Port Vila – Paris : un voyage sans fin

Nous avons quitté Port-Vila le vendredi 19 décembre pour atterrir 2h30 plus tard, à 19h30, à Brisbane. Nous sommes chargés de 2 valises presque pleines et de 3 valises vides. Nous sommes prévoyants 🙂 Celyan a dormi une bonne partie du voyage. Lorsqu’on le réveille, on se rend compte qu’il est bouillant de fièvre. Nous regagnons la maison dans laquelle nous avons loué une chambre. Ce trajet en taxi ne nous prend que quelques minutes. Nous avons loué cette chambre car tout nous plaisait : L’emplacement (3 stations en train de l’aéroport, 5 stations du centre ville), la maison était superbe, la piscine accueillante et les hôtes vraiment sympas. L’avantage de louer (via airbnb) juste une chambre dans une maison est que tu n’as pas à t’embêter avec la remise des clés, le ménage… Et on peut bien sûr profiter des autres pièces de la maison. 2 autres chambres sont louées par d’autres personnes de passage et nous faisons ainsi la connaissance d’autrichiens, israéliens, australiens… Voici quelques photos de notre pied à terre pour 2 nuits :

Mais revenons à Celyan fiévreux. Dès que nous arrivons dans notre chambre, je mesure sa température : 39,5. Nos hôtes, Jack et Renato, sont inquiets et nous proposent de prendre rdv pour un docteur. Le rdv est pris pour 21h30. Ils nous même réservé le taxi. Finalement, dès la première prise d’antibiotique, Celyan est totalement remis.

Nous souhaitions rester un peu à Brisbane avant de poursuivre notre périple pour 3 raisons :

– Lorsque nous avions réservé nos vols pour la France, nous avions réservé Brisbane – Paris. Pour faire correspondre des vols jusque Port-Vila, cela nécessitait de passer une nuit ou deux à Brisbane, car nous voulions à tout prix éviter l’alternative compagnie low-coast. Sur un si long voyage, c’est trop risqué en terme de ponctualité et d’excédents de bagages !

– Nous voulions acheter des vêtements qui conviennent chez nous, donc plutôt été et en France nous ne trouverions par notre bonheur

– Nous souhaitions revoir nos amis qui habitent sur la Gold Coast à une heure au sud de Brisbane.

Le samedi matin, dernier WE avant Noël, nous nous sommes retrouvés (avec nos amis qui se sont déplacés sans les papas, désolée Sylvain) au centre commercial en plein centre de Brisbane, l’équivalent des galeries Lafayette à Paris. Enfin pas tout à fait car l’affluence n’avait rien à voir avec ce qu’on peut trouver à la veille de Noël aux Galeries ! C’était assez calme.

Puis nous avons entamé notre périple vers l’Europe. 8h de vol, nous atterrissons à Bangkok. 3 mois après avoir réservé les billets, nous apprenons que les horaires de vol changent et nous devons passer une nuit à Bangkok. Taxi vers 20h (enfants complètement décalqués) pour rejoindre la ville, nuit à l’hôtel, re-taxi à 6h du mat’. Le plus dur dans cette aventure est la douane thaïlandaise qui est particulièrement lente 30 minutes par personne !! Un calvaire surtout avec 3 enfants qui ne tenaient plus debout. re-décollage vers Mascat (5h de vol) puis après 2h d’escale et 8h de vol, nous atterrissons enfin à Paris ! Les vols se passent bien. Les enfants s’occupent avec les écrans et dorment tranquillement.

Ce voyage nous a paru sans fin. Comme lorsque tu rêves que tu veux aller quelque part et qu’il y a mille et un obstacles qui rendent ton périple sans fin. Mais nous avons survécu ! Arrivés en France, un chouette comité d’accueil nous attendait ! Mes parents, mon cousin Bruno, la maman de Sylvain et son frère. Après un arrêt chez mon oncle et ma tante (Yves et Marie-Cé à côté de Meaux) nous rejoignons l’appartement que nous avons aussi trouvé sur airbnb pour une nuit réparatrice. Un agréable appart avec 2 chambres, vue sur la cathédrale de Meaux.

Le lendemain matin, nous nous rendons sur Paris, au cirque d’hiver pour voir le cirque Bouglione. Il faut équiper les enfants des vêtements au préalable achetés sur ebay. Et nous voilà prêts à assister à ce superbe spectacle :

Le lendemain, nous allons au cinéma. Les enfants nous le réclamait depuis longtemps. Suivi d’une session manège. Profitons de ce que nous ne pouvons trouver au Vanuatu :

5 ans pour Soren !

Notre grand Soren a soufflé ses 5 bougies le 17 avril en famille. Et une pluie de cadeaux s’est encore abattue sur lui. Ce sont des cadeaux que j’avais rapportés de France. Encore un GROS merci aux généreux contributeurs ! JOYEUX ANNIVERSAIRE mon grand Soren.

Le Flurby a un succès certain. Les Mr/Mme sont lus très très souvent, le livre Cars Leap Frog une belle surprise très appréciée. Ce fût un petit garçon très heureux qui se coucha ce soir-là.

Bon là, il était temps de couper des cheveux alors les 3 loulous ont fait un tour chez le coiffeur pour une coupe simultanée 🙂

Et le samedi suivant, 20 à 25 copains sont venus fêter son anniversaire à la maison. Plusieurs jeux pour les occuper : La chasse au trésor, la course aux monstres, la facteur, le course en sac, le foulard sur les yeux pour décrocher son cadeau, la pêche à la ligne, … Une bonne partie de rigolade !

Après notre retour au Vanuatu, voici notre première sortie plage très appréciée. J’ai du bronzage à rattraper 😉 Sincèrement, cela me préoccupe peu, on finit toujours par prendre des couleurs, qu’on le veuille ou non.

Le soir de l’anniversaire de Soren nous avons organisé un barbecue géant à la maison (30 à 40 personnes) Comme il faisait beau, nous avons mis des nattes sur la pelouse et nous avons profité du joli ciel étoilé. Le lendemain on a retrouvé (par hasard !) pas mal de ces potes à Honeymoon beach. Nous avons fini par manger des crêpes avec des potes à la maison. Un superbe WE festif !

La première compétition de judo de l’année pour Elven et Soren. Ils ont assuré comme des champions !

Des photos variées pour terminer cet article:

Et aussi des photos de la cuisine avec les murs abattus. Maintenant, il faudra refaire une belle cuisine … Mais pas tout de suite …

Une visite en France 4 ans après notre départ !!

Le voilà l’article tant attendu. J’avais très hâte de l’écrire mais malheureusement j’étais très occupée à mon retour au Vanuatu : Des heures sup à l’école, quelques heures données à l’Agence Universitaire Française de Port-Vila et une heure de basket donnée à l’école australienne PVIS. Je ne m’ennuie pas !

Je débute le récit de notre aventure en France du 16 mars au 5 avril 2013. Commençons par le tout début : les bagages pour venir … Pas facile de prévoir le temps qu’il va faire en France. On peut avoir une fin d’hiver encore froide ou un début de printemps agréable …Il faut trier parmi les affaires qu’on nous a prêtées, lesquelles nous emmenons. Je remplis à peine un sac pour les affaires des garçons et une valise pour moi (bouquins pour le boulot compris) Je pars avec une autre valise qui contient seulement deux sacs à dos vides. Nous avons la chance de voyager avec la compagnie Finlandaise Finnair qui nous autorise 2 bagages de 23 kilos par personne. Cela nous permettra de rentrer avec 138 kilos. On ne le savait quand on a acheté les billets, mais ce fût une sacré bonne nouvelle 🙂

Nous avons donc décollé de Port-Vila vendredi 16 mars à 19:40. Le premier vol s’est très bien passé. Nous avons atterri à Nouméa 1:05 plus tard. Les 4h d’escale se sont bien passées. Nous avions tout le terminal pour nous, puisque les autres passagers, n’étant pas en transit, n’étaient pas arrivés. Les garçons ont joué puis se sont endormis :

J’ai oublié de prendre des photos de la suite du voyage. Nous avons embarqué sur le vol de Séoul sans problème. J’ai réveillé Elven pour qu’il marche pour monter dans l’avion et je portais Soren. Je voyageais sur le même vol que Pierre, un collègue de Sylvain qui travaille à l’IRD de Nouméa. C’est lui qui nous avait prêté sa maison à Nouméa en décembre dernier pour nos vacances familiales. Il m’a aidé à porter mes sacs. A peine assis sur leurs sièges, les garçons se sont rendormis. Pour ma part j’ai attendu le plateau repas pour faire de même. A leur réveil, les garçons sont ravis de découvrir le choix de vidéos sur leur écran personnel. Ce vol de 10h passe très vite. Les 3h d’escale à Séoul se passent bien aussi. Il y a un petit parc de jeux pour que les enfants se défoulent. Une question rigolote de Soren : « Mais maman, on est sur quelle île, là ? » « Chaton il existe aussi quelque chose qu’on appelle des continents …  » 😉

