Chers compatriotes

Des français … Finalement il y en a de toutes les sortes, de toutes les couleurs et … de toutes les langues. Un article pour une petite réflexion sur ce que ça peut donner d’être francais sans … jamais avoir mis les pieds en France. Lors de notre dernier séjour en Australie, nous avons rencontré Bernadette, une française de 50 ans mariée à un australien. Elle a quitté la France très jeune pour plusieurs expatriations à la suite, son papa changeant de pays régulièrement. Et puis un jour la famille s’installe à Sydney. Elle y fait ses études, épouse un australien … et là voilà aujourd’hui parlant français avec un très fort accent anglais et se sentant bien plus australienne que française alors que son passeport indique bien le statut français.

Au Vanuatu on trouve aussi des français atypiques. Tout d’abord on retrouve le même schéma : des français installés depuis plusieurs générations ici et qui ont plus d’attaches ici qu’en France. La francophonie locale leur permet de conserver leur langue natale. Mais on trouve d’autres français au parcours vraiment différent : En 1980 quand le pays a obtenu son indépendance, les Français avaient alors le choix : rester Français ou devenir Ni-Vanuatu sans possibilité de cumuler les deux. Ceux qui restèrent Français ont transmis leur nationalité à leur descendance. Parmi ces Français noirs comme des Ni-Vanuatu la plupart n’ont jamais quitté le pays et ne savent donc pas à quoi ressemble la France. Une partie d’entre eux ne parlent même plus français. Au même titre que tout enfant français, le Lycée Français a l’obligation de les compter dans leur effectif. Et tout comme les enfants français si les revenus familiaux sont trop justes, des bourses peuvent leur être attribués. Et voilà comment au Lycée Français de Port Vila, récemment baptisé Lycée Jean-Marie Gustave Le Clézio, 50% des élèves sont boursiers de l’Etat français. Donc voilà je voulais vous remercier de financer avec vos impôts la scolarité d’une partie de mes élèves. Dit, comme ça, ça peut paraître brutal. Mais après tout, on a colonisé ce pays et c’est une façon de leur dire qu’on ne les laisse pas tomber d’un coup. C’est une vraie chance pour ces élèves de bénéficier d’un enseignement de qualité, bien meilleur que ce qu’ils trouveraient dans les écoles locales.

Je suis sure  que de par le monde on peut trouver des Francais au profil vraiment étonnant et pourtant on a le même passeport. Cette diversité est assez rafraîchissante, je trouve …

Troisième Birthday party pour Soren

Samedi dernier a eu lieu la fête d’anniversaire de Soren. 3 ans pour ce bonhomme si rieur et déterminé. Pour l’occasion une vingtaine de ses copains se sont réunis dans notre grand jardin pour profiter d’une petite piscine gonflable (merci les voisins), de toboggan, jeux de ballons, cerceaux et autres amusements. Quelle chance nous avons eu d’avoir une journée incroyablement ensoleillée après 10 jours de pluie ! Tout le monde s’est bien amusé. Soren était ravi de la journée et des cadeaux. Pendant 3 jours il a répété en boucle « If you’re happy and you know it clap your hands » ça doit vouloir dire quelque chose 😀

Le lendemain nous avons refait une séance bougies en famille. Encore une pluie de cadeaux pour ce petit garçon.

