Je me charge dès que possible de remettre les vidéos en mode de fonctionnement. En attendant, je fais un petit article pour publier nos dernières photos. Cela va des balades de Soren qui s’échappe vite vers la route à notre nouveau locataire qui s’est incrusté chez nous. Suivez les légendes en passant la souris sur les photos 🙂
Coup de gueule
Un post pour parler d’une conférence à laquelle nous avons assisté jeudi midi. Une de mes collègues, Leslie, présentait une partie de sa thèse à l’Alliance française. C’est fréquent que le jeudi midi des scientifiques français viennent exposer leurs recherches à la communauté française locale. Cette fois, il y avait beaucoup de Ni-Vanuatu francophones dans l’assistance. Leslie fait une thèse d’anthropologie au Vanuatu et pour financer ces études, elle est professeure d’histoire – géo au Lycée français à temps partiel. Elle nous a présenté une partie des ses études : « la créolisation du Bichlamar à Port Vila ». Le Bichlamar est une des langues officielles du Vanuatu, avec l’anglais et le français. c’est un pidgin à base lexicale anglaise. C’est la langue véhiculaire de cet archipel qui compte, par ailleurs, environ 105 langues vernaculaires. Aux environs de 1860 se sont développées de nouvelles plantations en Australie, spécialement au Queensland : canne à sucre surtout, mais aussi coton et coprah. Ces cultures réclamant beaucoup de main d’œuvre, c’est près de 50 000 habitants du futur Vanuatu qui furent engagés pour un travail forcé dans les plantations, au cours d’une période connue sous le nom de « Blackbirding ». Les travailleurs étaient engagés pour une durée standard de 3 ans, mais certains ont renouvelé 2, voire 3 fois cette période. Les travailleurs venant d’îles différentes, et donc parlant des langues différentes, utilisèrent naturellement entre eux le pidgin qui émergeait alors. En effet, pour communiquer entre eux, ces travailleurs déracinés utilisaient un parler véhiculaire, avec la particularité des pidgins d’être une langue à strucutre simple et accessible.
Les linguistes distinguent le pidgin du créole en fonction du niveau de structuration de la langue. Un pidgin est souvent créé par des populations d’origine commune mais parlant des langues différentes qui sont sous domination d’un autre peuple avec une langue forte. Ce fut le cas pour le Bichlamar. On parle de créole à partir du moment où la langue devient langue maternelle d’une partie de la population et que sa syntaxe et son vocabulaire s’enrichissent. Lors de l’indépendance le Bichlamar est devenue langue officielle au même titre que l’anglais et le français. Alors que cette langue n’est pas enseignée dans les écoles. Il y a des écoles anglaises ou françaises. Je pense principalement pour des raisons d’organisation. Les structures éducatives françaises et anglaises existent depuis bien avant l’indépendance alors qu’il aurait fallu des moyens pour mettre en place une structure éducative en bichlamar et ce n’était certainement pas la priorité des donneurs de Vatus (monnaie locale). Le Vanuatu est un pays qui dépend énormément des bienfaiteurs étrangers qui financent toutes sortes de programme de développement, éducatifs, de recherches etc …
Ce fut un exposé très intéressant où nous avons appris la plupart des choses que je viens d’écrire et d’autres encore. Notamment sur l’évolution du Bichlamar qui se complexifie et surtout s’anglicise. Par ex : Le mot ‘comprendre’ se dit ‘look savé’ (savé voulant dire : savoir, pouvoir) aujourd’hui on entend beaucoup understandem à la place. De même ‘fermer’ se dit ‘sarem’ mais de plus en plus ‘closem’. Et on note aussi de plus en plus la disparition des langues dites vernaculaires (chaque village ou presque ayant sa propre langue) au profit du Bichlamar. Ceci est très vrai à Port Vila. Les enfants apprennent le Bichlamar en langue maternelle et pour les francophones abandonnent aussi le français. Les études de Leslie permettent aussi de connaître l’implication de la langue dans la culture du pays, de déterminer son usage, et la place qu’elle a dans l’esprit des locuteurs. Peu de Ni-Vanuatu sont apparemment fiers de cette langue. Et pour cause …
Phase de questions réponses. Deux interventions m’ont marquée. Elles provenaient de personnes qui sont au Vanuatu depuis 10-20 ans. Et la question de l’un était en sorte du pourquoi cette langue prenait le pas sur les autres alors que c’est une langue de bas niveau, peut-on d’ailleurs l’appeler ‘langue’ qui nivelle les gens vers le bas. Le Bichlamar n’ayant pas de règles strictes, de nuances précises etc … est apparemment dénigrée. La question suivante de dire que la langue a bien évolué en 30 depuis l’édition de la grammaire et que ça veut dire que cette langue se perd. Une réponse fut faite par l’assistance soulignant, de même, l’évolution de la langue française ces trente dernières années cependant cela a été niée par l’interlocutrice.