Le vol suivant me paraît très long. Soren s’endort vite mais Elven lutte, il est hypnotisé par l’écran. Je regarde, impatiente, l’écran qui donne l’avancement du vol … C’est long … On va bientôt arriver je pense … Non, en fait on n’est pas encore à la moitié ! 10h de vol de nuit passent vite mais en journée c’est interminable. Elven finit par s’endormir … Et enfin moi aussi. Quand je me réveille je remarque que l’œil droit d’Elven est gonflé, ça ressemble beaucoup à une conjonctivite. Il dort toujours et Soren aussi. L’avion atterrit à Helsinki, tous les passagers descendent. Les hôtesses me disent « Oh la la, ça va être dur pour les réveiller ». Mais j’ai la solution. « Regardez les enfants, il y a de la neige partout » Ils se réveillent avec le sourire, subjugués. Elven se rend compte que son œil le gêne et même lui fait mal. Il devient un peu grognon. Pendant les 2 petites heures d’escale je me connecte à Internet et envoie un mail à Papy pour qu’ils viennent à l’aéroport avec un traitement pour la conjonctivite. Le temps passe vite, on n’a pas eu le temps de sortir dehors pour toucher la neige mais les garçons étaient ravis de voir tout ce blanc. Ils se sont vite endormis de nouveau dans l’avion. 3h plus tard, à l’arrivée, le réveil s’est aussi très bien passé : « Debout les garçons, nous sommes arrivés à Paris » Ils se lèvent d’un bond, ravis !

Nous récupérons nos bagages alors que de l’autre côté de la vitre se trouve le comité d’accueil 🙂 On se fait de grands coucous ! Les bagages arrivent tous, les 3 sacs que nous n’avions pas vu depuis Port-Vila. Nous sortons enfin pour les embrassades tant attendues ! Papy, Mamicha, Florent, Mamie Loulou, Vicky et Dov sont là pour nous accueillir et pour notre plus grand bonheur. Nous soignons l’œil d’Elven. Je raconte, heureuse, que le trajet s’est vraiment très bien passé, les enfants ont été super gentils. Il est 18h30 et nous voilà en France après 4 d’absence 🙂 Dehors il reste un peu de neige. Les garçons pourront cette fois la toucher 🙂

Nous rentrons chez mon oncle et ma tante qui habitent à 20 minutes de là. J’y retrouve donc, avec une très grande joie, Yves et Marie-Cé ainsi que ma petite soeur Titi ! La tête tourne un peu après ce long voyage. On se réunit pour prendre un apéro bien mérité, autour d’un joli feu de cheminée. Celui-ci impressionne les garçons.

Le repas du soir sera raclette et fraises en dessert. Quelle belle façon de commencer le séjour ! Côté nourriture, Soren a vite appris à s’éloigner du plateau de « fromage qui pue ! ». Les garçons mangent et rapidement vont se coucher, à condition que Mamicha dorme avec eux, ce qu’elle accepte avec joie.

Le lendemain après-midi j’ai rendez-vous avec plusieurs amis et leurs enfants à Meaux, à 10 minutes de là dans une aire de jeux couverte : Froggy Parc. Quelle joie de revoir Sophie avec son grand Simon, Virginie et Bouvels avec leurs deux garçons Lubin et Loris, Céline et Nicolas avec leurs deux filles Louane et Ninon. Ils ont faire environ 1h30 de route chacun pour venir jusqu’ici de directions différentes mais nous nous sommes retrouvés et c’était vraiment une grande chance ! Merci à vous les amis de vous être déplacés. Ce fût un excellent moment passé avec vous tous … Juste deux regrets : C’est passé trop vite et je n’ai pas eu le temps de poser toutes les questions que je voulais poser … et … Nous n’avons pas pris de photos de nous tous !! Voici quelques photos des enfants qui ont joué dans le parc :

Le lendemain, lundi, Papy, Mamicha, Florent, les garçons et moi sommes partis visiter Paris et notamment la Tour Eiffel. c’est donc sous un ciel grisailleux et une petite pluie fine que nous avons démarrer la journée par la visite de la Tour Eiffel, sans monter dedans. Il faisait trop froid et il y avait une queue phénoménale. La pause déjeuner s’est faite à la station Grenelle, au Mc Do pour la plus grande joie des petits. Et non, Solveig, si le sol bouge, ce n’est pas un tremblement de terre … C’est juste le métro qui passe. J’avais beau le savoir mais je me suis faite avoir !

Deux petits tours de manège pour les garçons :

Ensuite nous avons été voir un magasin de jouets, celui qui se trouve près de l’appartement où nous habitions avant. Les garçons ont été très sages et même, à un moment, ils ont dit : On est fatigué … Et pof ils se sont littéralement endormis dans nos bras dans le magasin de jouets … Y avait plus qu’à les porter pour rentrer …. Premier métro puis changement de ligne … 10 minutes de marche … Pff ils sont lourds ! Le lendemain ils se réveillaient à 3h du matin … C’est une courageuse Mamicha qui a géré.

Le magasin de jouets :

Le mardi, nous avons repris la route vers Paris. Cette fois nous allions à la Cité des sciences. Quelques embouteillages nous ont ralenti et surtout énervés. Ce foutu parking de la Cité des sciences fermé, nous aura fait perdre plus d’une heure ! Nous avons enfin retrouvé Vicky et Florent pour un déjeuner avant de visiter l’exposition des 2-7 ans qui a beaucoup amusée les garçons :

En fin de journée Papy, et moi déposions Florent, Soren et Elven chez Mamie Loulou à Choisy Le Roi où ils sont restés 3 jours, jusqu’au vendredi. Ils sont arrivés vers 17h et ils dormaient … Ils n’étaient pas remis du décalage horaire. Pour ma part j’ai aussi beaucoup subi de réveils très matinaux pendant une bonne semaine. Mes premières nuits en France furent aussi très courtes.

Les garçons ont passé 3 jours avec leur mamie Loulou et leur tonton Florent avec notamment une visite de l’aquarium du Trocadéro :

Ensuite Papy m’a déposé à l’hôtel Campanile de Créteil où je serai logée avec mes collègues pendant les 10 jours que durent la formation. Une réunion d’accueil devait avoir lieu dès le mardi soir. Car il ne faut pas oublier la raison pour laquelle nous avons fait ce voyage : J’avais une formation en mathématiques de 10 jours à Créteil. Il y avait 10 stagiaires en mathématiques et autant en SVT, Lettres, Histoire-Géo et CPE. Ce stage était hyper intéressant. Voir enfin un inspecteur au bout de 4 ans d’enseignement c’est vraiment enrichissant. Nous avons assisté à différentes sessions avec des intervenants différents sur des sujets variés et utiles. Nous avons eu deux journées d’observation en établissements scolaires. Nous le savions déjà : Nous n’avons vraiment pas les mêmes élèves dans les Lycées Français à l’étranger et dans les banlieues des grandes villes. Nous avons aussi eu une journée visite dans Paris. Le matin nous visitions le Palais de la Découverte et l’après-midi le muséum national d’histoire naturelle afin de prospecter sur les différentes ressources pédagogiques que peuvent nous offrir ces lieux. Nous avons noué des liens avec nos collègues qui venaient du monde entier. Ces rencontres et ces conférences furent une vraie richesse. Voici quelques photos de ces journées de stage :