Et comme toujours a la fin des articles … Quelques photos de mes mini-hommes 🙂

Sydney et les Blue Mountains

A 3 heures et demi d’avion de chez nous il y a Sydney. Pendant mes vacances scolaires, Sylvain et moi nous sommes échappés 6 jours juste tous les deux, oui sans les 3 petits loups, oui on a osé et oui c’était bon !! On adore nos poussins mais profiter de quelques jours à deux, c’est fabuleux pour dormir (!), se balader à son rythme, parler sans être sans arrêt interrompu, ne pas se sentir limité par les rythmes des enfants, bref se détendre 😀 On a passé deux nuits chez Marie, mon amie française qui habite Sydney avec son mari Dan Néo-Zed et leurs deux filles Naomi 3 ans et demi et Talia 15 mois. On a visité un peu plus Sydney, des visites que nous n’avions pas eu le temps de faire quand nous étions venus en 2008 avec les enfants. On a bien sûr fait du shopping aussi ! Notamment un nouveau PC pour moi (avec clavier qwerty, excusez-moi si la frappe est mauvaise), on a passé une super soirée avec Marie et Dan et quelques uns de leurs amis. On est allé au cinéma. Une première depuis 3 ans ! En plus dans des conditions exceptionnelles : Dans le quartier de Bondi Junction le cinéma propose une formule Gold Class. Dans la salle il y a seulement 64 places groupées par deux gros fauteuils en velours bien confortables et inclinables. Avant la séance il est possible de commander un repas et/ou boisson et on choisit le moment du film pendant lequel on souhaite qu’on nous apporte notre commande ! Le grand luxe !! On aurait pu aller voir un SUPER concert de rock … Les Foo Fighters étaient a Sydney le jour où nous y sommes arrivés … Et ont fait un concert privé le soir-même … Malheureusement nous avons eu connaissance du lieu de vente des billets tardivement … On faisait la queue … Plus que 20 personnes devant nous … Grrr SOLD OUT :'( Sylvain qui est SUPER fan a eu du mal à s’en remettre 🙁 Alors pour oublier tout ça, on s’est échappés dans les Blue Mountains à une centaine de kilomètres de Sydney pour 2 jours de randonnée … Ces montagnes sont dites bleues en raison du voile bleu formé par l’évaporation des essences d’une immense forêt d’eucalyptus. Le plus dur ? Le froid !! Il faisait entre 9 et 14 degrés, le pôle Nord pour nous !! Le positif : Les paysages sont exceptionnels !! Le premier jour on a fait une rando près de Katoomba. Ce coin magnifique est très fréquenté toute l’année. Puis le lendemain nous avons marché du côté de Blackheath avec une balade dans le Grand Canyon tout simplement magique. Le soir pour nous récompenser d’avoir bravé le froid, on se régalait d’un délicieux chocolat chaud aux pépites fondues avec une tarte au chocolat divine. Cela m’a d’ailleurs valu une crise de foie ! Puis nous allions nous détendre dans le jacuzzi et nous réchauffer dans le sauna : Ah ! comme à la maison 🙂 Le chauffage dans notre chambre fonctionnait à peine. J’ai appelé le responsable qui ne voyait pas le problème. Quand je lui ai dit d’où on venait, il est allé cherché le gros chauffage électrique, ouf !! On a profité des bons restaurants de la ville de Katoomba : Raclette, fondue savoyarde, Thaï … A Port Vila nous sommes un peu frustrés culinairement. Voici une sélection des 700 photos prises là-bas :

Sydney :

Les blue mountains

Nous sommes rentrés impatients de retrouver nos petits garçons. Quelle joie de tous se retrouver 🙂 Tout s’est super bien passé en notre absence. Elven et Soren sont allés à la piscine, à Eton avec Philippe. Il a programmé une soirée Star Wars, bref on a trouvé qu’ils avaient bien grandi en notre absence. ça leur a fait du bien d’être drivé par quelqu’un d’autre que papa ou maman. Les vacances sont maintenant finies, hop au boulot !

 

Les vacances de mars

Et voila les premières vacances de l’année scolaire pour nous. 2 petites semaines bien occupées, avec les enfants en sorties plage et mer. Nous avons la chance d’avoir eu un super temps. Voici nos dernières photos.

Dani est en visite sur Port Vila. Dani, vous savez, l’oncle de Miguel, un super pote qui était au Vanuatu quand on est arrivé, Dani qui m’a hébergée à Noumea en attendant que Celyan sorte le bout de son nez. Avec lui, nous avons fait une escapade sur l’île de Moso avec le bateau de nos voisins 🙂

Voici deux vidéos des garçons :

Mais surtout pendant ces vacances Sylvain et moi nous sommes échappés 6 jours sans les enfants … Philippe, un bon ami, nous avait proposé de surveiller nos loulous aidés de nos 3 nounous et de la sienne, enfin celle qu’il avait quand ses enfants étaient là. Sa petite famille l’attend en France, ils devraient se rejoindre en juin. Les détails du voyage à 2 en Australie dans le prochain article !

