Elven a 3 ans

Voilà Vicky, l’article que tu attendais 🙂 Elven a donc soufflé sa 3e bougie. La date exacte est le 25 octobre. Le vendredi il a fêté son anniversaire à l’école. Leimara, son institutrice, est rodée à ce genre d’évènements et elle l’organise à merveille. Une couronne spéciale est confectionnée pour l’enfant et il est installé sur une chaise. Tous les goûters des enfants sont réunis, découpés et partagés. Plusieurs chansons, les bougies soufflées, le gâteau coupé, distribué, bref l’enfant à qui on souhaite l’anniversaire est mis en vedette et apprécie grandement la fête. On n’oublie pas aussi la prière après tout ça.

Une chanson pour commencer : Good morning to you

Puis ‘Happy Birthday to you’

‘Elven souffle ses bougies :

et coupe le gâteau :

3 big claps and 3 hurrays for the birthday boy 🙂

Une prière en chanson :

Le samedi après-midi, les copains sont venus à la maison pour un goûter d’anniversaire.



Et le soir, la suite des cadeaux est arrivée.

Dès le lendemain chaque jouet a été expérimenté et Soren nous a bien aidé à tout nettoyer 😉 Elven ne tarissait pas de ‘mercis’ pour tout le monde. Alors on se joint à lui pour dire un ENORME MERCI à vous la famille qui avez fait de ce jour un anniversaire extra pour ce petit garçon.

Et d’autres photos en vrac

Et Florent est au Vanuatu

Nous sommes allés le chercher hier soir à l’aéroport. Il a atterri vers 19h30. Mais ensuite il faut du temps pour sortir de l’avion, récupérer les bagages, passer la douane … L’impatience était grande. Pour l’occasion Florida et Kenzo sont venus à l’aéroport avec nous. Florida avait confectionné un superbe collier de fleurs de frangipaniers. Il était magnifique et elle l’a déposé autour du cou de notre touriste pour un mois. Un accueil en fanfare bien apprécié.

Et ce dimanche on a initié Florent à notre superbe plage proche de chez nous : Honneymoon beach pour la matinée. Ensuite des amis et leurs enfants sont venus chez nous pour un gros barbecue (7 adultes et 8 enfants). Et pour finir la journée une bonne baignade aux piscines de l’hôtel Le Lagon, hyper agréable ! Une journée bien chargée et que du bonheur.

Du confort par bateau

Nous avons reçu la semaine dernière nos dernières malles de France. Il y avait des fringues (oui, encore !), des ustensiles de cuisine, mais surtout un vélo pour les enfants, la guitare de Sylvain et mon piano 🙂 De plus on a enfin acheté un canapé. Notre maison commence à ressembler à quelque chose … Et le papa de Kenzo nous a installé une balançoire. Elven ne veut plus en descendre.

Voici les dernières trouvailles des petits. A peine réveillés les voilà qui gambadent en pyjama dans l’herbe l’un pour attraper les poules suivi du chien et l’autre pour attraper le chat dans l’arbre. Elven va se mettre au basket, il a déjà enfilé les chaussures. Et Soren, très très gourmand, attrape des morceaux de pizza destinés à être jetés (photo prise à travers la moustiquaire 🙁 )

Maintenant on attend la visite de notre tonton (frère de Sylvain, Florent) qui vient passer un mois ici. Il arrive demain et tout le monde a hâte de le réceptionner à l’aéroport.

Vous avez apparemment eu des news de notre région par les médias. Oui ça bouge beaucoup ici. D’abord le volcan de l’île de Gaua dans le nord de l’archipel qui est entré fortement en éruption. Une évacuation de l’île n’est pas écartée. Beaucoup de séismes assez importants au large de cette ile avec le risque que cela ne secoue un peu trop la chambre magmatique du volcan et provoque une grosse éruption. Avec un énorme lac d’eau situé à proximité de la caldeira, les scientifiques sont inquiets. Si la lave entre en contact avec l’eau cela devient cataclysmal 🙁