Dès le début du stage mes galères téléphone ont commencé. J’ai acheté une carte SIM dans un bureau de tabac à mon arrivée à l’aéroport de Roissy. J’avais 5 euros de crédit dessus. Il était demandé de renvoyer un coupon avec une pièce d’identité ce que j’ai fait 3 jours plus tard. Lorsque mon crédit s’est trouvé épuisé, j’en ai racheté dans un autre bureau de tabac. 20 euros en plus, puisque je voulais payer par carte et en dessous ce n’était pas possible. Mais au moment de recharger mon téléphone, j’apprends que je ne peux pas le faire car ma ligne n’est pas identifiée. En gros ils n’ont pas encore reçu mon courrier. 2 jours plus tard je me décide à me rendre dans une agence Orange étant donné que je recevais un SMS quotidien me demandant de le faire pour m’identifier. Et là, en agence, la personne qui s’occupe de moi, renvoie ma pièce d’identité par fax et appelle le service clientèle pour savoir si je suis bien enregistrée … Comment ? Cela prendra plusieurs jours car ils traitent les demandes dans l’ordre d’arrivée ! Je pouvais recevoir des appels et des SMS mais je ne pouvais pas émettre. Cela a duré 10 jours. Une vraie arnaque. En quoi est-ce un problème de recharger sa carte si je ne suis pas identifiée. Apparemment on n’a pas le droit d’avoir plus de 2 SIMs par personne d’où cette sécurité. Mais où est le problème si, comme ils le disent : Lorsqu’on ne s’identifie pas, au bout d’un mois, la ligne est coupée !! Je n’ai pas compris ce système bien complexe et j’ai vraiment pesté contre ces  !@*&* d’Orange. Apparemment je me suis renseignée chez SFR et cela aurait été pareil. La réponse des agents a été : « Si vous aviez acheté votre carte en agence, nous vous aurions identifié tout de suite » Alors pourquoi n’avez-vous pas d’agence à l’arrivée à l’aéroport ouverte quand les avions arrivent et pourquoi vendez-vous des cartes SIMs en bureau de tabac ?? Dans tous les endroits où j’ai voyagé, j’ai toujours acheté une SIM sans problème d’identification ou de blocage pendant 10 jours ! Au final j’ai quand même utilisé tout mon crédit mais quelle frustration pendant ces 10 jours.

Bref retour au fil de ce séjour : La journée, le stage m’occupait. Lors de la fin de journée je flânais dans le centre commercial Créteil Soleil très proche de l’hôtel pour acheter les différents objets qui figuraient sur ma liste de course. Quelle bonheur d’acheter des livres et de pouvoir les feuilleter avant ! Par contre c’est pas très agréable de devoir essayer un simple débardeur quand auparavant il faut enlever gants, écharpe, manteau, pull, t-shirt … Mais quel choix dans ces grands centres commerciaux ! Au début j’étais tellement étourdie que je n’arrivais à rien acheter. Il m’a fallu plusieurs visites pour m’habituer.

Le soir je retrouvais des amis dans Paris. Et la chance incroyable a été de me balader dans les différents quartiers de Paris qui me tenaient à cœur. Une sorte de pèlerinage qui a duré 10 jours. La première sortie parisienne nocturne que j’ai faite fût dans le quartier Montorgueil. Le quartier où Sylvain et moi habitions avant de partir. Que de souvenirs !! Cette rue est vraiment sympa. Un beau quartier à vivre. J’ai rejoint ma cousine Cathy et mon cousin Bruno pour une crêperie ! Trop bon ! Cette crêperie que nous fréquentions beaucoup Sylvain et moi propose toujours des galettes et des crêpes aussi bonnes ! Et la soiré avec mes cousins, un pur moment de rigolade 🙂 Merci à vous deux 🙂

Le vendredi soir, je suis rentrée en transport en commun jusque Meaux tandis que Papy est passé prendre Elven et Soren à Choisy Le Roi. Le samedi nous avons passé la journée à Disneyland. Qui nous ? Papy, Mamicha, Mamie Loulou, Florent (le frère de Sylvain), Nicolas (mon frère), Tiphaine (ou Titi, ma soeur) et bien sûr Elven et Soren. Les tapis roulants à l’entrée du parc ont beaucoup amusé les enfants … On leur a promis de bien plus belles attractions par la suite ! Il y a quelques soucis de billets à l’entrée qui nous ont un peu ralenti. Elven et Soren ont été ravis de cette longue et belle journée. Chez Mamie Loulou ils s’étaient bien recalés et ne s’endormissaient plus à 3h de l’après-midi. Ils gardent un souvenir incroyable de cette belle journée au parc de Disneyland.

Le dimanche ce fût un repas de famille pour l’anniversaire de ma cousine Cathy, JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Le lundi, Papy, Mamicha sont rentrés chez eux avec les garçons. Pendant cette courte semaine en Bretagne, ils ont fait diverses activités : Titi est passée les voir tous les soirs, Nicolas et Sonia les ont emmenés au cinéma et au Mc Do. Ils se sont aussi promenés à St Malo avec Papy et Mamicha :

De mon côté, je poursuivais mes escapades nocturnes dans les différents quartiers parisiens :

J’ai retrouvé Nelly pour un concert rock à l’Olympia tout en passant devant l’Opéra Garnier, un monument que je voyais tous les jours avant. J’ai retrouvé Vicky pour un dîner à Bastille. J’ai retrouvé Nelly pour un ciné aux Halles, comme nous le faisions souvent le dimanche soir notamment. J’ai retrouvé Audrey et Thierry chez eux à Antony avec leur fils Léandre pour une délicieuse raclette. Eux aussi ils avaient tout compris de mes privations. Sachant que le midi j’avais déjeuné d’une planche de charcuterie, ce fût la journée parfaite 😉 Sauf que j’ai, là aussi, oublié de prendre une photo de cette petite famille 🙁 Mais nous avons en tout cas passé un super moment. C’est vraiment bon de se revoir et de se donner de nos nouvelles de vive voix et non plus uniquement par mail !

Dans la catégorie divers, voici deux photos de mes pieds chaussés sans chaussettes ! J’ai eu un peu froid … Mais pas vraiment envie d’acheter des chaussettes pour seulement quelques jours.

Je suis rentrée sur Rennes le samedi matin, en train, après une courte nuit due à une petite virée parisienne la veille au soir. Les garçons étaient ravis de retrouver leur maman après une petite semaine de séparation. La semaine s’est vraiment bien passée de leur côté aussi. Papy était, entre temps, devenu « Papy super héros Castor blagueur » !  Castor pour bricoleur 😉 Le samedi midi quelques membres de la grande famille Rousseau se sont retrouvés pour déguster notamment les superbes petits desserts sucrés de Titi. Ce fût un VRAI plaisir de tous vous revoir ! Quelle émotion ! Mes cousins, Servane, Flavien et Laura avaient apporté des chocolats de Pâques et ils étaient cachés dans la chambre d’Elven et Soren. Ils étaient ravis de cet avant-goût de Pâques.

Dimanche matin les garçons ont suivi la chasse aux œufs superbement préparée par Titi. Ils devaient trouver 12 oeufs chacun attaché à un morceau de puzzle. Les 12 morceaux de puzzle formaient un message qui était un indice pour trouver le trésor. Elven et Soren se sont éclatés ! Merci Titi !

Lundi matin, la mairie de Liffré organisait une chasse aux œufs dans la forêt. Une belle découverte pour Soren et Elven : Des arbres sans feuille ! Ensuite, Mon cousin Guénaël est venu nous rendre visite avec Claire et leur petit Matis, adorable et gentil bébé. Merci beaucoup pour cette visite qui nous a fait très plaisir !

Le lundi soir c’était aussi l’anniversaire de Sonia. C’est trop bon de participer à ces événements et ne pas le faire simplement de loin …

Mardi soir nous sommes allés chez mes cousins car Flavien joue de la batterie depuis tout petit. Elven a débuté cet instrument il y a un mois et demi et il aime beaucoup. Ils ont pris un grand plaisir tous les deux.

Le mercredi après-midi, Soren, Elven et moi avons pris la voiture de Papy pour nous rendre chez Sandrine une très bonne amie à moi qui vient d’avoir sa petite troisième, adorable Adèle, petite sœur de Manon et Justin. C’était une vraie joie de se revoir et de passer cette après-midi ensemble ! Mais toujours pas de photo 🙁 Ils habitent à côté de Nantes et il nous a fallu une bonne heure de route. Quelle facilité de conduire une grosse voiture avec limiteur de vitesse sur une autoroute sans nid de poule … Trop bizarre la différence avec le Vanuatu !

La veille de notre départ pour Paris en vue de reprendre l’avion, nous avons fêté l’anniversaire de Soren. La vraie date étant le 17 avril, nous avons jugé que le 4 avril était suffisamment proche pour lui offrir son premier anniversaire en famille. Il a adoré !

Avant de partir sur Paris, j’ai fait un tour au Carrefour proche de chez mes parents … Que c’est immense. J’étais totalement éblouie voire étouffée par cette quantité d’objets à vendre … Quelques photos diverses prises en Bretagne :

Retour vers Paris et ses embouteillages !