Hadjime – matte

Échappons-nous de ce contexte international malheureusement bien triste et émouvant. Me revoilà pour vous narrer de nouveau notre petite vie dans le Pacifique Sud.  Les activités extra-scolaires de la rentrée ont démarré et c’est le judo qui est l’activité star ici, grâce à Reynald qui a un contact extra avec les jeunes. Pour Elven c’est sa 2e année et pour Soren c’est une découverte. La première année il s’agit beaucoup de motricité, de jeux variés, pour se familiariser avec l’environnement judo, les notions d’équilibre et de respect de l’autre. Lors du premier cours de Soren, Elven a été convié à y participer et il était très fier de tout montrer à son petit frère 🙂 Dès la 2e année, ils enfilent le kimono, apprennent les termes japonais dédiés à ce sport et commencent les contacts légers (se pousser, se faire basculer, …) Et franchement voir des petits loups de 4 ans en kimono c’est vraiment trop chou alors je n’ai pas résisté j’ai espionné avec mon appareil photo à travers une fenêtre cachée (d’où la pauvre qualité des photos). Mais vous êtes d’accord, non ? C’est trop mignon de les voir ainsi comme des mini-pros du judo 🙂

Juste avant les premières vacances de l’année, les instit’ de maternelle ont organisé une journée portes ouvertes pour présenter leur classe et organiser une vente de gâteaux au profit d’un nouveau revêtement de la cour de maternelle. On est loin du compte niveau budget mais il n’y a pas de petit profit 😉 La ,les petits avaient défilé dans toute l’école, déguisés et souriants. Sauf Soren qui souffrait d’une conjonctivite et quand il est passé devant ma salle de cours, il s’est précipité dans mes bras en pleurant. Du coup il n’a pas pu participer à la fête du lendemain. Il est resté à la maison. Mais on lui a ramené plein de gâteaux. N’empêche j’étais fière comme pas possible de voir mes 2 petits garçons défiler dans l’école.

Vous remarquerez qu’Elven est orienté Spiderman. C’est une vraie obsession. Il dort avec son costume sous son pyjama, prêt à se changer pour sauver des gens. Il grimpe aux murs, lance des toiles d’araignée, etc …

Et voilà le 2e acte de notre anniversaire de mariage. La 2e nuit au Havannah resort qui nous avait été soufflée par le cyclone Atu. Elle a eu lieu ce WE et sincèrement c’était un vrai bonheur. Voici quelques photos du lieu paradisiaque !

Une anecdote pour vous faire rire : Je couche les garçons et quelques minutes après j’entends un bruit dans le couloir. Et qui vois-je apparaître ? Soren qui rampait sur le sol avec un oreiller sur le dos et il me dit, très sérieux « je suis un escargot ». Comment ne pas éclater de rire !

Hadjime : En judo, c’est l’annonce qui fait débuter ou reprendre le combat.

Matte : Combat suspendu ou fini

Sori tumas long olgeta long Japan

Nous avons nous aussi suivi de près ce qui se passait au Japon. Dès 18:00 Sylvain retournait au boulot pour évaluer les risques locaux de tsunami. Il aura passé une nuit blanche avec ses collègues du VMGD (Vanuatu Meteorological Geohazards Department). Ils devaient émettre des pronostics de vagues à l’aide de modèles, répondre aux nombreux appels téléphoniques, s’assurer que les populations concernées étaient averties. Cela passait par des messages radio et télé. Au petit matin l’alerte tsunami a enfin été levée. Des vagues d’1m ou plus ont été relevées par les marégraphes pendant plusieurs heures mais sans provoquer de dégât. Sylvain est rentré à 6h lessivé. De mon côté j’étais scotchée devant la télé à me demander si j’allais vomir devant les images. Ces images étaient réellement choquantes et terrifiantes. C’était la réalité de mes pires peurs de tsunami du temps où notre maison était en bord de mer à Pango. Télé Vanuatu retransmettait la chaîne d’info australienne en continu. J’ai enfin réussi à me déconnecter vers minuit. Mais 1h30 le téléphone me réveille. Une australienne un peu speedée souhaite parler à Sylvain. Je lui transmets le numéro de portable. Impossible de retrouver le sommeil. Je me remets devant la télé. Après quelques minutes de news australiennes, télé Vanuatu reprend le contrôle de l’antenne pour un update de la situation locale. Et qui vois-je en direct dans le flash info aux côtés de la présentatrice ? Mr Sylvain Todman et le directeur du département : Salesa. Leur but était de persuader les gens de prendre cette menace au sérieux. Depuis que nous sommes ici nous avons vécu 4 alertes tsunamis mais aucune menace n’a été réelle. Cette alerte en pleine nuit obligeait des populations importantes à dormir dehors. Et dans certains endroits (sur l’île de Santo notamment) il pleuvait. Le département de Sylvain a travaillé de façon efficace pendant cette nuit-là.