Des séismes forts (autour de 8.0) et peu profonds (une trentaine de kilomètre seulement) ont eu lieu jeudi matin il y a 8 jours. Je travaillais à la maison quand Sylvain m’appelle. On a reçu une alerte de l’observatoire du pacifique, il y a une alerte tsunami. Tu as 5 minutes pour quitter la maison, prendre les enfants de l’école et monter dans la colline. Glups ! Ginette attrappe Soren dans son lit et moi je fonce à l’école. Mais impossible de convaincre la maîtresse qu’il faut partir. Dur ! Je prends Elven avec moi et tous les 4 on est monté sur la colline derrière chez nous. Et ensuite on a vu beaucoup de monde monter après nous. Mais 30 min à une heure après … C’est frustrant de se dire qu’on ne peut pas convaincre les gens et qu’on ne fait que perdre du temps à essayer. Ensuite l’annonce est passée à la radio, par envoi de SMS global, par le bouche à oreilles. Les hôtels de touristes proches du bord de mer ont été évacués avec des touristes au bord des larmes. Les magasins en ville ont été fermés. Bref c’était le cahos toute la matinée et surtout beaucoup de stress. Réseau téléphonique saturé, tout le monde appelait tout le monde pour prévenir. Au final l’heure attendue pour le tsunami était aux alentours de 10h20. Sylvain et son département ont eu beaucoup de travail ce jour-là … Ouf la vague annoncée n’a pas eu lieu même si les conditions d’un tsunami étaient réunies, il ne s’est pas formé (ou seulement de quelques centimètres sur les côtes). Depuis tout le monde est conscient qu’il faut améliorer le réseau de prévention pour protéger les populations en bord de mer. Une sirène doit être mise en place. Les gens sont un peu plus préparés si une autre alerte doit se produire. Mais sincèrement je ne le souhaite pas ! Cette alerte a aussi causé pas mal de bazar dans les îles voisines : En Papouasie Nouvelle Guinée, en Nouvelle Calédonie, aux Salomon, … Pour info les aletres tsunamis on peut les avoir là

Juste un petit WE

Un WE de 3 jours pour nous 3 cela donne des tonnes de jouets étalés dans le salon, des balades à la plage pour grimper aux arbres et jouer avec les camions dans le sable et une nouvelle coupe pour Soren – adieu les jolies bouclettes.

Quel bonheur aussi le matin avant d’aller travailler de passer 5 minutes avec les garçons à observer une poulette et ses poussins qui se promènent dans notre jardin. Jusqu’à ce que Soren, en bon bébézilla, court pour attrapper poule et poussins qui se sont sauvés dans tous les sens dans une énorme cacophonie !

C’est lui le chef

La semaine dernière notre village Pango a connu une relative effervescence : Le village a changé de chef. Cela a donné lieu à quelques manifestations dont celle de vendredi midi qui officialisait la nomination du nouveau chef : Rolland – Kaluatman. Pour l’occasion de nombreux cochons ont été offerts puis tués, grillés et dégustés. Des chants, danses, et discours ont accompagné ces cérémonies. Un mélange de tradition et de modernité et ma nounou n’en pensait pas que du bien, disant que la tradition n’était pas respectée notamment lorsque de la musique POP a été diffusée. Ayant oublié notre appareil photo, un ami nous a passé les siennes :

L’activité géologique est encore importante au sud pacifique avec les conséquences que vous avez pu voir ces derniers jours. Le tsunami de Samoa a été annoncé chez nous puis finalement l’alerte est rapidement tombée. L’espace d’un instant on imagine le pire … Finalement il y avait 1,50m à Fidji et presque plus rien chez nous.

Le même jour le volcan de l’île de Gaua entrait en erruption après 27 ans sans activité. Sylvain et son équipe partent demain matin pour juger sur place de l’activité, et des dégâts dans les villages. Les populations ont entamé des migrations pour éviter les effets de l’erruption. Ils en sauront plus sur place. Lundi ce sera férié : Jour de la constitution. C’est le jour de la signature officielle de la Constitution de Vanuatu en 1974.

Encore des bébés, encore des baignades !

Voilà une photo du boy Vanuatu né à l’hôpital de Port Vila : Manoa. Et tant que j’y suis je vous mets une photo des bébés nés ces derniers mois : (Merci à vous qui nous donnez des nouvelles de si loin)

Samedi matin nous avons découvert l’îlot d’Iririki. Il se situe en face du marché dans la baie de Port Vila. C’est un complexe touristique qui occupe toute l’île. C’est un standing assez sympa avec bungalows pied dans l’eau et beaucoup d’autres attraits pour les touristes.

On a pris le bateau à côté du marché, on s’est baladé sur l’îlot, on a rencontré de grandes piscines, on a plongé dedans, dégusté des boissons, joué avec les toboggans et balançoires, profité du restaurant et puis retour à la maison pour les siestes 🙂

A propos des enfants, cette fois-ci je vous parle de ces petits mots bien à eux. Ah cette période du pourquoi. Avec mes idéaux de maman je me disais que je répondrai toujours aux « pourquoi » de mes enfants sans me lasser … Alors quand Elven m’a dit :

– Je veux mon doudou

– Je te le donne.