Et voici le départ depuis Roissy. Enfin j’ai pu avoir une petite photo de toi Vicky 🙂

Dans le terminal, Soren s’est mis à chanter bien fort une chanson bretonne : « Faites-lui du bien, bien, bien, bien … » Et aussitôt un jeune homme a tourné la tête mi-surpris, mi-amusé … Ben oui disons que la fin de la chanson est un peu olé olé mais rassurez-vous les garçons ne la connaissent pas ! Il faut bien que la culture bretonne arrive jusqu’au Vanuatu 🙂

J’ai, cette fois-ci, enregistré 6 sacs bien remplis, mais je n’ai malgré tout pas atteint les 138 kilos. J’ai ramené une tonne de trésors : Beaucoup de livres, des fringues pour tout le monde, des jouets bien sûr, un auto-radio, un radio-réveil i-pod, et diverses fournitures utiles chez nous : une raquette électrique anti-moustique, un hamac, des palmes, des lycras pour la plage, de la crème solaire (il n’y a plus de crème indice 50 à Vila depuis plusieurs semaines) … Les prix en France sont incroyablement bas comparés à ceux de chez nous.

Le vol au départ de Paris et à destination d’Helsinki s’est fait avec du retard. Nous avions initialement 1h de transit à Helsinki pour attraper le vol de Tokyo et cela s’est transformé en 20 minutes. Comme ces 2 vols étaient assurés par la même compagnie aérienne, Finnair, ils ont bien géré et nous avons réussi, en courant, certes, à attraper le vol suivant.

Chose incroyable, à Paris j’ai rencontré une collègue de Port-Vila, Frédérique, enseignante au primaire. Elle avait passé 2 semaines (de nos vacances) à installer son fils qui va commencer à étudier à Paris. Et nous avons effectué les 4 vols retour ensemble ! Le vol Paris-Tokyo a été très pénible. Habitués à se coucher tard, les garçons se sont endormis tardivement. Au moment où enfin je pouvais moi aussi m’endormir, les lumières s’allumaient pour le petit déjeuner. Les garçons ont dormi 5-6h … J’ai réussi à grappiller une heure de sommeil avant l’atterrissage. Nous sommes arrivés à Tokyo à 8h du matin, heure locale pour affronter 12 h d’attente (en journée). J’avais prévu une escapade dans la ville de Narita à 10 minutes en train de l’aéroport pour visiter des temples magnifiques, parait-il. Mais avec la migraine et le manque de sommeil, cette idée s’est vite évanouie. J’ai pu dormir 2 petites heures dans le terminal pendant que Frédérique surveillait mes enfants. Une vraie chance !

Nous avons aussi rencontré James, un américain qui habite Los Angeles et qui transitait à Tokyo pour se rendre à Bangkok au mariage de son meilleur ami. Il a joué avec les garçons aux Légos, à Star Wars, à les faire voler, à cache-cache. La prochaine fois qu’il prend l’avion, il faut qu’il me le dise … C’est un formidable baby-sitter pour les enfants ! Il me posait des questions sur le Vanuatu et il était sidéré d’apprendre que nous n’avions la télé que depuis quelques semaines. Tu veux dire que tu n’avais pas la télé dans toutes les pièces ?? 😉

10 heures de vol de nuit plus tard, nous arrivions à Nouméa. Les quelques turbulences subies au moment du petit déjeuner ont perturbé Elven. Dès qu’il est sorti de l’appareil, il a vomi. Ce n’était pas le seul à être malade sur ce vol. C’est vrai que ça bougeait bien.

Nous avons alors appris que nos bagages n’avaient pas suivi. Oui j’imagine que les 20 minutes de transit à Helsinki ont du être difficiles pour le suivi. Et j’ai trouvé que c’était une bonne nouvelle. En effet, à Paris, ils n’avaient pu enregistrer mes bagages que jusque Nouméa. Il aurait donc fallu que je les garde toute la journée. Pierre, devait venir nous chercher, et je ne suis pas sure que nos 6 sacs auraient tenu dans son coffre ! De plus, les 138 kilos étaient valables jusque Nouméa. Il aurait fallu que je paye un surplus d’environ 80 euros pour les 6 sacs jusque Port-Vila. Comme ils ont voyagé le lendemain sans moi, je n’ai rien payé. Nous avons eu droit à des petites pochettes qui contenait le kit de survie pour se laver et se changer.

Pierre nous attendait et nous a accueilli chez lui. Nous nous sommes douchés, nous avons déjeuné en très bonne compagnie avec Manu, Fred et Hortense. Et après une sieste de 2h, nous avons repris notre route vers l’aéroport. J’y ai encore acheté des livres … Vu que j’ai enregistré un bagage en soute … Je pouvais bien 😉 Et enfin après ce long périple, nous avons atterri à Port-Vila, où nous attendaient impatients, Celyan et Sylvain. Quel bonheur de se retrouver tous les 5. C’est long mine de rien 3 semaines ! Pendant ce temps, au Vanuatu,

Sylvain avait décidé de profiter de notre absence pour casser les murs de la cuisine avant d’agrandir notre espace de vie. L’idée est bien sûr de construire, plus tard, une belle cuisine … Mais plus tard. Ce fût un travail énorme réalisé par Sylvain aidé de plusieurs amis. Regardez plutôt :

Je vous mettrai des photos du résultat final prochainement. Ces 3 semaines en France ont paru bien longues à Celyan qui se trouvait bien triste sans sa maman et ses frères. Nous étions vraiment très heureux de tous nous retrouver. Ce voyage en France a été une superbe aventure, un vrai plaisir de retrouver les gens qu’on aime, les lieux qu’on aime. Une parenthèse très appréciée autant par moi que par les enfants. Ceux-ci se sont vite adaptés, autant au froid qu’aux nouveautés. Ils ont été très curieux, par exemple,  à propos des panneaux de la signalisation routière. Il faut dire qu’au Vanuatu il y en a peu et parfois il ressemble même à ça :

Ils avaient très froid en sortant de la douche … Et vers la fin ils disaient : On en a marre du froid, on veut du chaud 🙂 Il faut dire que c’est l’hypothèse hiver prolongé qui s’est confirmée et les 0 degré ont parfois été difficile.

Bref un séjour génial qui fait vraiment du bien … Qui ne donne pas envie de revenir vivre en France (quand même pas … J’aime trop ma tête bronzée 😉 ) mais qui donne envie de rentrer plus souvent pour vous faire des coucous et passer des moments bien cool avec vous tous, amis et famille. Un gros regret … Je n’ai pas pris assez de photos de vous tous que j’ai croisé. Mais où avais-je la tête ? Toute à la joie de vous revoir … Je n’ai pas eu le réflexe photo 🙁

Ce séjour a fait un bien fou à Elven et Soren. Ils sont revenus boostés de confiance en eux. Ils ont découvert qu’en France, ils avaient une grande famille et beaucoup d’amis qui pensaient à eux, qui les connaissaient et qui les aimaient et ça leur a fait un bien fou ! Merci à vous pour ces magiques moments. Une pensée triste et un pincement au cœur pour ceux que je n’ai pas pu voir … La prochaine fois, c’est promis, et ça ne sera pas dans 4 ans !

L’été continue avec le soleil et les poissons :)

Avant de vous conter nos dernières aventures toujours très aquatiques, saison oblige 🙂 Je voudrais vous faire part d’une nouvelle que nombre d’entre vous connaissent déjà :

JE REVIENS EN FRANCE AVEC ELVEN ET SOREN pour 3 semaines, du 16 mars au 5 avril !!!!!

Yeepee, youpi, incroyable, génial !!! Mais pourquoi là maintenant et pourquoi que nous 3 ?

J’ai une formation de 10 jours à Créteil. Oui encore une formation ! Après avoir demandé des formations chaque année et avoir vu mes collègues partir … Je suis enfin sélectionnée. 2 formations en si peu de temps c’est une vraie chance … J’imagine que je vais devoir encore attendre un paquet d’années avant de partir de nouveau, mais pas de problème ! Bref cette formation se déroule un peu avant nos vacances, donc nous pourrons passer 3 semaines sur place. Puisque mon billet (mes billets plutôt !) sont payés par mon école (pas ceux des enfants), nous avons décidé d’inclure Elven et Soren dans l’aventure. Ils seront gardés par les grands-parents pendant que je bosserai. Celyan est trop petit pour que je puisse prendre les 3 seule dans l’avion et, de plus, pour garder Celyan il faut beaucoup de patience et d’énergie 😉 Sylvain n’a plus de vacances … Et de toute façon, là ça dépasse largement notre budget … Nos vacances viennent de se terminer pour nous, alors ce voyage n’était pas vraiment prévu … Nous serons donc 3 à profiter de ce retour à notre pays natal après 4 ans d’absence. Ce fut une réelle surprise, presqu’un choc lorsque j’ai appris la nouvelle. Le voyage ne sera pas de tout repos :