Leslie a souligné qu’on appelle une langue un langage qui permet de communiquer. Cela replace le bichlamar au niveau de langue, ouf ! Mais pour le reste … Assez choquée et remuée par ces allégations. La conférence s’achève par un cocktail. Et j’entends un autre français (installé aussi depuis longtemps) déclamer que quand l’indépendance fut donnée, jamais ils auraient du mettre le bichlamar en langue officielle. Juste garder l’anglais et le français cela aurait été mieux comme à Maurice. Là j’ai failli m’évanouir. Qui a dit ‘colonialistes’ ? C’est peut-être vrai !
J’ai discuté avec des Ni-vanuatu qui me disaient qu’ici il y avait 2 sortes d’expat’. Ceux qui sont là pour faire leur business, profiter du pays très agréable et de la main d’œuvre pas chère (le SMIC est à 130 euros le mois) et s’en mettre plein les poches pour souvent remporter l’argent dans leur pays d’origine. Et ceux qui veulent vraiment aider le Vanuatu à progresser et il y a énormément d’opportunités pour le faire !
Bref je suis écœurée de ces blancs qui font un business sur ce pays – tourisme, vente de terrains (alors que dans la culture Nivan la propriété terrienne n’existe pas et ces ventes les lèsent plus qu’autre chose), activités uniquement pour les blancs car hors de prix (cheval, tennis, …), de ces maisons de standing construites par des blancs, pour des blancs et les noirs y entrent seulement pour les entretenir. Ce décalage est tellement flagrant. Un jour, cela dit, ce peuple si gentil dira peut-être STOP et là qui sait ce qu’il peut se passer ?
Eau salée et eau douce
Non ce n’est pas un cours de chimie que je vous fais là 😉 mais il semblerait bien qu’ici on soit toujours à proximité de l’eau et bien souvent trempé ! Pour une fois on est assez tranquille du point de vue de l’eau de pluie … ça ne saurait tarder ! Il y a 8 jours, à l’occasion de baignades à Honeymoon, les garçons ont joué avec des planches. Il faut souligner que Neya a été le plus téméraire du haut de ses 2 ans et 7 mois. Avec l’aide de sa maman il attendait les vagues allongé sur la planche et se laissait ensuite entraîner par celle-ci avec parfois une arrivée tête dans l’eau et planche plantée dans le sable mais ça ne l’arrêtait pas ! Soren moins téméraire a beaucoup apprécié se faire balader sur la planche, impossible de l’en faire descendre !
Ce WE c’était séance lavage de quads, encore une occasion de se faire tremper !
Puis une petite visite du musée de Port Vila. Il n’est vraiment pas grand et on y trouve des articles typiques de différentes îles : Nalnal (ou massue), masques, tamtam, pirogues, nattes et sacs … Il y a aussi des ateliers pour découvrir le savoir-faire local. Apprendre à tresser sa natte (mat en bislama) apprendre à faire un dessin sur sable (à la façon des habitants d’Ambrym) apprendre à jouer de certains instruments …
Dimanche en fin de journée une baignade sur l’île d’Erakor. Attention aux pirates ! Nouvelle lubie d’Elven 🙂 Soren marche maintenant parfaitement bien et abandonne le 4 pattes.