Et au Japon la situation se détériore avec les menaces radioactives. Vous semblez vous inquiéter pour nous ici mais il semblerait que les États-Unis sont bien plus concernés que nous, les vents franchissant rarement l’équateur. Ces catastrophes sont d’une ampleur inimaginable. Les bilans sont loin d’être définitifs mais on devine bien qu’ils risquent d’être lourds. Sori tumas long olgeta long Japan = Vraiment désolés pour vous tous au Japon.

Vanuatu i tuff tumas !

Je vous partage de nouveau nos moments plage. Celle d’Honeymoon avec les copains, une plage dénudée d’arbres à cause du passage des cyclones. Où sont nos coins d’ombres qui nous protégeaient de ce méchant soleil ? :'( Un pote, Fred, a construit une pirogue avec un autre pote et il est venu de chez lui avec. Cela a bien amusé les petits. Même les Nivans la regardait avec envie « i tuff tumas » pour dire « ça déchire » ! L’atelier maquillage animé par Lionel a beaucoup marché aussi. Elven et Soren ne veulent plus sortir de l’eau. Un vrai bonheur de voir Elven se jeter dans les vagues !

ça m’a fait oublier ma première journée maman solo. Sylvain a décollé dimanche pour Wellington, Nouvelle Zélande. Et depuis comme d’habitude j’ai l’impression de cumuler les petits ennuis : Elven et sa gastro, Soren tombe de son lit la nuit, la batterie de la voiture tombe à plat, un voleur tente de pénétrer chez nous la nuit. Là j’entends ma famille sursauter (n’est-ce pas maman 😉 ) Pas d’inquiétude : Casper notre chien veille au grain, il l’a chassé fissa. Mais il n’empêche que ça m’a réveillé. C’est un peu le lot de beaucoup de maisons ici, maison de WhiteMan ou BlackMan peu importe. Elles sont souvent visitées pour récupérer du cash ou des objets de valeur à revendre. A côté de ça on laisse une multitude de choses dehors sans aucune crainte. Sylvain rentre dimanche et on a hâte.

Et comme souvent voici quelques photos / vidéos de ma troupe de garçons qui ne jurent que par leur maman !!

Vous avez peut-être aperçu les deux petites dents de Celyan sur les photos ? Dès que ce petit loup m’aperçoit il dit « Mama, Mama !! » Trop rigolo !

Celyan marche presque à 4 pattes. Il rampe pour l’instant. Mais il a déjà bien progressé depuis cette vidéo et tient la position 4 pattes plus longtemps.

Regardez ce bébé qui grogne … mais éclate de rire dès que son frère souffle dans son sifflet (j’ai appris qu’on appelait cela un sans-gêne !)

Elven m’a encore bien fait rire :

Elven : « Moi aussi quand je serai grand j’aurai les cheveux noirs comme toi maman »

Maman : « Tu as de très jolis cheveux blonds comme le soleil, comme papa quand il était petit »

Elven « Mais c’est quand que les cheveux de papa vont pousser ? »

Maman : « Euh … Va demander à papa »

Un midi alors que j’allais chercher les garçons à l’école, Soren me fait une crise. Il s’assoit par terre, bras croisés « Non, encore l’école ! » J’essaie de discuter avec lui pour le faire céder mais quand mes élèves de 5e ont compris qu’il voulait rester à l’école parce qu’il aimait ça, j’ai vu une lueur d’incompréhension et d’étonnement dans leurs yeux. ça m’a bien fait rire.

Je voulais aussi vous montrer deux particularités:

– Un camion de pompier. Il n’y en a que deux à Port-Vila.

– Et une Twingo (la seule) dans les rues de la capitale.