Départ le vendredi 15 mars
Port-Vila – Nouméa (1h de vol)
3h30 d’attente a Nouméa
Nouméa – Seoul (12h de vol)
3h d’attente a Séoul
Seoul – Helsinki (10h de vol)
1h30 d’attente a Helsinki
Helsinki – Paris (3h de vol)
Arrivée à Paris CDG le samedi 16 mars à 18:10
Et le retour c’est la même chose sauf qu’à la place de Séoul c’est Tokyo et les escales sont plus longues (12h à Tokyo et 11h à Nouméa en journée les 2)

Cela va être une vraie redécouverte !! J’espère vous y voir aussi nombreux que possible même si avec ma formation, mon temps ne sera pas très libre …

Retour au Vanuatu, pour la suite de nos aventures de janvier-février : Une petite séance à Honeymoon en famille un peu écourtée car Soren et Celyan étaient très fatigués et devenaient à la fin un peu trop chouineurs … On est rentré les coucher. Mais les 2-3 heures que nous y avons passé étaient fabuleuses. Elven est parti avec son papa plonger pour voir les poissons. Puis Soren a aussi fait un tour dans le trou bleu avec Sylvain. Il était ravi de voir des poissons clowns et d’autres poissons colorés pour la première fois. Malheureusement l’appareil photo n’avait plus de batterie pour mémoriser l’évènement. Et pour finir j’ai fait un tour avec Elven. Il est hyper autonome et c’est un plaisir de plonger avec lui.

Pour donner une opportunité à Soren de voir de jolis poissons facilement, nous avons passé un dimanche à Hideaway. Un îlot entouré d’une zone marine protégée dans laquelle beaucoup de touristes viennent plonger et nourrissent les poissons principalement avec du pain. Les poissons sont incroyablement peu farouches voire même insistants pour recevoir leur quota de casse-croûte ! C’est impressionnant de nager et de voir un banc de poissons juste devant qui décide de ne pas se pousser de ton chemin, à croire qu’on va se plafonner dedans ! Les 3 garçons ont nagé (Celyan sur mon dos) jusque la plateforme située un peu plus loin au large. Celyan n’était pas encore prêt pour mettre la tête sous l’eau alors il s’est beaucoup amusé sur la plateforme. Soren a bien nagé autour de la plateforme et était ravi de voir autant de poissons différents et jolis. Pour ma part je suis devenue accroc à la plongée. C’est devenu un vrai plaisir. Elven a nagé très longtemps au large avec son copain Rayan pour plonger et s’approcher au plus près des poissons et il était incroyablement peu fatigué le soir ! Malheureusement la batterie de mon appareil photo aquatique est complètement morte, je n’ai pas pu photographier ces beaux moments 🙁 Je devrais recevoir une nouvelle batterie quand je serai en France. En tout cas cette sortie fut aussi un vrai plaisir.

Sylvain s’est absenté pour un WE-colloque à Santo sur Oyster Island avec des collègues pour une séance de travail intensive. Ils n’ont même pas pu se baigner alors que les plages au bord de leur hôtel étaient magnifiques. La description que Sylvain en fait donne vraiment envie d’y aller !

Pendant ce temps j’ai passé deux après-midi sur l’îlot d’Erakor (surnommée l’île aux pirates chez les Todman) et les garçons s’y sont beaucoup amusé. Ils jouaient de longs moments au bord de l’eau, occupés avec les seaux et autres instruments, parfois se baignant, parfois creusant le sable. Bref j’ai réussi à lire mon magazine sur mon transat ! Et les touristes australiens à côté craquaient complètement : « Oh ils sont mignons ! 3 garçons rapprochés comme ça, quelle chance pour eux, ils sont sages et gentils, ça donne vraiment envie » De la part d’un couple sans enfant … Alors avec mon tact habituel je réponds : « Ne vous méprennez pas … Avez-vous remarqué que depuis 10 minutes je prends des photos ? C’est parce que ces instants de grâce sont inhabituels » Ils n’ont su que répondre et sont partis assez perplexes, le joli sourire en moins sur leur visage … Oups ! Ce fut donc encore de très bons moments passés sur cette plage pour nous 4 🙂

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Tout à côté de chez nous il y a un très joli resort, Holiday Inn (anciennement Le Méridien) assez haut classé qui propose deux piscines toute neuve dont une très jolie surtout pour les enfants.

Les seules fois où nous y allons, sont lorsqu’un anniversaire y est organisé. Mais pour le mois de février, le resort a décidé d’ouvrir ses portes aux locaux pour un prix discount. Avec Sylvain, juste avant que l’école ne reprenne, nous y avons passé une nuit-détente qui nous a fait un bien agréable … Boire un verre de vin rouge, juste tous les deux dans la piscine tout en observant les superbes étoiles de l’hémisphère sud … Un grand plaisir !

Et le dimanche suivant, nous sommes venus profiter du même resort avec les enfants. Nous y avons passé la journée : Dans la piscine, sur les canoës, tous les 5 en sortie catamaran … Encore un chouette moment en famille 🙂

Une pause déjeuner au Lagoon Beach, petit complexe touristique avec une petite piscine très agréable …

Quelques photos variées …

Quelques vidéos suivent. La première vous explique comment les fléchettes se retrouvent au plafond … Vous verrez Celyan tout nu … C’est sa tenue préférée et la moins salissante … Validée par tous ! Pour l’instant, il a bien compris que si on quitte la maison, il faut s’habiller.

Les garçons souhaitent un joyeux anniversaire à Papy (27 janvier)

Celyan, de nouveau tout nu, s’exerce à la guitare 🙂

Une petite visite des activités de la maison pour les enfants le WE.

Ce fût donc la rentrée le jeudi 8 février pour nous 4 ! Elven rentre au CP, Soren en Grande section et Celyan en TPS/PS. C’est une classe de Petite Section avec 4 élèves dits de Toute Petite Section dont Celyan fait partie. Mais il n’est pas très loin d’avoir l’âge d’être en Petite Section. C’est comme s’il était né un 18 janvier en France.

Les rentrées se sont bien passées. Cela nous permet de nous rendre compte que nos 3 poussins grandissent et cela fait très plaisir à voir ! Une grande émotion pour moi l’entrée en CP … Alors que les autres rentrées ne m’avaient pas autant marquées … Côté activités, Elven a commencé les cours de batterie et il adore. Les 3 garçons continuent leurs cours de natation tant que les piscines sont encore chaudes … Pendant encore 1 ou 2 mois … Elven et Soren continuent le tennis et font du baby basket avec moi.  Il y a toujours la session vélo pour les 3 p’tits loups. Bref ils ne s’ennuient pas mais il faut ça pour les défouler !

La rentrée a aussi relancé les habituels anniversaires. En 2 semaines, les garçons ont enchaîné 4 anniversaires et une baby shower pour ma part. Que de festivités !

Voici quelques photos de l’anniversaire de Laura, 5 ans, que j’ai prises avec mon ipod :

Pékin, la Chine redécouverte et l’hiver terrible

Je suis arrivée à Beijing (Pékin) le 06 janvier 2013 vers midi. J’avais décollé de Port-Vila à 15h la veille. Après 3h30 de vol, j’arrivais à Sydney où l’escale dura 3h. Puis 7h de vol m’amenèrent à Hong-Kong. Après 3h d’attente, un dernier avion mit 3h30 pour, enfin,  me déposer à Pékin. 3 avions … Presque un retour en France 😉

A chaque étape, les températures diminuaient pour finalement constater qu’à Pékin les températures tournaient autour de 0. A Port-Vila, quelqu’un m’avait dit qu’il y ferait -15°C, finalement c’était pas si pire 😉