On doit aussi signaler la naissance d’un bébé pour un couple d’amis. Thomas et Candice tous deux enseignants au Lycée Français (sport et SVT) sont devenus parents d’une manière remarquée. Systématiquement les accouchements se font à Nouméa ou en Australie, Nouvelle Zélande suivant le pays d’origine, car il n’y a pas de docteur expat’ qui fait des accouchements ici. Et ce petit bébé est arrivé un peu trop vite, un mois d’avance, c’est à dire quelques jours avant que la maman ne prenne l’avion pour Nouméa pour attendre l’heureux évènement. Encore une histoire d’eau puisqu’elles ont été perdues à la maison. Donc l’accouchement s’est fait à l’hopital public de Port Vila dans des conditions assez roots et sans péridurale, bien sûr. Heureusement tout s’est bien passé pour la maman et le bébé … Un garçon, oui encore un, de 2,4 kg. Pour le prénom il y a à priori hésitation entre Téïva et Manoa … Les voilà sortis de l’hopital le lendemain de l’accouchement. Franchement quand nous avons appris à tour de rôle l’accouchement de Candice à l’hopital de Port Vila on a tous pâlit ! Dans cet hôpital il y a 24 lits dans une grande salle pour la section maternité. Chaque femme a un lit simple (non electrique – non ajustable) une table de chevet et un rideau qu’elle peut tirer pour un peu d’intimité. Il y a quelques chaises autour mais pas suffisamment pour chaque lit. Donc des femmes et leur ‘grande famille’ s’allongent ou s’assoientt sur des ‘mats’ sur le sol. Chaque bébé a un berceau sur roues avec une moustiquaire. Il y a une salle de bain à partager avec toutes les futures/nouvelles mamans. Il y a aussi une chambre privée avec une salle de bain privée qui coûte 10 fois plus chère que la salle commune alors elle est très peu utilisée (par exemple par la fille du premier ministre). Des repas spéciaux sont fournis pour la chambre privée, les autres mamans ont une portion de riz avec du ragoût de légumes au petit-déjeuner, déjeuner et dîner. Inutile de préciser que Candice a profité agréablement de la chambre particulière. Au niveau soins dans cet hôpital ils semblent être à même d’intervenir dans des cas difficiles. Ils sont à priori en sous-effectif (beaucoup de naissances et un personnel réduit) et peuvent être à court de sang (j’ai lu une histoire où on appelait de chez elle une infirmière groupe O pour qu’elle vienne donner son sang à une jeune accouchée qui en avait vitalement besoin). Beaucoup (de blancs) soulignent le manque de propreté et le risque d’infection … Je ne connais pas les chiffres mais j’avoue que c’est un hôpital qui ne m’inspire pas confiance. Beaucoup de préjugés sûrement … car je n’y ai pas encore mis les pieds ! Voici des photos de Vila Central Hospital trouvées sur Internet. En tout cas, chapeau bas, Candice et bravo aux nouveaux parents. Nous avons fait connaissance avec le bébé samedi soir. Je vous mettrai une photo du mini-loupiot dès que possible !
Au coeur de l’hiver
Rien de bien nouveau dans cette partie du monde. C’est l’hiver ou plutôt la saison moins chaude. Le soleil brille ces jours-ci et c’est super appréciable car dès qu’on est à l’ombre on a un peu froid. Le WE dernier nous étions allés pique-niquer tous les 4 à Honeymoon beach, sans appareil photo. Pourtant nos petits monstres ont joué aux singes dans les arbres, ont joué aux poissons dans l’eau, ont construit des châteaux et creusé des trous … Bref des activités très classiques mais qu’on a quand même envie de prendre en photo.
Hier nous sommes allés pique-niquer sur une autre plage de l’autre côté de Honeymoon (toujours à 5 min de chez nous) avec Hélène, Arnaud et leurs 3 enfants Elio, Neya et Yaël et aussi David et Nathalie et leurs 2 enfants Malo et Basile (oui toujours que des garçons) En tout cas (pour les plus grands tout au moins) ils se sont bien entendu pour faire leur petits jeux dans leur coin (explorateur dans les buissons ou autre) et ça nous a laissé bien tranquille, le bonheur.
Nous avons récupéré un nouveau lit pour Soren, format australien, beaucoup plus large que nos lits français, et du coup il peut dormir dans tous les sens. Mais il a aussi l’avantage d’être abimé sur les côtés et cela permet d’y entrer et d’en sortir seul. ça a bien amusé les garçons au départ.
Elven me réclame souvent de faire de la pâtisserie. La dernière fois il voulait faire un gâteau au chocolat. Je lui ai dit qu’il n’y avait plus de chocolat. Il m’a dit qu’il fallait aller en acheter au magasin, il faut faire les courses. Mais là j’ai eu du mal à lui faire comprendre que même dans notre supermarché (le seul) il n’y a plus de chocolat noir, il faut attendre le prochain container. aïe aïe aïe
Soren mange tout seul … Pas encore avec la cuillère … Le petit saut dans le film c’est Aranis qui mordillait les pieds du cameraman!
Grâce à Papy Soren marche bien et il se balade avec son caddie maintenant. ça paye.
