’ai réussi à éternuer 4 fois en filmant !

Le lendemain matin, les garçons sont retournés à l’école. Ils ont fait le trajet en voiture car la voiture de Sandy devait descendre des sacs de coprah vers l’embarcadère pour les envoyer sur l’île de Santo. Par contre ils ont fait le retour à pied et apparemment ils se sont beaucoup plaint !

Devenir membre de la famille du village nous donne droit à un morceau de terre. Le mardi après-midi, le chef Philippe nous a montré notre parcelle à nous. C’est en fait un morceau de bush mais c’est amusant de se dire que c’est à nous … Nous avons marché quelques minutes pour attendre l’endroit, nous en avons fait le tour en se glissant dans la brousse puis nous sommes repartis. Juste le temps pour moi de mettre un pied sur une plante qu’il vaut mieux éviter : nangalate. Les orties locales. La douleur immédiate est forte mais tolérable. On a envie de se gratter, mais il vaut mieux éviter car c’est là que ça fait très mal !

Longgné, un des fils de Rina et Philippe, a taillé, tout en marchant, des couteaux dans le bois. Elvene t Soren étaient super contents de ces cadeaux. Le soir, au coin du feu, il a même gravé avec le feu, leur nom et le nom de l’île dessus. Ils étaient aux anges. Elven s’est servi de son couteau pour débroussailler et favoriser son passage dans la brousse 😉

Au final je n’ai pas vraiment réussi à évaluer la surface de ce terrain, ni son potentiel … On n’y voyait pas grand-chose avec toute la végétation. On n’est même pas sûrs de l’exploiter un jour, mais voilà, on se sent un peu plus appartenir à cette île si magique et pourtant si dure à vivre.

Voici la pièce-maison dans laquelle nous prenions nos repas du matin et du midi. Le soir comme il faisait frais, nous mangions dans la cuisine fermée dans laquelle le feu brûle en permanence. Pour notre dernier déjeuner, Dominique, le dernier fils de Rina et Philippe a attrapé et tué une poule. Nous l’avons mangée une heure après. Moi qui suis assez difficile même avec la nourriture dite occidentale … Cette étape de la journée (le repas) est toujours une appréhension. Comment dire non gentiment ? Par exemple, pas de thé ni café au petit-déjeuner ?  Mais c’est une extra-terrestre ! Les enfants ici sont allaités jusque leurs 3 ans environ et ensuite au petit déjeuner, pour tout le monde, c’est thé ou café ! Pour les nôtres, c’était eau chaude avec une cuillerée de sucre et une feuille de citron qui infusait.

Et nos enfants se sont bien amusés pendant ces quelques jours dans ce village. Voici comment les petits se sont occupés …

Pour l’anecdote, le Biba que Rina et Celyan lisaient, je l’ai laissé en cadeau à Rina. La dernière fois que j’ai aperçu le magazine c’est chef Philippe qui le lisait 😀

L’activité principale de l’île qui rapporte un peu d’argent c’est le coprah. Les noix de coco sont cassées en morceaux, séchées sur de grands fours puis empaquetées dans des grands sacs de toile qui seront embarqués dans un bateau en direction de l’île de Santo où ce coprah sera utilisé pour fabriquer de l’électricité, comme c’est le cas à Port-Orly … Souvenez-vous, il y a 3 ans … Et le coprah non utilisé est revendu. Ambrym n’est pas la seule île du Vanuatu à produire du coprah, il y a aussi Malicollo et bien sûr Santo. Avec mes élèves de 1èreS nous avons un projet sur le coprah justement, alors j’ai pris des photos pour illustrer leurs recherches.

Et l’heure du retour a sonné. Rina et Philippe (que j’ai quand même du mal à appeler maman et papa !) nous ont accompagné à l’aéroport avec leur fille Mata.

Ce séjour aura été formidable pour les garçons, riche de plein d’enseignements ! Je suis un peu déçue d’avoir subi une crève qui m’a un peu affaiblie (merci mille fois chéri d’avoir pensé à apporter du paracétamol, tu m’as sauvé la vie !) Les points plus difficiles de ce séjour sont encore une fois le froid ! La nuit il fait vraiment froid … 15-18 degrés … et les maisons sont très aérées. ça revient un peu à dormir dehors. Ce qui est certainement bien en été … Mais là il fallait dormir couverts, très couverts. 3 couches de vêtements pour les petits (et moi aussi !) et malheureusement les enfants sortaient de leur duvet. Donc la nuit nous les remettions souvent en place de peur qu’ils aient trop froid. Le réveil de nos chers loustics était aussi très matinal … Vers les 5h du matin. La nuit n’était pas encore levée et le village dormait encore … Mais « Maman, un coq m’a réveillé ! » Et des coqs (ainsi que des poules) dans un village, il y en a beaucoup et ils chantent dès 4h du matin. Le 3e matin, ils se sont réveillés un peu avant 6h … Ils commençaient à s’habituer ! Une autre chose difficile : être dépendant de la nourriture du village. Nous avions apporté 2 cartons de nourriture que nous avions remis à Rina à notre arrivée. Nous avons conservé juste de quoi nourrir les monstres à leur réveil pour éviter que leurs « J’ai faim ! » ne réveillent tout le village. Mais le reste de la journée s’ils avaient faim, il fallait aller demander des bananes ou autre à Rina, qui nous servait avec une gentillesse incroyable !