L’aéroport de Pékin est grand. On doit d’abord prendre un train avant de récupérer ses bagages. Broussarde que je suis, je n’avais jamais vu ça. Et ma valise aussi, elle va prendre le train !!?? D’ailleurs ma valise est-t-elle bien à Pékin ? Il y a eu un souci à l’enregistrement de mes bagages à Port-Vila, rattrapé  à Sydney. Mais quand même, le doute persiste. Vaudrait mieux qu’elle soit là. Elle contient les uniques affaires d’hiver que je possède, plus d’autres affaires qu’une très gentille amie m’a prêtée (manteau, gants, et pulls) … Je ne voudrais pas me racheter des vêtements d’hiver qui ne me serviront presque pas. Je passe les douanes sans problème après une longue attente et me voilà de retour en Chine après 5 ans. En avril 2007, j’étais venue passé 13 jours pour le travail et j’avais détesté. Détesté le travail ? ça non, le travail je l’aimais bien. La ville n’avait pas de charme. Mais peut-on être exigeant au point de demander à une nouvelle ville industrielle de seulement 7 millions d’habitants d’être charmante ? … C’est un peu exagéré … Non ce que j’ai détesté, malheureusement c’est … le comportement des Chinois. Voilà c’est dit et je vais passer pour une xénophobe-raciste-intolérante. Les Chinois que j’ai vus à Ningbo parlaient très très fort, partout. Crachaient partout, même au bureau. Heureusement ils avaient appris à viser les nombreuses poubelles disposées dans les allées dans ce but. Poussaient tout le monde, tout le temps et ne respectaient pas les simples files d’attente. Voici une anecdote qui peut illustrer mes dires : Dans l’avion qui m’emmenait de Ningbo à Shangaï, j’étais assise près de l’allée, ceinture attachée, en attente du décollage. Un Chinois monte dans l’avion, et constate que sa place se trouve 2 sièges plus loin sur la même rangée, à côté du hublot. Que fait-il ? Sans réfléchir, il grimpe sur mes genoux pour atteindre son siège. J’étais évidemment choquée et le pauvre steward bien désolé. A la fin de mon séjour, j’avais envie de crier « J’existe » Tellement j’avais l’impression d’être ignorée, bousculée, malmenée dans tous les sens. Je me suis sentie moins seule dans cette analyse lorsque j’ai rencontré une amie qui m’a dit avoir étudié en France pendant des années la Chine et le chinois. Son diplôme en poche, elle s’envole vers la Chine pour y travailler plusieurs années. Et là, choc total face au comportement rude des chinois. Aujourd’hui il ne faut plus lui parler de la Chine. C’est sûrement un peu extrême comme analyse. Il y a bien sûr beaucoup de personnes qui aiment vivre en Chine, une fois habitué probablement … Bref ce retour en Chine ne m’enthousiasmait guère, surtout avec le froid ! Alors la question à laquelle cet article tentera de répondre est la suivante  : Ce voyage à Pékin fût-il aussi fourni en mauvais ressentis que le premier ?

Pour débuter, voici quelques clichés de mon voyage. Et là je suis culottée : La première photo que vous voyez, c’est des toilettes ! Mais cette photo est prise à Sydney et je me dois de respecter l’ordre chronologique 😉

Ce qui me surprend au prime abord en atterrissant, c’est que la campagne de Pékin ne contient rien de vert. J’avais oublié comment un hiver rigoureux pouvait à ce point anéantir cette couleur du paysage. Je ne voyais plus que du gris et du marron, bien différent de mon île tropicale.

Je récupère ma valise 🙂 soulagée. J’en extrais deux manteaux que m’avait passés une amie et je les enfile tous les 2. Oui, je préfère prévoir trop que pas assez ! Après avoir retiré des Yuans non sans peine (le premier distributeur que j’ai essayé n’affichait que du chinois. Heureusement un gentil monsieur m’a sorti de ce mauvais pas et permis de récupérer ma carte – un premier bon point ;), je monte dans l’Airport Express Train pour rejoindre le centre-ville où se situe mon hôtel, un des 3 Novotel de la ville. ça c’est quand même une bonne nouvelle : l’école a choisi un très bon hôtel. Il est très bien situé : à deux stations de métro de l’endroit où aura lieu la formation et il est facile de rejoindre le centre de Pékin après un peu de métro.  Voici quelques photos du lieu :

Dès l’après-midi, je ressors pour me rendre dans le centre commercial situé à 50 mètres de l’hôtel. Un vrai centre commercial comme on en trouve en France, avec beaucoup moins de monde (presque désert) et ouvert un dimanche. A Port-Vila toutes les boutiques ferment le samedi midi pour ne rouvrir que le lundi matin alors je suis étonnée de cette ouverture dominicale. C’était oublié qu’avant tout le Chinois est travailleur, ça, on ne peut pas en douter.

J’en profite pour acheter des collants (pour les mettre sous mon jean), un bonnet et des gants chauds. Je rapporte aussi mon dîner afin de le partager en tête à tête avec mon gentil panda 😉 Dès le lendemain, je prends le métro pour la place Tian’anmen. Il me faudra 1 changement de ligne et 30 minutes de trajet pour y arriver. Ce métro pékinois est vraiment sympa : Neuf, moderne, bien expliqué, des annonces en anglais et en chinois … Un point surprenant : Tout sac est passé au scan à l’entrée, comme dans les aéroports.

Pour accéder à la place Tian’anmen, il n’est pas possible de traverser une route et hop d’y entrer. Non, non, on se ferait repérer par les gardes de l’armée et refouler aussitôt. Il faut accéder à la place par un passage souterrain. Il en existe quelques uns à plusieurs endroits de la place. Dans ce passage souterrain, tous les sacs sont aussi scannés et vérifiés. À propos de la place Tian’anmen, notre ami Wiki nous dit : C’est une immense place rectangulaire, d’environ 880 m du nord au sud, et 500 m de l’est à l’ouest, couvrant une superficie de plus de 40 hectares, ce qui en fait la troisième plus grande place au monde. Pour le reste des explications je vous laisse aller voir Wiki  vous-mêmes. Voici les photos que j’y ai prises :

A ce stade, je me suis dit que je n’allais pas tenir longtemps dehors : J’avais déjà perdu toute sensation dans mes orteils. Mais bravement, j’ai franchi « La porte de la Paix Céleste » et ai entamé le chemin menant vers la Cité Interdite en parcourant de longues cours. Après avoir acheté mon billet, je suis accostée par une chinoise qui me propose ses services de guide pour un prix très raisonnable. Je regarde autour de moi et je vois de jolis bâtiments mais si je souhaite que tout cela prenne vie, je vais avoir besoin d’aide. Dina, cette guide parlant un très bon anglais semble être prête à relever ce défi. Parfait, j’accepte. Cette visite s’annonce bien plus intéressante, soudainement. La Cité interdite s’étend sur 1000 mètres du nord au sud et sur 800 mètres d’ouest en est. Cela donne 72 hectares répartis en jardins et aussi 800 bâtiments et 9000 pièces. Il aurait fallu 14 ans de construction (de 1406 à 1420) avec 1 million d’ouvriers réduits à l’esclavage. La Cité interdite est restée interdite au peuple (sous peine de mort) pendant 500 ans et ce jusqu’au dernier empereur Puyi,  dont le film « Le dernier Empereur » raconte l’histoire. En 1912, l’armée pousse le jeune empereur à abdiquer, mettant fin à la dynastie Qing. La Cité interdite devient ensuite très vite un musée qui se visite.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet excellent site et ici.
A la suite de cette visite complète et passionnante de 2 heures, je traverse la route au nord pour entrer dans le parc Jingshan pour profiter du panorama qu’offre la haute colline artificielle de ce parc. La vue sur la cité interdite est superbe. Le Yin et le Yang sont très importants en Chine et afin de les respecter le Palais impérial (la Cité interdite) devait se trouver avec au sud l’eau (une rivière coule toute autour de la cité) et au nord une montagne, cette fameuse colline artificielle construite par des hommes, sans machines, à l’aide de la terre excavée de la cité interdite. A priori ce parc est une extension du palais impérial. On y retrouve de jolis pavillons mais ma guide n’est plus là pour m’éclaircir sur leur histoire. Dina a fait un travail excellent dans la cité interdite et je recommande vivement ses services si un jour vous deviez vous rendre à Pékin. Elle fait plusieurs visites : zhang.gui@263.net

A la sortie de ce parc je traîne dans quelques rues, m’arrête dans un restaurant pour déjeuner et continue mon chemin :

Puis je rentre dans le parc que je souhaitais voir : Le parc Behaï. Il contient un immense lac gelé et je découvre très rapidement que de multiples activités sont proposées sur ce lac. J’opte pour la première qui s’offre à moi : La chaise à patins (Voir photos !) Plus loin je verrai aussi qu’il est possible de faire du patin à glace mais je n’ai jamais réussi à comprendre ce que me disait en chinois la responsable du stand. Après 10 minutes, j’ai abandonné 🙁  Je constate que mes orteils sont complètement congelé. Je poursuis la visite de ce très joli parc pour découvrir la suite du lac Behai qui est encore plus grande et où les mêmes activités sont proposées.

Je sors de ce parc, longe un autre grand lac sur lequel la glisse est de nouveau de rigueur (Il y a en tout 4 grands lacs qui se succèdent ainsi) et me dirige vers un hutong. Voici quelques photos sur le chemin

Le Hutong, c’est un quartier qui a préservé ses anciennes allées traditionnelles. Le gouvernement chinois avait entrepris de tous les raser mais a finalement compris l’intérêt d’en conserver quelques uns. Celui-ci est vraiment très joli :

Je décide de poursuivre à pied jusqu’au temple Lama à une station et demi de là. Il me faudra 30 minutes pour y arriver pour constater que le parc ferme à 16h en hiver. Il est 16h03. Ce sera pour une autre fois.