Tanna et son volcan le Yasur
La visite de Papy n’aurait pas été complète sans être allé sur un volcan actif. Nous avons donc organisé une visite sur l’île de Tanna. Mamicha ne se sentait en forme physiquement pour nous accompagner lors de l’ascension. Les enfants sont trop petits pour profiter d’une visite éclair. Il restait Papy, Sylvain et moi prêts pour l’aventure 🙂 Sylvain pourtant bien habitué des volcans était ravi de retourner sur Tanna. Il n’y était pas allé depuis son dernier séjour au Vanuatu en 2005. Samedi matin l’avion de 7h nous a déposé à Tanna par une belle journée ensoleillée (enfin !) Avant de partir je ne résiste pas à photographier la flotte d’Air Vanuatu au sol. Ces petits avions sont tellement légers qu’avant de monter dedans il faut tout peser, même les passagers pour ne pas dépasser le poids maximal autorisé par l’appareil. Malheureusement quand nous nous sommes rendus à Santo nous n’avons pas pris un de ces petits avions, mais un gros ATR. On était déçus, pas de séance pesée pour nous tous. Sylvain, sacré blagueur a quand même comploté avec le personnel au sol pour que la pesée ait lieu juste pour nous. La tête de Mamicha quand elle a compris qu’elle devait monter sur la balance devant tout le monde. On en rit encore ;)
Nous voilà sur Tanna. On réalise qu’on a oublié casquette, crème solaire, anti-moustique … Quelle organisation !no images were found
Kelson nous attendait avec son truck pour traverser l’île et rejoindre sa guesthouse. Une pause pour prendre de l’essence dans le village de Lenakel. Et nous voici en route. Les routes sont aussi belles que dans toutes les îles. Et enfin on aperçoit le monstre, le volcan. Le temps de poser nos sacs et on attaque déjà l’ascension. Au passage on aperçoit des enfants qui chantent et c’est assez sympa comme spectacle.Le Yasur est le volcan actif le plus accessible au monde. Une petite heure pour la montée depuis notre guesthouse. Le spectacle est grandiose. A chaque explosion mes jambes ont tendance à se dérober sous moi. Le spectacle est impressionnant. A chaque explosion il y a projection de blocs de lave qui se solidifient très vite. On appelle ça des bombes. Même si elles tombent loin de nous on se dit … que ça fout quand même les boules !
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On redescend pour une pause déjeuner sur notre terrasse au milieu du joli site qu’est le jungle oasis, la guesthouse tenue par Kelson, un ami de Sylvain. Juste avant de la nuit on remonte sur le volcan pour observer l’activité de nuit. On s’apprêtait à monter à pied quand un truck passe par là. On vote : on monte à pied ou en truck ? Papy était minoriatire, on monte en truck ! Et une vidéo pour le son du volcan assez impressionnant.Depuis notre chambre on voit le rougeoiement au dessus du volcan c’est magnifique surtout avec la pleine lune, quelle belle lumière. Et voilà … Pour vous montrer des photos de volcan, il a fallu que j’aille les chercher moi-même LOL J’ai aussi profité de Tanna pour prendre des photos que je voulais prendre depuis longtemps. Le banian du Pacifique est une plante qui nécessite un support, souvent un autre arbre pour pouvoir germer et croître. ça donne un résultat assez impressionnant.
Et le moyen de se déplacer au Vanuatu avec des personnes dans la benne du truck. c’est un clin d’oeil pour papy.no images were found
Retour le lendemain matin sur Port Vila où Mamicha a profité à fond des petits loulous. Qui a dit monstres ? 😉 L’après-midi nous sommes allés à Honeymoon beach, cette plage magnifique proche de chez nous pour profiter des derniers instants de Papy et Mamicha qui repartaient le lendemain matin. Papy toujours motivé par la marche fait le trajet à pied (20 min) et pour le reste en quad. Et le soir on a souhaité un joyeux anniversaire à Sylvain ! (en avance de quelques heures)Papy et Mamicha se sont envolés. On a passé un super séjour avec eux. Merci à eux pour ce mois génial passé en famille.
Grisaille et ripailles
Et oui on a enchaîné une dizaine de journées grises voire pluvieuses. Une bonne occasion pour Mamicha pour rendre visite à notre docteur néo-zélandais Dr Dermot Hurly à cause d’une grippe persistante. Et Mamicha a aussi voulu faire une visite chez notre super dentiste australienne mais ça c’est une autre histoire 😉
Pour occuper les loulous les jours de grisaille quoi de mieux que d’utiliser les cadeaux de Titi (livres de recette et emporte-pièces) et le tablier cousu par Mamicha pour réaliser des exploits.