– Pourquoaaaaa ?

Ben là je m’attendais pas à des « pourquoi » si désarçonnants !

Autre petit mot. Cet après-midi il se lève de son lit, la sieste ayant à peine commencé. Il vient nous voir : « Il y a trop de monstres dans mon lit » … On a tous connu ça, hein ?

Bric à brac

Je me charge dès que possible de remettre les vidéos en mode de fonctionnement. En attendant, je fais un petit article pour publier nos dernières photos. Cela va des balades de Soren qui s’échappe vite vers la route à notre nouveau locataire qui s’est incrusté chez nous. Suivez les légendes en passant la souris sur les photos 🙂

Coup de gueule

Un post pour parler d’une conférence à laquelle nous avons assisté jeudi midi. Une de mes collègues, Leslie, présentait une partie de sa thèse à l’Alliance française. C’est fréquent que le jeudi midi des scientifiques français viennent exposer leurs recherches à la communauté française locale. Cette fois, il y avait beaucoup de Ni-Vanuatu francophones dans l’assistance. Leslie fait une thèse d’anthropologie au Vanuatu et pour financer ces études, elle est professeure d’histoire – géo au Lycée français à temps partiel. Elle nous a présenté une partie des ses études : « la créolisation du Bichlamar à Port Vila ». Le Bichlamar est une des langues officielles du Vanuatu, avec l’anglais et le français. c’est un pidgin à base lexicale anglaise. C’est la langue véhiculaire de cet archipel qui compte, par ailleurs, environ 105 langues vernaculaires. Aux environs de 1860 se sont développées de nouvelles plantations en Australie, spécialement au Queensland : canne à sucre surtout, mais aussi coton et coprah. Ces cultures réclamant beaucoup de main d’œuvre, c’est près de 50 000 habitants du futur Vanuatu qui furent engagés pour un travail forcé dans les plantations, au cours d’une période connue sous le nom de « Blackbirding ». Les travailleurs étaient engagés pour une durée standard de 3 ans, mais certains ont renouvelé 2, voire 3 fois cette période. Les travailleurs venant d’îles différentes, et donc parlant des langues différentes, utilisèrent naturellement entre eux le pidgin qui émergeait alors. En effet, pour communiquer entre eux, ces travailleurs déracinés utilisaient un parler véhiculaire, avec la particularité des pidgins d’être une langue à strucutre simple et accessible.

Les linguistes distinguent le pidgin du créole en fonction du niveau de structuration de la langue. Un pidgin est souvent créé par des populations d’origine commune mais parlant des langues différentes qui sont sous domination d’un autre peuple avec une langue forte. Ce fut le cas pour le Bichlamar. On parle de créole à partir du moment où la langue devient langue maternelle d’une partie de la population et que sa syntaxe et son vocabulaire s’enrichissent. Lors de l’indépendance le Bichlamar  est devenue langue officielle au même titre que l’anglais et le français. Alors que cette langue n’est pas enseignée dans les écoles. Il y a des écoles anglaises ou françaises. Je pense principalement pour des raisons d’organisation. Les structures éducatives françaises et anglaises existent depuis bien avant l’indépendance alors qu’il aurait fallu des moyens pour mettre en place une structure éducative en bichlamar et ce n’était certainement pas la priorité des donneurs de Vatus (monnaie locale). Le Vanuatu est un pays qui dépend énormément des bienfaiteurs étrangers qui financent toutes sortes de programme de développement, éducatifs, de recherches etc …

Ce fut un exposé très intéressant où nous avons appris la plupart des choses que je viens d’écrire et d’autres encore. Notamment sur l’évolution du Bichlamar qui se complexifie et surtout s’anglicise. Par ex : Le mot ‘comprendre’ se dit ‘look savé’ (savé voulant dire : savoir, pouvoir) aujourd’hui on entend beaucoup understandem à la place. De même ‘fermer’ se dit ‘sarem’ mais de plus en plus ‘closem’. Et on note aussi de plus en plus la disparition des langues dites vernaculaires (chaque village ou presque ayant sa propre langue) au profit du Bichlamar. Ceci est très vrai à Port Vila. Les enfants apprennent le Bichlamar en langue maternelle et pour les francophones abandonnent aussi le français. Les études de Leslie permettent aussi de connaître l’implication de la langue dans la culture du pays, de déterminer son usage, et la place qu’elle a dans l’esprit des locuteurs. Peu de Ni-Vanuatu sont apparemment fiers de cette langue. Et pour cause …

