Cet après-midi je suis allée visiter le parc d’éoliennes de la pointe du diable avec mes 35 élèves de 3e, accompagnée de Leslie leur professeure d’histoire-géo.
Ce fut une visite à la ferme de Kawene très intéressante. Adrien, un ami français qui bosse à UNELCO, la compagnie d’électricité ici, une filiale de Suez, m’avait aidé à organiser la visite. Il était accompagné de Mario, francophone. Les explications étaient bien faites. Je saurai au prochain cours si les élèves ont compris car ils ont un dossier à me rendre … Ce que j’en ai retenu est qu’il y a 11 éoliennes ou aérogénérateurs. Chacune pèse dans les 12 tonnes. Le mât haut de 55 m est fixe mais la nacelle tourne en fonction du vent. Une girouette fixée sur le haut de l’éolienne permet de connaître la direction du vent. L’éolienne s’oriente ensuite dos au vent et les pales sont perpendiculaires au vent. Un anénomètre permet de mesurer la vitesse du vent. Si elle est de 3m/s alors on a atteint la vitesse minimale et l’éolienne se met à tourner. Elle entraine une génératrice ou alternateur qui transforme l’énergie du vent en énergie électrique. L’électricité ainsi produite atteint une tension de 400V environ. Un transformateur élève cette tension à 5000V pour le transport par câbles enterrés. A partir de 15 m/s l’éolienne atteint son maximal de production. Aujourd’hui on était à 8m/s et ça soufflait pas mal … De quoi attrapper un gros rhume pour moi 🙁 Si la vitesse du vent dépasse 30 m/s l’éolienne s’arrête, c’est à dire ses pales se mettent parallèles au vent et ainsi elles ne sont plus entrainées. En cas d’alerte cyclonique (le Vanuatu connait une saison cyclonique de novembre à mars) le département de la météo prévient UNELCO. Aussitôt trois équipes sont envoyées sur le site pour baisser les éoliennes. Une éolienne se baisse en une heure. Il leur faut environ une demi journée pour que tout le parc soit sécurisé c’est à dire éolienne abaissée et attachée. Elle est aussi mise à l’horizontale pour la maintenance. Ces éoliennes sont fabriquées par l’entreprise Vergnet qui a pensé à ne mettre que deux pales afin de leur permettre de s’abaisser. Les pales sont plus longues (16m * 2) que sur une éolienne à 3 pales. Dans la nacelle de l’éolienne de l’électronique embarquée permet de connaître l’état de l’éolienne à chaque instant : la puissance délivrée, la vitesse de rotation, l’orientation mais aussi tout problème éventuel comme une fuite d’huile sur le circuit hydraulique ou autre. Toutes ces données sont consultables depuis une machine unique et il est aussi possible d’intervenir sur l’éolienne à distance, de l’arrêter etc … Les éoliennes sont espacées de façon à ce que le vent soit à sa force maximale. En effet quand le vent rencontre une éolienne il est déformé. Si une autre éolienne est placée trop proche le vent ne sera pas assez efficace. J’étais assez surprise par le volume sonore sur le site. Il était bien plus élevé que je n’aurais pensé. Il y a le bruit de rotation des pales et le bruit de la génératrice qui s’ajoute. Sur le site, UNELCO utilise la verdure disponible entre les éoliennes pour planter des plantes appelées Jatropha qui pourront grâce à leur huile fournir un carburant propre. On ne peut pas compter uniquement sur de l’éolien pour alimenter un réseau électrique car la tension délivrée est trop aléatoire. A hauteur de 40% on a atteint le maximum d’éolien pour un réseau. En aspect négatif mes élèves ont notés que la zone a subi une déforestation importante. Certes l’éolien ne produit pas de CO2 mais couper les arbres empêchent l’écosystème de capter le CO2. On a ensuite abordé une séannce de questions sur les métiers à UNELCO, quelles formations, quelles qualifications … Bref j’ai trouvé cette visite très positive. Le WE débute sous un déluge de pluie et à priori demain ce sera pareil 🙁 On a du abandonner nos plans de faire le tour de l’île en quad avec quelques amis qui en possèdent un aussi. Avec une nuit à mi-course dans un établissement à proximité de sources d’eau chaude … Un jour on réussira à faire cette sortie !