Et une vidéo pour dire merci à papy, coach officiel de Soren. Petit garçon a fait d’énormes progrès poussé par Papy, il n’avait pas le choix, il fallait marcher … Mais au final qui a fait marcher l’autre ? 🙂
Une vidéo d’une jolie chanson chantée au petit déjeuner par Elven avec des beaux gestes d’Elven et Soren. On pense à toi Vicky.
On a aussi dit au revoir à Claire, Miguel et leur petit garçon Samuel. Ils quittent le Vanuatu pour la Martinique. On leur souhaite tout le meilleur. Ici ils laissent un grand vide derrière eux.
Independance day
Le Vanuatu a obtenu son indépendance en 1980. La déclaration a été signée le 30 juillet. Et pour commémorer cette date, le pays fait la fête pendant une semaine. Jeudi matin nous sommes allés à Independance Park assister au défilé officiel. Nous avons pris les 2 quads pour nous y rendre.
Toutes les forces (en tout cas pas loin) du pays étaient réunies. C’était très intéressant de voir ce déploiement très sérieux. Même sous la pluie. Heureusement de gentils voisins ont abrité Soren sous un parapluie.
Les festivités ont commencé dimanche 26 pour durer jusqu’au samedi 1er août. Il y a plusieurs lieux de festivités à Port Vila et environs. Des petits stands vendent principalement de la nourriture et des animations sont organisées.
Pour notre part nous sommes restés à Pango et le spectacle ne manquait pas : Election de l’island dress la plus belle, élection miss Pango 2009, petite pièce de théâtre etc … On a assisité aux festivités jeudi jusque tard et ça nous a tous bien plu. Mais alors qu’est-ce qu’une ‘island dress’ ou ‘robe mission’. C’est une robe portée par environ une femme sur deux ici. Je ne connais pas (encore) son histoire, comment a-t-elle été dessinée … Mais le résultat est une robe très légère et agréable à porter. Voici deux modèles :
Port Olry, le paradis
Pour ces 4 jours nous avons décidé de nous exiler sur l’île de Santo et plus exactement dans le village de Port Olry. Janvion, un collègue de Sylvain, est originaire de ce village et il a vivement conseillé à Sylvain d’y faire un séjour. On a suivi son conseil et on ne l’a vraiment pas regretté ! Étant situé un peu plus au nord il y fait un peu plus chaud et ce n’est pas plus mal en ce froid mois de juillet (oui 25°C c’est froid !) On s’est envolé jeudi matin depuis Port Vila. L’avion étant en retard, l’attente nous a paru bien longue dans l’aéroport, pour nous et les enfants …
Nous avons atterri 45 minutes plus tard à Luganville, capitale de Santo. Un bus nous attendait pour rejoindre Port Orly. Nous avons passé 2 heures dans le bus bringuebalés, secoués … La route était très abimée et le bus zigzaguait pour éviter les trous … Le mal des transports n’était pas loin pour Elven et moi qui étions à l’arrière ! Le paysage était souvent fait de vaches qui broutent sous les cocotiers et de petites rivières qui se jettent dans la mer.
Et puis nous sommes arrivés au paradis. D’abord je vous présente le lieu de notre résidence. Au milieu du village, tout au bord de la mer se dressent 2 maisons en matériau local. Celle de droite, occupée par Papy et Mamicha était en ciment et bambou pour les murs et le toit en feuilles de Natangura. Pour celle de gauche, occupée par les Todman, elle était faite de feuilles de canne et le toit aussi en Natangura. On avait un récupérateur d’eau pour nous et une autre cabane pour les sanitaires. Il fallait se doucher avec des bassines et des seaux d’eau et les toilettes étaient en fait un bloc de ciment sculpté. Très simple mais l’essentiel y était. C’est Tarcisius qui a arrangé ces guesthouses et il a vraiment été d’une aide incroyable pour que notre séjour soit parfait.
Et surtout … le cadre était magique ! Je vous laisse découvrir avec les photos. Une eau turquoise, des îles au loin, une île sur la gauche que l’on peut rejoindre par un banc de sable à marrée basse … Un paradis …
Si ce n’est pas un petit déjeuner de rêve …
La principale occupation, bien sûr la baignade ! Il n’y a pas de preuves en images, mais Papy et Mamicha en ont aussi profité. On a réussi aussi à se baigner sans enfant pendant les siestes … ça fait du bien de pouvoir nager sans un petit monstre accroché à son dos ! Il fallait aussi suivre la coutume locale c’est à dire, ladies please se vêtir d’un short et un tee-shirt pour se baigner …
Le vendredi matin il y avait un spectacle, un acrobate venu de Port Vila pour amuser les enfants toujours pour le children’s day.