Havannah s’envole avec Atu

Notre 5e anniversaire de mariage était le vendredi 18 février, la veille d’un WE de 3 jours … Puisque que nous sommes tout près de lieux paradisiaques, puisque nos nuits sont loin de l’être avec un bébé qui se réveille trop souvent et trop longtemps … L’idée évidente nous est venue de se dire : Et si notre cadeau c’était une nuit dans un hôtel paradisiaque ? Nous voilà en train de lorgner sur le Havannah resort à 30 minutes de Port Vila. Puis tant qu’à faire un break, autant en sentir les effets au maximum. Allez, on réserve deux nuits, pour bien en profiter 🙂 Les nounous pourront s’occuper des petits loups pendant ces 48h. Deux conditions pour partir : ils ne doivent pas être malades et il ne doit pas y avoir d’alerte cyclonique. Toute la semaine précédent ce WE, Celyan a été fiévreux et le médecin nous a dit ‘virus, il faut attendre’. Jeudi matin, ouf ! la fièvre tombe. Vendredi soir le cœur léger nous partons vers notre resort le Havannah. Ce fameux hôtel interdit aux enfants de moins de 16 ans que je décriais il y a un an (voir ici). Me voici corrompue et contaminée, j’ai osé profiter de ce lieu alors que je fustigeais ce projet il y a peu … Peut-être étais-je trop radicale dans mes propos ? Peut-être avions-nous tout simplement besoin à tout prix de ce séjour  aussi court fût-il ? En tout cas, ce lieu est un pur délice. Il se situe sur un site magnifique : la pointe de Samoa, une pointe de sable exceptionnelle. Il y a une vue sur différentes îles :  Lelepa, Moso et la Nguna. Le restaurant se situe sous un gigantesque faré charmant et propose une cuisine divine. Tout le mobilier est classe et agréable. On rêve de se vautrer dans chaque fauteuil, dans chaque transat. La déco est très relaxante … Chaque chambre se situe dans un bungalow indépendant. Il y a des petites piscines privées pour certains bungalows et d’autres bungalows donnent directement dans la grande piscine avec un accès en plage artificiel incroyable. La piscine d’eau salée est délicieuse avec bien sûr une très belle vue sur la mer. Je vous mets quelques photos prises sur leur site :

On a profité du lieu au maximum. Vendredi soir on a bu du vin dans les piscines (celle de notre chambre et la grande de l’hôtel) jusque tard dans la nuit sans se soucier du lendemain 🙂 Après le petit-déjeuner on a fait une méga sieste ! Que de choses impossibles chez nous. L’idée de faire ce qu’on veut quand on veut était un luxe en soi et on en a bien profité. On se sentait relaxés, détendus, zen … On planifiait notre après-midi : snorkeling, massage, escapade en bateau sur île voisine, sieste encore ? On se régalait de se dire qu’une autre nuit calme nous attendait .. On arrive au restaurant pour déjeuner et en passant devant la réception on aperçoit une feuille sur laquelle il y a les détails d’un cyclone. Une alerte cyclonique sur Efaté !!!! C’est vraiment pas de bol ! On se renseigne un peu plus. Sylvain appelle ses collègues, on regarde sur internet … Oui l’alerte est réelle. Le propriétaire de l’hôtel nous permet de revenir profiter de cette deuxième nuit à une autre date. Cela nous permet de partir le cœur un peu moins lourd. Et voilà, le samedi après-midi, on rentre sur Vila où ça souffle déjà fort. On surveille l’évolution d’Atu le cyclone qu’on hait déjà. Dimanche matin on pose les panneaux anti-cyclone sur les fenêtres. Il passera lundi matin vers 5h. Je l’ai trouvé un peu plus fort que Vania mais tout le monde n’est pas de notre avis. Encore une fois l’œil n’était pas juste au dessus de nous mais à 130 km de là. Il a fait peu de dégâts. Vania avait déjà nettoyé le plus gros. Nous sommes restés enfermés presque 3 jours : samedi après-midi, dimanche et lundi (jour férié). Mardi le temps était revenu à la normale permettant le retour à l’école et au travail :'( Vraiment ce cyclone aurait pu choisir un autre moment. En pleine semaine par exemple, histoire de rater quelques jours de travail, mais non à la place, il a ruiné notre WE de 3 jours. Je n’ai entendu parler d’aucun dégât particulier. On pensait que l’île de Tanna allait se trouver sur la trajectoire de ce cyclone, une nouvelle fois ! Mais non, il a heureusement dévié et Tanna a été touché au même titre que nous. La situation y était difficile. Le bateau de ravitaillement a été retardé en raison du cyclone, alors que la population là-bas commence à avoir vraiment faim. Ils ont planté de nouvelles cultures et d’ici 3 mois ils devraient pouvoir en consommer une partie. En attendant, de nombreuses actions se succèdent pour récolter des fonds et leur envoyer des vivres.