Je regagne à pied la plus proche station de métro :

Bilan de cette première journée. Je n’ai retrouvé aucun de mes anciens démons. Les Pékinois ne parlent pas fort, crachent très peu, ne se bousculent pas (juste un peu dans le métro, comme partout, j’imagine) semblent être bien plus respectueux que les habitants de Shangaï ou de Ningbo. Quelle bonne surprise. Je regrette vivement d’avoir été si dure et me sens un peu bête. En discutant plus tard avec une famille française qui a pas mal voyagé dans la Chine pendant les 3 dernières semaines, il semblerait que Pékin soit l’exception. Dans les autres villes ou campagnes, les Chinois se comportent comme décrit plus haut. A nous de nous adapter.
Le lendemain matin, un bus passe me prendre à 7h à l’hôtel, direction la grande muraille !
Voici quelques photos prises alors que le bus file dans Pékin et que le soleil se lève doucement.

Me réveiller alors que dehors c’est nuit noire, cela faisait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Sous les tropiques le soleil se lève entre 4h et 5h30.
Pékin est une ville très grande, peuplée de près de 20 millions d’habitants. Pékin est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shangai dominent au niveau économique.
Après avoir récupéré d’autres touristes dans Pékin nous filons vers le nord. Dans ce bus, nous sommes une quinzaine de touristes venant de partout : Une famille française, des Tchèques, un Canadien, des Malais, des Chinois … La première étape de ce périple touristique est les tombeaux Ming.

La dynastie des Ming a régné sur la Chine entre 1368 et 1644. Sur les seize empereurs de la dynastie, treize sont enterrés dans une nécropole. Cela représente le plus grand nombre d’empereurs dans une nécropole impériale chinoise. C’est le troisième empereur Ming, Yongle, qui est l’initiateur du projet et qui repose au milieu de la nécropole.

Le culte des ancêtres faisant partie intégrantes des traditions, les tombeaux sont donc très importants dans la culture chinoise. D’après les rites des Ming, on traite les morts comme les vivants. Les morts ont toujours leurs âmes qui existent et ont encore des besoins comme les vivants. Ainsi, les bâtiments des tombeaux sont des palais impériaux en plus petits avec le mur rouge (symbolisant la terre) et les tuiles jaunes (symbolisant le ciel) signifiant la place supérieure de l’empereur et son pouvoir.

En 2003, la nécropole des Ming est inscrite sur la liste du patrimoine culturel mondial par l’UNESCO. Les immenses bâtiments de la nécropole sont complets et bien préservés, et abritent les dépouilles de 13 empereurs, 23 impératrices, 1 concubine supérieure et des concubines accompagnées (donc tuées pour l’occasion).

La nécropole est située à 50 km au nord-ouest de Pékin, le site est organisé selon la géomancie traditionnelle chinoise (Feng Shui) avec la montagne au nord (le vent) et la rivière au sud (l’eau).

Actuellement, seuls les tombeaux Changling, Zhaoling et Dingling se visitent. J’ai, pour ma part, visité le tombeau Changling de l’empereur Yongle (1402-1424)

Comme mentionné plus haut, ce tombeau a été construit à partir de 1409 par l’Empereur Yongle et de l’impératrice Renxiao décédée en 1407. En effet, au lieu de faire construire une sépulture à Nankin, comme ses prédécesseurs, Yongle envoya son ministre des Rites et un géomancien chercher un terrain propice pour accueillir une nouvelle nécropole près de Pékin, ville où il veut faire construire la Cité interdite pour en faire sa nouvelle capitale. Ces derniers jetèrent dès 1409 leur dévolu sur la zone où se trouve l’actuelle nécropole. La construction du tombeau dura dix-huit ans et s’acheva en 1427.

En 1957, les archéologues chinois ont mené des fouilles importantes dans ce tombeau, et mirent au jour le palais souterrain avec quelque 3 000 objets très précieux dont la couronne de phénix de l’impératrice, les tuniques à motifs de dragons de l’empereur et un grand nombre d’objets d’or et d’argent. Quelques uns de ces objets sont présentés ici.

Puis le guide du bus, nous a parlé des deux fabrications les plus importantes de la Chine : Le jade et la soie.
Il nous explique ce qu’est le ‘fishou’, un porte-bonheur mais surtout qui permet de faire bonne fortune. C’est un petit animal sculpté dans le jade. Puis il est gros et plus la fortune sera importante. Il nous parle aussi d’un bracelet de jade qui permet d’activer des points d’acupuncture et permet de rester en bonne santé. Et bien sûr, le bus s’arrête devant ce qui est appelé le musée du jade avec une partie exposition et une grosse partie vente.

Nous arrivons ensuite à la Grande Muraille. Un télécabine nous monte en haut de la montagne où nous pouvons rejoindre une partie du mur. La muraille de chine n’est pas, comme on l’imagine, un long et unique mur. Il y a en réalité plusieurs tronçons répandus dans les montagnes, parfois cela permettait d’avoir plusieurs rangées de mur pour ralentir encore plus les adversaires (les envahisseurs Mongols). La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le xvIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C’est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse.
Quand on souhaite visiter la Grande Muraille, il faut donc choisir son tronçon. J’avais choisi un site réputé très joli, le plus proche de Pékin (70 km) mais très touristique : Badaling. Mais cela ne me gênait guère car en janvier les touristes sont plutôt rares. J’ai pu photographier la muraille sans trop de touristes dessus. En haute saison touristique, on ne voit même plus le mur, tellement c’est noir de monde. Nous sommes restés presque 2 heures à nous balader sur la muraille. Cette construction est vraiment impressionnante, et tout le passé historique nous accompagne lors de la visite. Par contre, il y avait du vent et il faisait encore plus froid qu’à Pékin (-15 paraît-il). Une visite que je suis contente de ne pas avoir ratée.

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans un musée-fabrique-magasin de soie.

Nous avons aussi approché les installations des Jeux Olympiques de 2008.

Pour finir sur ces belles images de la Chine, voici quelques photographies prises au hasard des rues :

Il s’est avéré qu’un pic de pollution a été atteint lors de mon séjour à Pékin. Lorsque j’ai demandé à ma guide, Dina, si la pollution était plus importante en été, elle m’a répondu qu’il n’y avait pas de pollution à Pékin. Jolie réponse bien sage 🙂
Le mercredi matin ma formation commençait au Lycée Français de Pékin. Tous les Lycée Français du monde sont regroupés et dirigés par une instance l’AEFE. Le Vanuatu fait partie de la zone Asie-Pacifique de l’AEFE. Et le Vanuatu est le seul à avoir un calendrier inversé :  Grandes vacances en décembre-janvier. Des collègues venant de toute la zone (Kuala Lumpur, Vientiane, Bangkok, Hanoï, Shanghai, Pékin, Tokyo, Phnom Penh, Jakarta, Singapour) assistaient à cette formation, mais j’étais la seule à être en ‘grandes vacances’. Ils m’ont prise pour une folle 😉 C’était une formation très intéressante. J’étais quand même bien contente de retrouver ma petite famille après 8 jours d’absence. Retrouver le grand froid aura été une confirmation dans mon choix de vie 🙂 J’aime mon île tropicale 😉 Sortir du lit alors qu’il gèle, de la douche chaude à l’air frais, l’air sec qui assèche le nez, les mains et toute la peau et électrise les cheveux … Des désagréments classiques mais que j’évite en vivant ici. Ok, nous on a les moustiques, les plaies qui s’infectent en un rien de temps, les affaires qui moisissent ou rouillent très vite … Mais je préfère 😉
A peine rentrée et un gros rhume-angine se déclarait … Sûrement un virus rapporté de quelque part 🙁
En tout cas, c’était un séjour très agréable dans l’ensemble (sans vouloir faire ma prof 😉 et qui m’a réconcilié avec ce pays. Pékin est une très belle ville et je repars frustrée de ne pas en avoir vu plus. Je recommande carrément de passer 4-5 jours ou plus, lors d’un séjour touristique dans la zone Asie. Par contre il faut bien choisir sa saison : L’hiver il fait froid mais les touristes sont moins nombreux. En été, il fait très chaud … Il y a 4 semaines de printemps vers le mois d’avril-mai … Attention cependant à ne pas venir pendant les fêtes chinoises !
Le retour jusqu’à Port-Vila s’est passé encore plus longuement que l’aller car j’avais 8 heures d’escale à Sydney. J’en ai profité pour sortir de l’aéroport et acheter du matériel Hi-Tech dans un centre commercial où un gentil taxi m’a conduit. J’aime de plus en plus Sydney et je commence à y avoir mes repères.
J’espère que vous ne vous êtes pas endormis sur ce long article, et bravo à ceux qui m’ont lue jusqu’au bout ! Cet article contient 338 des 577 photos que j’ai prises ! N’hésitez pas à me signaler toute coquille, erreur, incorrection ou autre … Il y en a certainement !