Samedi matin je me trouvais dans la maison et je pose Soren par terre pour trouver des vêtements à lui enfiler. Mais je l’entends qui grogne un peu, je tourne la tête et à 10 cm de lui se tenait un gros crabe. N’arrivant pas à le faire sortir, j’appelle Sylvain qui l’attrape, le donne à Tarcisius pour qu’il le cuise. 10 minutes plus tard, nous nous en régalions (bon ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas participé au festin)
Nous avons pratiqué la sieste
Fait un tour avec la pirogue de Tarcisius pour imiter les pêcheurs.
Et voici d’autres images de notre WE. Soren est passé de bras en bras, un bébé blanc apparemment ça les faisait craquer. Depuis que je suis ici je me suis habituée aux chiens en liberté, aux poules, aux coqs en liberté et ce WE j’ai découvert les vaches en liberté. Y en a même une qui est venue manger nos bananes sur notre table pendant qu’on se baignait !
Nous avons aussi visité la centrale électrique (petite malgré tout) qui fournit l’électricité au village grâce à l’huile de coprah. Nous étions ainsi ‘branchés’ pendant 3h le matin et 6h le soir.
Et déjà nous devions repartir … Malgré une grande envie de rester ! Le conducteur de notre bus, très sympa, nous a conduit à Luganville même pour déjeuner. Nous avons flâné du coté des stands installés sur la place principale à l’occasion des fêtes de l’indépendance qui vont durer toute la semaine et nous permettent d’avoir un jour férié jeudi … oui encore 😉
La fête des enfants
Au Vanuatu il y a un jour spécial pour les enfants : le Children’s day. Il a eu lieu le vendredi 26 juillet et bonne nouvelle c’est un jour férié, oui encore 🙂 Leimara, la maîtresse d’Elven avait organisé une petite fête le mercredi matin à l’école pour l’occasion avec en spéciale guest : Mamicha ! 🙂
N’ayant pas cours le jeudi j’avais ainsi 4 jours consécutifs de relâche … Ils ont été mis à profit (voir prochain article) !
Un petit tour
Le WE dernier on a fait le tour de notre île, Efaté. On a entamé notre périple par Mélé. Il s’y tenait un évènement annuel : Les courses de chevaux de Kiwanis. Une ambiance spéciale où se mêlent grands chapeaux et talons hauts des expat’ surtout anglophones et les Ni-Vanuatu tout aussi captivés par les courses. Il est bien sûr possible de parier sur les courses. On a vu une troupe de chevaux passer mais malheureusement les appareils photos n’étaient pas prêts !
Ensuite arrêt en haut de la montée de Clem’s hill pour profiter du joli panorama sur la baie avec l’îlot de Hideaway et le village de Mélé.
Ensuite on est passé par Port Havannah où se vendent des ‘trésors’ récupérés des navires américains enfouis sous les flots depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ces trésors sont surtout des bouteille de coca-cola en verre de l’époque. Enfin pause à Siviry, cette plage dont je vous ai déjà parlée. Pause pique-nique et baignade.
On est reparti pour s’arrêter un peu avant le village d’Emua où il est possible de grimper dans les collines pour profiter d’un panorama sur les îles voisines. Magnifique. Notre hôte nous a raconté qu’avant les villageois dormaient dans les grottes en hauteur mais ensuite ils ont construit le village. Par contre ces grottes restent un bon abri en cas de cyclone.
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Arrêt pour la nuit à notre gîte, le beachcomber qui profite de sources d’eaux chaudes super agréables. Avec les enfants on s’est fait un bain avant le dîner 🙂 Repas délicieux de crevettes pêchées 3 heures avant dans la rivière voisine.
Le lendemain matin arrêt à Sara beach, lieu magique où une petite rivière serpente doucement avant de se jeter dans la mer décorée de blocs de corail.
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On a traversé de jolis paysages, parfois très sec, parfois avec une végétation très dense, on a croisé de jolies rivières … Bref pas le temps de s’ennuyer que de belles choses à observer.
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Puis pique-nique du dimanche midi à Eton. Dommage le vent soufflait un peu trop fort. Les petits se sont baignés mais les grands n’ont pas osé !
Retour à Port Vila par Turtle Bay … Un joli petit tour !