Cela parait bien égoïste et bien futile de parler de resort et de luxe à la suite d’un tel épisode. Et pourtant c’est le paradoxe perpétuel ici. Les richesses côtoient au quotidien d’autres situations difficiles.

Pour notre prochain séjour au Havannah resort je pense prendre mon appareil photo pour partager avec vous les beautés de cet endroit. Je peux vous dire que nous avons très hâte ! A suivre 😉

Retour à l’école

Une nouvelle rentrée pour nous au Vanuatu. Cette année Elven entre en moyenne section, Soren en petite section et moi-même je continue : prof de math et de sciences physiques en 5e, 4e, 3e et secondes. Le jour de la rentrée, personne n’a pleuré, on a attaqué avec le sourire !

Elven n’était pas dépaysé, il savait où se trouvait sa classe, il connaissait sa maîtresse, Valérie qui a un fils Léo de presque 4 ans qui est dans sa classe. Il y a aussi Neya, Tom, Tialé pour ceux qui connaissent 😉 Le premier jour il était ravi de retourner à l’école. Mais ça n’a malheureusement pas duré. De nouveau chaque matin on entend « non, pas l’école, je veux rester à la maison » Déjà !! On n’a pas fini de discuter sur ce sujet avec lui ! Pour l’instant la résistance est assez légère. Et au moins les deux petits loups sont déjà largement levés au moment de partir à l’école. Soren avait super hâte de commencer. Il est parmi les plus jeunes. Soren aura 3 ans le 17 avril et les inscriptions pour la petite section s’arrêtent pour les enfants nés après le 31 Mai. C’est comme s’il était né un 17 novembre en France. Sa maîtresse, Hélène, en plus d’être une très bonne copine est vraiment géniale pour les petits et je sais qu’il va s’éclater dans cette classe. Il retrouve Titouan le petit voisin avec lui. Il va à l’école en courant. C’est vraiment génial. Car oui on profite toujours du luxe d’habiter en face de l’école ce qui veut dire qu’on marche tranquillement pour s’y rendre. Le souci est la circulation assez importante et le manque de trottoir mais au final ça se fait bien. Elven challenge son frère sans arrêt pour faire la course et Soren râle parce qu’il ne gagne jamais. Pour l’instant les 18 mois de différence sont toujours visibles … Celyan profite du calme de la maison tous les matins ! Oui changement d’horaires cette année. Tous les matins, même le mercredi, les garçons sont à l’école de 7h30 à 11h30. Le lundi et le jeudi uniquement, de 13h à 15h. Ensuite il y a les activités : judo et musique. On a un gros souci avec la cour d’école qui ne compte plus beaucoup de bruns d’herbe. Du coup à la moindre pluie nos enfants s’amusent dans un champ de boue avec la conséquence horripilante des vêtements ravagés de traces marrons très difficiles à nettoyer. Les parents et les instit’ râlent déjà en début d’année ! De mon côté je totalise 17h cette année et 3 nounous (6h par jour chacune) pour m’aider au quotidien en plus de mon mari débordé de travail. Les nounous m’aident pour le ménage, la cuisine, les enfants et aller au marché de fruits et légumes. Les mamans de 3 enfants en France, comment faîtes-vous pour travailler à temps complet sans toute cette aide ?

La fin des vacances fût bien calme. Après le départ de Titi et Jérôme je me suis mise à mes préparations de cours pendant que la nounou se baladait avec les grands et une autre nounou chouchoutait Celyan à la maison. Le WE nous avons fait quelques sorties plages. D’abord sur l’îlot d’Erakor :

Puis dans la baie d’Erakor avec des amis. Elven est devenu très très à l’aise dans l’eau. Pendant les siestes de Soren je vais parfois nager juste avec lui à la piscine. Il s’est débarrassé du tuba et a appris à retenir sa respiration. Il passe tout son temps sous l’eau maintenant et enchaine galipettes en tout sens, plongées pour ramasser des objets au fond, sauts du bord, et quelques brasses maladroites mais qui le font quand même avancer. Soren se balade avec aisance dans l’eau avec sa petite planche. Il envie son frère … Peut-être passera-t-il le cap ? Celyan lui aussi adore l’eau. Il aime être dehors et il aime être dans l’eau. Cette fois-là avec des conditions idéales : un soleil pas trop fort, une mer très chaude, des vagues calmes, il a profité de la baignade pendant presque une heure.