Phase de questions réponses. Deux interventions m’ont marquée. Elles provenaient de personnes qui sont au Vanuatu depuis 10-20 ans. Et la question de l’un était en sorte du pourquoi cette langue prenait le pas sur les autres alors que c’est une langue de bas niveau, peut-on d’ailleurs l’appeler ‘langue’ qui nivelle les gens vers le bas. Le Bichlamar n’ayant pas de règles strictes, de nuances précises etc … est apparemment dénigrée. La question suivante de dire que la langue a bien évolué en 30 depuis l’édition de la grammaire et que ça veut dire que cette langue se perd. Une réponse fut faite par l’assistance soulignant, de même, l’évolution de la langue française ces trente dernières années cependant cela a été niée par l’interlocutrice.

Leslie a souligné qu’on appelle une langue un langage qui permet de communiquer. Cela replace le bichlamar au niveau de langue, ouf ! Mais pour le reste … Assez choquée et remuée par ces allégations. La conférence s’achève par un cocktail. Et j’entends un autre français (installé aussi depuis longtemps) déclamer que quand l’indépendance fut donnée, jamais ils auraient du mettre le bichlamar en langue officielle. Juste garder l’anglais et le français cela aurait été mieux comme à Maurice. Là j’ai failli m’évanouir. Qui a dit ‘colonialistes’ ? C’est peut-être vrai !

J’ai discuté avec des Ni-vanuatu qui me disaient qu’ici il y avait 2 sortes d’expat’. Ceux qui sont là pour faire leur business, profiter du pays très agréable et de la main d’œuvre pas chère (le SMIC est à 130 euros le mois) et s’en mettre plein les poches pour souvent remporter l’argent dans leur pays d’origine. Et ceux qui veulent vraiment aider le Vanuatu à progresser et il y a énormément d’opportunités pour le faire !

Bref je suis écœurée de ces blancs qui font un business sur ce pays – tourisme, vente de terrains (alors que dans la culture Nivan la propriété terrienne n’existe pas et ces ventes les lèsent plus qu’autre chose), activités uniquement pour les blancs car hors de prix (cheval, tennis, …), de ces maisons de standing construites par des blancs, pour des blancs et les noirs y entrent seulement pour les entretenir. Ce décalage est tellement flagrant. Un jour, cela dit, ce peuple si gentil dira peut-être STOP et là qui sait ce qu’il peut se passer ?

Eau salée et eau douce

Non ce n’est pas un cours de chimie que je vous fais là 😉 mais il semblerait bien qu’ici on soit toujours à proximité de l’eau et bien souvent trempé ! Pour une fois on est assez tranquille du point de vue de l’eau de pluie … ça ne saurait tarder ! Il y a 8 jours, à l’occasion de baignades à Honeymoon, les garçons ont joué avec des planches. Il faut souligner que Neya a été le plus téméraire du haut de ses 2 ans et 7 mois. Avec l’aide de sa maman il attendait les vagues allongé sur la planche et se laissait ensuite entraîner par celle-ci avec parfois une arrivée tête dans l’eau et planche plantée dans le sable mais ça ne l’arrêtait pas ! Soren moins téméraire a beaucoup apprécié se faire balader sur la planche, impossible de l’en faire descendre !

Ce WE c’était séance lavage de quads, encore une occasion de se faire tremper !

Puis une petite visite du musée de Port Vila. Il n’est vraiment pas grand et on y trouve des articles typiques de différentes îles : Nalnal (ou massue), masques, tamtam, pirogues, nattes et sacs … Il y a aussi des ateliers pour découvrir le savoir-faire local. Apprendre à tresser sa natte (mat en bislama) apprendre à faire un dessin sur sable (à la façon des habitants d’Ambrym) apprendre à jouer de certains instruments …

Dimanche en fin de journée une baignade sur l’île d’Erakor. Attention aux pirates ! Nouvelle lubie d’Elven 🙂 Soren marche maintenant parfaitement bien et abandonne le 4 pattes.

