Le 10 août, pour ses 34 ans Sylvain avait eu droit a un séisme de 7.3 à Port Vila. Le 26 décembre (veille de mes 34 ans) il y a eu aussi un 7.3 l’épicentre étant situé à à 16 km de profondeur à 130 km de Port Vila, au large de l’île de Tanna. N’empêche qu’en pleine nuit on l’a bien ressenti, surtout qu’il a duré longtemps. Titi et Jérôme ont émergé juste le temps de se dire « Tiens, c’est un tremblement de terre » et paf re-dodo. Car oui les risques tsunami sont nuls dans cette nouvelle maison et tant mieux car quel stress … Et en plus cette fois il y a eu quelque chose. Pas sur Efaté, mais sur l’île de Tanna, il y a eu des vagues entre 1,50m et 2m. Dès le 26 à midi Sylvain est parti à Tanna pour évaluer la situation avec son équipe. En compilant les constatations sur le terrain et les témoignages des habitants ils ont pu se rendre compte de l’ampleur du phénomène. La conclusion est qu’ils ont eu beaucoup de chance. 15 minutes après la secousse (la principale secousse, car on compte une vingtaine de répliques) le tsunami a eu lieu. Et la grande chance réside dans le fait que la marée était basse, très basse. Il y avait un fort coefficient dû à la pleine lune. La mer est passée de très basse à très haute mais sans trop empiéter sur les terres, à part à quelques endroits où elle a été guidée par des petits ravins. Les histoires des villageois sont variées : Il y avait une famille de 25 personnes environ qui campait sur la plage. C’est quelque chose de très fréquent pendant les fêtes. Et un des hommes était parti pêcher langoustes et poissons, en pleine lune et à marrée basse c’est idéal, à pied sur le plateau corallien. Soudain il voit la mer partir d’un coup, puis il entend un fort grondement et à la lumière du clair de lune il voit un mur d’eau plein d’écume qui avance. Avant de comprendre de quoi il s’agissait, l’eau le frappe à hauteur de poitrine. Après la troisième vague (sachant que la première est très souvent moins haute que les suivantes) il s’est retrouvé sur la plage sans se rappeler comment, les jambes grandement éraflées par le corail. On peut dire qu’il a été chanceux. Une autre famille campe sur une autre plage. Une petite fille entend le grondement et demande à son père ce que c’est. Le papa répond que ce n’est rien. Juste après la petite fille sent la vague lui lécher les pieds et tout le monde se sauve dans les hauteurs. Un homme a vu son bateau se faire refouler 500m dans les terres. Et d’autres bateaux ont littéralement coulé. Ces vagues ont drainé plein de détritus de branches, de roches et autres. Le nombre de témoignages de personnes qui ont entendu le grondement et qui se trouvaient sur la plage est important. Si par malheur la marrée avait été haute, on aurait pu dénombrer une centaine de victimes. En 1964 il y avait eu un séisme similaire et le tsunami avait fait 4 victimes. Le bureau de sylvain doit se poser les bonnes questions pour minimiser de tels risques : Encore plus de prévention. Certaines personnes ne sachant pas encore qu’un tsunami peut suivre un fort séisme. Se méfier quand la mer se retire brutalement et quand un grondement inhabituel se fait entendre. La règle qu’il faudrait imposer : S’il y a un fort séisme, monter dans les hauteurs. Voici quelques photos de la mission de Sylvain.
Sylvain est rentré le 27 décembre à midi juste à temps pour mon anniversaire 🙂 En fait Titi, Jérôme, les enfants et moi étions parti déjeuner avec Julien, Lauriane et Nathan dans un resort au bord de mer : Le Tamanu on the beach. Et là … Déception : pas de photo ! J’ai bien pris mon appareil, mais pas la carte mémoire !! On va mettre ça sur le compte de ma fatigue. Les nuits courtes et hachées ne me réussissent pas ! En tout cas on a passé un super moment là-bas. Champagne, et baignade au programme dans un cadre très joli. Voici des photos prises sur internet:
En revenant mon chéri avait cuisiné un supra bon gâteau au chocolat. Y avait plus qu’à souffler les bougies !
Merci à tous pour vos messages pour mon anniversaire. Je vous réponds, dès que possible !
Juste avant son départ à Tanna, Sylvain est venu se baigner avec nous à Iririki. Dommage que cette séance ait finie sous une pluie tropicale qui nous a bien rincés !
Et pour finir, les exploits des garçons : Elven a enfilé son masque pour regarder les poissons. Oui je sais c’est dans la piscine et la baignoire, pour l’instant … Rêvons qu’il le fasse dans la mer 😉