Et voici un mois de photos de mes 4 hommes :

Les garçons sont toujours autant attirés par les instruments de musique :

Et Celyan est tout proche de marcher à 4 pattes :

Depuis le cyclone Vania, nous avons subi une autre alerte cyclonique : Yasi est passé tout près de nous avant de percuter violemment l’Australie où les dégâts y ont été importants mais relativement maîtrisés par l’efficacité australienne.

Par contre les conséquences du cyclone Vania sur l’île de Tanna au Vanuatu ne sont pas qu’au niveau des constructions. Les cultures venaient d’être plantées et tout a été ravagé. Ils savent déjà qu’ils vont largement manquer de nourriture pour les mois à venir.

Dans l’article précédent je saluais l’efficacité de la ville pour couper et ramasser le bois après la tempête. Mais au final j’ai appris depuis que ceci est largement motivé par un besoin très simple : récolter du bois pour le feu. Les ni-Vanuatu qui habitent dans des maisons de tôles et qui ont une cuisine commune avec le reste du village cuisent leur repas au feu de bois et chauffent l’eau de la même façon. Ce bois est donc rapidement ramassé car fort utile pour tous.

Une chose est sure : la saison des cyclones n’est pas terminée et ils ont l’air bien actifs cette année !

Vania pas ultra

Ce cyclone est passé nous faire une petite visite. Une chose que j’ai apprise lors de ce premier cyclone (Sylvain a connu le cyclone Ivy en 2004 qui avait parcouru toute l’archipel du Vanuatu du nord au sud et avait provoqué beaucoup de dégâts) : l’évolution du temps est imprévisible ! Il n’en fait qu’à sa tête ! Il forcit ou faiblit, stagne ou bouge, horizontalement ou verticalement c’est le mystère ! A Port Vila, on a eu de la chance nous l’avons subit partiellement. On nous l’a annoncé lundi soir il est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi. Nous étions prêts : Panneaux anti-cyclone posés aux fenêtres, divers objets habituellement dehors rentrés, réservoirs des véhicules pleins, eau et nourriture dans les placards, piles et bougies stockées. Finalement l’électricité à été coupée une heure ou deux dans la nuit et on n’ pas vraiment été coincés chez nous. J’avoue avoir peu dormi dans la nuit : je cogitais sur « j’espère que ça ira bien pour tout le monde » en pensant particulièrement à nos nounous qui n’ont pas la chance d’avoir nos maisons en béton. C’est plutôt la version paille des 3 petits cochons ou même la version tôles. Il y avait peu de pluie finalement et heureusement. Les filles nous ont dit ne pas avoir de dégâts dans leur maison, je trouve ça incroyable malgré tout ! Et impossible de leur dire de venir dormir chez nous, elles préfèrent surveiller leurs habitations. Dès le lendemain midi j’ai fait un tour dans Vila pour constater appareil à l’appui les dégâts dans la ville. Ils sont principalement végétaux. Et la plupart ont été nettoyés très rapidement. Je dois souligner l’efficacité extrême de la municipalité et des différents habitants pour ce nettoyage express. L’œil du cyclone Vania est resté positionné 2 jours sur les iles de Tanna et Erromango. Sylvain, Titi, Jérôme et Soren en avaient subis les prémices il y a peu. Depuis les pluies et le vent n’avaient pas cessé. Ce cyclone a ravagé l’antenne de communication TVL rendant difficile les contacts avec les habitants. La tempête étant passée, on a pu en savoir plus :  toutes les maisons non cimentées ont été détruites, les jardins (source presque unique d’alimentation) sont ravagés et l’eau potable difficile à trouver, les routes sont en sale état. Les organisations sont déjà à l’œuvre pour leur faire parvenir des vivres.  Il leur faudra du temps (et de l’argent !) pour reconstruire tout ça. Ce cyclone poursuit sa route vers la Nouvelle Calédonie, la partie sud. J’espère qu’il y fera le moins de dégâts possible.

Je vous joins quelques photos que j’ai prises moi-même ou empruntées à des amis !

Aujourd’hui on retrouve un temps de saison, j’ai l’impression de vivre dans un sèche-linge ! Vous savez quand il a fini son cycle et que vous ouvrez la porte et vous êtes envahis par cet air bien chaud et humide … Vive les ventilateurs ! Mais je préfère toujours ça plutôt que de vivre dans un congélateur 😉