On doit aussi signaler la naissance d’un bébé pour un couple d’amis. Thomas et Candice tous deux enseignants au Lycée Français (sport et SVT) sont devenus parents d’une manière remarquée. Systématiquement les accouchements se font à Nouméa ou en Australie, Nouvelle Zélande suivant le pays d’origine, car il n’y a pas de docteur expat’ qui fait des accouchements ici. Et ce petit bébé est arrivé un peu trop vite, un mois d’avance, c’est à dire quelques jours avant que la maman ne prenne l’avion pour Nouméa pour attendre l’heureux évènement. Encore une histoire d’eau puisqu’elles ont été perdues à la maison. Donc l’accouchement s’est fait à l’hopital public de Port Vila dans des conditions assez roots et sans péridurale, bien sûr. Heureusement tout s’est bien passé pour la maman et le bébé … Un garçon, oui encore un, de 2,4 kg. Pour le prénom il y a à priori hésitation entre Téïva et Manoa … Les voilà sortis de l’hopital le lendemain de l’accouchement. Franchement quand nous avons appris à tour de rôle l’accouchement de Candice à l’hopital de Port Vila on a tous pâlit ! Dans cet hôpital il y a 24 lits dans une grande salle pour la section maternité. Chaque femme a un lit simple (non electrique – non ajustable) une table de chevet et un rideau qu’elle peut tirer pour un peu d’intimité. Il y a quelques chaises autour mais pas suffisamment pour chaque lit. Donc des femmes et leur ‘grande famille’ s’allongent ou s’assoientt sur des ‘mats’ sur le sol. Chaque bébé a un berceau sur roues avec une moustiquaire. Il y a une salle de bain à partager avec toutes les futures/nouvelles mamans. Il y a aussi une chambre privée avec une salle de bain privée qui coûte 10 fois plus chère que la salle commune alors elle est très peu utilisée (par exemple par la fille du premier ministre). Des repas spéciaux sont fournis pour la chambre privée, les autres mamans ont une portion de riz avec du ragoût de légumes au petit-déjeuner, déjeuner et dîner. Inutile de préciser que Candice a profité agréablement de la chambre particulière. Au niveau soins dans cet hôpital ils semblent être à même d’intervenir dans des cas difficiles. Ils sont à priori en sous-effectif (beaucoup de naissances et un personnel réduit) et peuvent être à court de sang (j’ai lu une histoire où on appelait de chez elle une infirmière groupe O pour qu’elle vienne donner son sang à une jeune accouchée qui en avait vitalement besoin). Beaucoup (de blancs) soulignent le manque de propreté et le risque d’infection … Je ne connais pas les chiffres mais j’avoue que c’est un hôpital qui ne m’inspire pas confiance. Beaucoup de préjugés sûrement … car je n’y ai pas encore mis les pieds ! Voici des photos de Vila Central Hospital trouvées sur Internet. En tout cas, chapeau bas, Candice et bravo aux nouveaux parents. Nous avons fait connaissance avec le bébé samedi soir. Je vous mettrai une photo du mini-loupiot dès que possible !

Au coeur de l’hiver

Rien de bien nouveau dans cette partie du monde. C’est l’hiver ou plutôt la saison moins chaude. Le soleil brille ces jours-ci et c’est super appréciable car dès qu’on est à l’ombre on a un peu froid. Le WE dernier nous étions allés pique-niquer tous les 4 à Honeymoon beach, sans appareil photo. Pourtant nos petits monstres ont joué aux singes dans les arbres, ont joué aux poissons dans l’eau, ont construit des châteaux et creusé des trous … Bref des activités très classiques mais qu’on a quand même envie de prendre en photo.

Hier nous sommes allés pique-niquer sur une autre plage de l’autre côté de Honeymoon (toujours à 5 min de chez nous) avec Hélène, Arnaud et leurs 3 enfants Elio, Neya et Yaël et aussi David et Nathalie et leurs 2 enfants Malo et Basile (oui toujours que des garçons) En tout cas (pour les plus grands tout au moins) ils se sont bien entendu pour faire leur petits jeux dans leur coin (explorateur dans les buissons ou autre) et ça nous a laissé bien tranquille, le bonheur.

Nous avons récupéré un nouveau lit pour Soren, format australien, beaucoup plus large que nos lits français, et du coup il peut dormir dans tous les sens. Mais il a aussi l’avantage d’être abimé sur les côtés et cela permet d’y entrer et d’en sortir seul. ça a bien amusé les garçons au départ.

Elven me réclame souvent de faire de la pâtisserie. La dernière fois il voulait faire un gâteau au chocolat. Je lui ai dit qu’il n’y avait plus de chocolat. Il m’a dit qu’il fallait aller en acheter au magasin, il faut faire les courses. Mais là j’ai eu du mal à lui faire comprendre que même dans notre supermarché (le seul) il n’y a plus de chocolat noir, il faut attendre le prochain container. aïe aïe aïe

Soren mange tout seul … Pas encore avec la cuillère … Le petit saut dans le film c’est Aranis qui mordillait les pieds du cameraman!

Grâce à Papy Soren marche bien et il se balade avec son caddie maintenant. ça paye.