13 décembre 2008 – Arrivée au Vanuatu

Arrivée au Vanuatu
Arrivée au Vanuatu en 2008

Aujourd’hui 13 décembre 2012, cela fait tout juste 4 ans que nous sommes venus nous installer au Vanuatu. 4 ans que nous n’avons pas quitté l’hémisphère sud. 4 ans que nous n’avons vu de la France que la ville de Nouméa, assez décevante dans l’ensemble. Et surtout 4 ans que nous n’avons pas pu voir ou serrer dans nos bras vous les amis et vous la famille (à 4 exceptions près !) … J’avoue l’envie de rentrer en France pour des vacances commence à me chatouiller. Mais le problème d’être prof est que ce voyage ne peut se faire que sur les grandes vacances, c’est à dire en décembre-janvier … Et en décembre-janvier … C’est l’hiver ! Les garçons veulent voir la Tour Eiffel, Disneyland, et mille autres choses encore … Mais avec un tel froid, sans y être habitués de surcroît … Cela me semble bien difficile ! L’idée trotte dans notre tête … Celyan, né à Nouméa, ne connaît pas la France et les deux grands étaient trop petits quand ils l’ont quittée pour s’en souvenir. Ce sera rigolo de les voir surpris de toutes leurs découvertes. Parce qu’ici c’est assez simple comme vie. Cet après-midi nous sommes allés dans l’est de l’île, sur une plage. A un moment, les garçons trouvent que je roule vite. « Maman, tu es à quelle vitesse ? » « 5e » « Et on roule à combien, là ? » « 100 km/h » « Ouah, maman, je ne savais pas que notre voiture pouvait faire ça ! » Oui, je vous le dis, très simple et très lente ! Ce sera un monde de découvertes pour eux. Attendons qu’ils soient tous les 3 assez grands pour s’en souvenir 🙂

Chers compatriotes

Des français … Finalement il y en a de toutes les sortes, de toutes les couleurs et … de toutes les langues. Un article pour une petite réflexion sur ce que ça peut donner d’être francais sans … jamais avoir mis les pieds en France. Lors de notre dernier séjour en Australie, nous avons rencontré Bernadette, une française de 50 ans mariée à un australien. Elle a quitté la France très jeune pour plusieurs expatriations à la suite, son papa changeant de pays régulièrement. Et puis un jour la famille s’installe à Sydney. Elle y fait ses études, épouse un australien … et là voilà aujourd’hui parlant français avec un très fort accent anglais et se sentant bien plus australienne que française alors que son passeport indique bien le statut français.

Au Vanuatu on trouve aussi des français atypiques. Tout d’abord on retrouve le même schéma : des français installés depuis plusieurs générations ici et qui ont plus d’attaches ici qu’en France. La francophonie locale leur permet de conserver leur langue natale. Mais on trouve d’autres français au parcours vraiment différent : En 1980 quand le pays a obtenu son indépendance, les Français avaient alors le choix : rester Français ou devenir Ni-Vanuatu sans possibilité de cumuler les deux. Ceux qui restèrent Français ont transmis leur nationalité à leur descendance. Parmi ces Français noirs comme des Ni-Vanuatu la plupart n’ont jamais quitté le pays et ne savent donc pas à quoi ressemble la France. Une partie d’entre eux ne parlent même plus français. Au même titre que tout enfant français, le Lycée Français a l’obligation de les compter dans leur effectif. Et tout comme les enfants français si les revenus familiaux sont trop justes, des bourses peuvent leur être attribués. Et voilà comment au Lycée Français de Port Vila, récemment baptisé Lycée Jean-Marie Gustave Le Clézio, 50% des élèves sont boursiers de l’Etat français. Donc voilà je voulais vous remercier de financer avec vos impôts la scolarité d’une partie de mes élèves. Dit, comme ça, ça peut paraître brutal. Mais après tout, on a colonisé ce pays et c’est une façon de leur dire qu’on ne les laisse pas tomber d’un coup. C’est une vraie chance pour ces élèves de bénéficier d’un enseignement de qualité, bien meilleur que ce qu’ils trouveraient dans les écoles locales.

Je suis sure  que de par le monde on peut trouver des Francais au profil vraiment étonnant et pourtant on a le même passeport. Cette diversité est assez rafraîchissante, je trouve …

Sori tumas long olgeta long Japan

Nous avons nous aussi suivi de près ce qui se passait au Japon. Dès 18:00 Sylvain retournait au boulot pour évaluer les risques locaux de tsunami. Il aura passé une nuit blanche avec ses collègues du VMGD (Vanuatu Meteorological Geohazards Department). Ils devaient émettre des pronostics de vagues à l’aide de modèles, répondre aux nombreux appels téléphoniques, s’assurer que les populations concernées étaient averties. Cela passait par des messages radio et télé. Au petit matin l’alerte tsunami a enfin été levée. Des vagues d’1m ou plus ont été relevées par les marégraphes pendant plusieurs heures mais sans provoquer de dégât. Sylvain est rentré à 6h lessivé. De mon côté j’étais scotchée devant la télé à me demander si j’allais vomir devant les images. Ces images étaient réellement choquantes et terrifiantes. C’était la réalité de mes pires peurs de tsunami du temps où notre maison était en bord de mer à Pango. Télé Vanuatu retransmettait la chaîne d’info australienne en continu. J’ai enfin réussi à me déconnecter vers minuit. Mais 1h30 le téléphone me réveille. Une australienne un peu speedée souhaite parler à Sylvain. Je lui transmets le numéro de portable. Impossible de retrouver le sommeil. Je me remets devant la télé. Après quelques minutes de news australiennes, télé Vanuatu reprend le contrôle de l’antenne pour un update de la situation locale. Et qui vois-je en direct dans le flash info aux côtés de la présentatrice ? Mr Sylvain Todman et le directeur du département : Salesa. Leur but était de persuader les gens de prendre cette menace au sérieux. Depuis que nous sommes ici nous avons vécu 4 alertes tsunamis mais aucune menace n’a été réelle. Cette alerte en pleine nuit obligeait des populations importantes à dormir dehors. Et dans certains endroits (sur l’île de Santo notamment) il pleuvait. Le département de Sylvain a travaillé de façon efficace pendant cette nuit-là.

Et au Japon la situation se détériore avec les menaces radioactives. Vous semblez vous inquiéter pour nous ici mais il semblerait que les États-Unis sont bien plus concernés que nous, les vents franchissant rarement l’équateur. Ces catastrophes sont d’une ampleur inimaginable. Les bilans sont loin d’être définitifs mais on devine bien qu’ils risquent d’être lourds. Sori tumas long olgeta long Japan = Vraiment désolés pour vous tous au Japon.

Et Florent est au Vanuatu

Nous sommes allés le chercher hier soir à l’aéroport. Il a atterri vers 19h30. Mais ensuite il faut du temps pour sortir de l’avion, récupérer les bagages, passer la douane … L’impatience était grande. Pour l’occasion Florida et Kenzo sont venus à l’aéroport avec nous. Florida avait confectionné un superbe collier de fleurs de frangipaniers. Il était magnifique et elle l’a déposé autour du cou de notre touriste pour un mois. Un accueil en fanfare bien apprécié.

Et ce dimanche on a initié Florent à notre superbe plage proche de chez nous : Honneymoon beach pour la matinée. Ensuite des amis et leurs enfants sont venus chez nous pour un gros barbecue (7 adultes et 8 enfants). Et pour finir la journée une bonne baignade aux piscines de l’hôtel Le Lagon, hyper agréable ! Une journée bien chargée et que du bonheur.

Juste un petit WE

Un WE de 3 jours pour nous 3 cela donne des tonnes de jouets étalés dans le salon, des balades à la plage pour grimper aux arbres et jouer avec les camions dans le sable et une nouvelle coupe pour Soren – adieu les jolies bouclettes.

Quel bonheur aussi le matin avant d’aller travailler de passer 5 minutes avec les garçons à observer une poulette et ses poussins qui se promènent dans notre jardin. Jusqu’à ce que Soren, en bon bébézilla, court pour attrapper poule et poussins qui se sont sauvés dans tous les sens dans une énorme cacophonie !