Ce séjour sera un excellent souvenir pour nous tous. Un passage dans ce village a toujours ce côté hallucinant de voir qu’aujourd’hui il existe encore beaucoup de gens qui vivent dans des conditions de confort très très limitées et en analysant la situation, on a du mal à voir cette façon de vivre réellement évoluer. C’est un décalage qui est déjà important avec Port Vila et encore plus impressionnant avec votre vie en France. Les gens d’Ambrym trouvent que la vie à Vila est difficile. S’ils ont faim et veulent manger, ils doivent payer leur nourriture au marché. Et pour leur minuscule budget, cette dépense est énorme. Dans les îles, disent-ils, tout est gratuit, ils se servent directement dans les arbres.

Le vol de retour s’est mieux passé qu’à l’aller, le vol était direct cette fois. Elven s’est senti très bien … Trop bien même 😉 Il m’inondait de questions sur les consignes en cas d’évacuation notamment, des questions « Mais pourquoi l’avion il se poserait sur la mer ? » Oui, on se les est posées ces questions-là … Y a-t-il des bonnes réponses ! Finalement je préférais presque quand il était malade 😉

Juste avant notre départ pour Ambrym, il y a eu l’anniversaire d’Alice, 5 ans. Alice est l’amoureuse d’Elven, même si cela change régulièrement avec des baisses d’intérêt et des regains de passion périodiques. Pour son anniversaire, il y avait Dargan, un fils d’amis qui a 15 ans (et accessoirement un élève) et il faisait parfaitement l’animateur ! Sur les photos les enfants jouent à dégommer les boites décorées de dragons et emplies de bonbons. Ils ont vraiment passé du bon temps.

Quelques photos de nos garçons à la maison :

5 réponses sur “Les enfants découvrent l’île d’Ambrym”

  1. Ambrym, ile magique,d’accès difficile ,mais avec un guide comme Sylvain aussi introduit dans ce milieu c’est un plaisir et un privilège de rencontrer ces habitants.Ils ne possèdent pas grand chose et vous donnent tout,pas grand chose,si,ils ont un grand cœur qu’ils ouvrent grandement aux personnes de passage (très rares).Alors quel plaisir vous avez du leur faire en emmenant votre petite famille dans leur village.Ils n’ont pas grand chose,ils vous donnent tout et vous disent »merci » !
    Merci Sylvain de m’avoir emmené à Ambrym ,je te l’avais sans doute dit mais pas assez fort,bravo encore Solveig pour ce super reportage qui on le sent bien vient du cœur.
    Papy Michel.

  2. Merci papa pour ce joli message. Le village était plus que ravi de recevoir notre famille. Ils voulaient que nous y laissions nos garçons ! Ils auraient fini par le regretter 😉 LOL Une superbe expérience pour tout le monde.

  3. Magnifique récit, magnifique expérience! Des moments comme ça qui changent la vie!
    C’est formidable que vos garçons puissent vivre ça, quel trésor pour leur futur!
    Bravo à vous d’avoir osé ce séjour avec les 3 enfants si loin de tout, dans des conditions de confort « limites »… mais vous avez reçu tant en retour!
    Vous avez atteint un degré d’immersion que peu de « Blancs » atteignent, même après des dizaines d’années dans le pays. En seulement 3-4 ans (?), bravo, vous montrez une belle ouverture d’esprit, une vraie curiosité, un grand respect de la culture de l’autre….
    Chapeau!

  4. Merci cherie pour ce super reportage et merci Michel :). C’etait sympa le moment a Ambrym et en relisant l’article j’ai beaucoup repense a notre aventure la bas (la caldeira, le lac de lave, les cochons, le kava, les discussions avec le chef Philip).
    On a passe des superbes vacances en famille et les enfants sont definitivement des enfants du pays :).
    Je voulais ajouter que, malheureusement, un eventuel retour en France de notre petite famille n’est pas pour tout de suite, c’est l’esprit de cette adoption.
    Mais nous allons faire notre maximum pour revenir en France tres bientot. Michel, on se refait une fete sous la tente avec un cochon grille ?

  5. Solveig, un grand merci pour toutes ces belles photos, ces commentaires détaillés et la découverte d’Ambrym. Je viens de passer 1h30 à voyager en votre compagnie et j’en suis impressionnée. Il y a tant de choses à dire, mais c’est surtout aux enfants que je pense et à tous les souvenirs et expériences qu’ils enregistrent.
    Soren n’oubliera pas la voiture spéciale, et comment Elven pourrait oublier la scène magique de l’oiseau dans cet arbre. Quant à Celyan il se souviendra de la poule et du cochon. Evidemment l’évènement « adoption » s’inscrit comme un moment inoubliable pour vous tous et pour tes lecteurs. Donc grâce au chef Philippe et à la forte Rina vous avez maintenant un point de chute et une famille d’accueil. Magnifique !

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